Apprenti épouvanteur (l’) (série) / Joseph Delaney

Sorcières, gobelins et autres créatures malveillantes n’aiment rien tant que tourmenter les habitants du Comté. Heureusement, la population de Chipenden peut compter sur son Épouvanteur pour les protéger, même si le mystère qui entoure cette profession a tendance à effrayer – ce qui explique que le jeune Tom Ward soit un peu réticent à l’idée d’être placé en apprentissage auprès de lui.

Couveture du tome 1 de l'épouvanteur

Fiche technique

  • Titre de la série : L’apprenti Épouvanteur
  • Titre US de la série : The last apprentice
  • Titre original (UK) de la série (2 cycles) :
    • The Wardstone Chronicles (1-13)
    • The Starblade Chronicles (14-16 )
  • Auteur : Joseph Delaney
  • Titre des tomes du cycle 1 / titre original des tomes :
    • L’apprenti épouvanteur / The Spook’s apprentice
    • La malédiction de l’épouvanteur / The Spook’s curse
    • Le secret de l’épouvanteur / The Spook’s secret
    • Le combat de l’épouvanteur / The Spook’s battle
    • L’erreur de l’épouvanteur / The Spook’s mistake
    • Le sacrifice de l’épouvanteur / The Spook’s sacrifice
    • Le cauchemar de l’épouvanteur / The Spook’s nightmare
    • Le destin de l’épouvanteur / The Spook’s destiny
    • Grimalkin et l’épouvanteur / Spook’s : I am Grimalkin
    • Le sang de l’épouvanteur / The Spook’s blood
    • L’épouvanteur : le pacte de Sliter / Spook’s : Slither’s tale
    • Alice et l’épouvanteur / Spook’s : Alice
    • La revanche de l’épouvanteur / The Spook’s revenge / The Spook’s revenge
  • Titre des tomes du cycle 2 / titre original des tomes :
    • Thomas Ward l’Epouvanteur / Spook’s : A new darkness
    • Non traduit / Spook’s : The dark army
    • Non traduit / Spook’s : The last assassin
  • Titres de tomes hors-série / titres originaux
    • Le bestiaire de l’épouvanteur / The Spook’s bestiary
    • Les sorcières et l’épouvanteur / The Spook’s stories : Witches
  • Genre : Fantasy
  • Nombre de tomes dans la série : 14 (+2 non traduits)
  • Niveau : Lecteur moyen

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédient ?

– Les créatures du folklore anglo-saxon principalement et du reste du monde également

– Plusieurs croyances populaires ayant trait au paranormal

– Une version alternative de notre univers

A quoi s’attendre

Premier cycle

L’histoire débute le jour où le jeune Tom Ward est placé en apprentissage auprès d’un étrange personnage : l’Épouvanteur. Le Comté, pays où Tom vit, est peuplé de créatures malfaisantes (gobelins, sorcières, etc) que l’on réunit sous le nom commun de l’Obscur. Les Épouvanteurs sont des hommes possédant « le don » : septièmes fils d’un septième fils, ils possèdent dès la naissance la capacité de voir les créatures et maléfices de l’Obscur, alors que les gens « normaux » en sont incapables ; mieux, ils y sont résistants dans une certaine mesure. Ils sont donc chargés de combattre l’Obscur et ainsi de permettre au Comté de rester en paix. Mais par leurs pouvoirs et leur métier, les Epouvanteurs effraient la population. C’est donc avec une certaine inquiétude que Tom suit John Gregory chez lui afin d’apprendre ce métier mystérieux.

Au fil des ans, Tom va apprendre les ficelles de son métier, se découvrira de nouvelles capacités, et apprendra par la pratique que combattre l’Obscur peut se faire de plusieurs manières, et que tout n’est pas toujours aussi noir et blanc qu’on l’aimerait.

Deuxième cycle !! Spoilers !!

A la suite de la mort de son maître dans le combat, Tom Ward a repris la charge d’Épouvanteur et protège le Comté des menaces de l’Obscur. Or, voilà trois mois que des jeunes filles meurent mystérieusement, et le jeune homme se lance dans l’enquête, accompagné un peu malgré lui de la jeune Jenny, qui a décidé rien moins que de devenir l’apprentie de Tom !

Là-dessus, Grimalkin, la sorcière tueuse, revient de son expédition en pays Kobalos, dans le Nord, et les nouvelles sont loin d’être bonnes.

A côté des romans

Le film Septième fils a été « inspiré » de l’apprenti Épouvanteur, mais encore faut-il le dire vite. Il y a tellement peu d’éléments du récit original qui arrivent à passer la barre des dix minutes de film que l’on peut douter que le scénariste ait fait plus que lire en diagonale un résumé des trois premiers tomes.

Avis de la Rédac’

Mikaua – Encore une série qui, comme l’assassin royal, voit ses différents cycles passer à la trappe lors de la traduction ; un point de détail peut-être, mais qui empêche le lecteur francophone de voir le découpage choisi par l’auteur. Outre cela, l’apprenti Épouvanteur est une excellente série. L’intrigue est bien tournée, même si à titre personnel j’aurais préféré voir la bataille finale du tome treize tournée autrement, et les personnages sont sympathiques. Mais la plus grande force de ces romans, c’est leur sobriété: le style est concis, sans longues descriptions ni vocabulaire hautement recherché, et loin de rendre le roman pauvre et simplet, cela le rend plus efficace, et en prime cela permet à un large public de pouvoir l’apprécier, du bon lecteur à celui qui n’ouvrait qu’occasionnellement un bouquin. Et pour ne rien gâcher, les petites illustrations en ombres chinoises qui décorent chaque début de chapitre sont très jolies, toujours dans la sobriété. A lire absolument !

Xefed : Dire que j’ai croché à cette série est un euphémisme ! J’ai dévoré les tomes aussi rapidement que les volumes d’Harry Potter ou A comme association et j’en redemande. Ça se lit vite, ça se lit bien et c’est très bien rythmé. J’apprécie également le changement de point de vue proposé par l’auteur quand il décide de présenter un livre entier sous l’angle d’un certain personnage, comme Alice ou Grimalkin. J’aime bien aussi le point de vue du Kobalos, même si je n’avais alors aucune idée d’où voulait nous emmener l’auteur. Cette idée – qui me faisais un peu penser à la manière de passer d’un héros à l’autre dans A comme association – permet d’étoffer l’univers présenté par l’auteur sans trop en dévoiler, car on reste cantonné à la vision du monde du personnage. Au final, j’ai vraiment aimé cette série, même si – comme Mikaua – j’aurais vu un combat final au volume 13 très différent.

Keul : Ce que j’ai vraiment apprécié dans cette série, c’est sont traitement du bien et du mal et le combat qui les oppose. Placé au centre du récit, ce combat est tout d’abord très manichéen, et parfaitement traité par la vision du monde de Tom. Par la suite – et alors qui son apprentissage lui fait découvrir le monde et les créatures qui le peuplent – Tom finira par réviser son jugement et voir le monde en nuances de gris, tolérant même l’emploi de la magie pourtant haïe par son maître. Cette évolution se reflète parfaitement dans le récit et est traitée avec brio par l’auteur. On en vient facilement à oublier qu’il s’agit de littérature jeunesse tant le récit est prenant et dynamique. Un incontournable du genre à mettre entre toutes les mains, et particulièrement ceux de jeunes lecteurs désireux de frissonner devant une histoire pas comme les autres.

Sources

– Les livres de la série
Le site officiel anglophone de la série

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1 Réponse

  1. 14 avril 2018

    […] devrait être de qualité. Surtout si, en plus, il proclame être inspiré de la série de livres « L’épouvanteur », de Joseph Delaney, qui est un petit bijou de la littérature […]

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