Astérix et Cléopâtre

Adaptation de la bande dessinées franco-belge éponyme, Astérix et Cléopâtre est un film d’animation de René Goscinny et Albert Uderzo sorti en 1968. On y suit les aventures d’Astérix, Obélix et Panoramix venus aider un architecte égyptien à remporter un pari contre les romains en leur construisant en palais en trois mois seulement.

Informations techniques

La jaquette du film

  • Titre : Astérix et Cléopâtre
  • Date de sortie : 19 décembre 1968
  • Producteur : Belvision, Dargaud Films, Edifilm
  • Scénariste : Jos Marissen, Eddie Lateste
  • Réalisateur : René Goscinny, Albert Uderzo
  • Musiques : Gérard Calvi
  • Studio d’animation :
  • Licence : d’après la bande dessinée de Goscinny et Uderzo
  • Genre : Animation, Aventure
  • Origine : Belgique, France
  • Durée : 72 minutes
  • Âge : tout âge

L’histoire en quelques mots

Lors de l’une de ses rencontres avec Cléopâtre, Jules César la nargue en lui affirmant que les Romains sont de meilleurs architectes que les Égyptiens. Ayant construit des palais, des temples et des forums magnifiques, les Romains sont à la pointe du progrès, alors que les Égyptiens n’ont rien construit depuis les pyramides. Vexée, Cléopâtre charge alors Numérobis – son architecte « le plus doué » – de bâtir un palais magnifique pour César dans un délais de trois mois. Incapable de refuser sans finir dans l’estomac des crocodiles sacrés, Numérobis se voit contraint de demander l’aide de son vieil ami Panoramix et de sa potion magique, afin de respecter les délais imposé. Accompagné d’Astérix et Obélix, Panoramix part pour l’Égypte, où il se frottera aux manigances d’un autre architecte, jaloux du privilèges de Numérobis, et aux Romains bien décidés à empêcher les Égyptiens de remporter ce pari.

La convocation de l’architecte

Musiques entêtantes et traditions de Noël

Bien que sorti en 1968, le film est relativement bien connu du grand public. La raison principale est que le film est diffusé pratiquement chaque année durant les fêtes de Noël. L’autre raison en est certainement les chansons que proposent le film et qui sont passées – au fil des années – dans le patrimoine musical français. On citera par exemple « Le bain de Cléopâtre », « Quand l’appétit va, tout va » et le fameux « Le pudding à l’arsenic »

Un travail colossal pour l’époque

Si Astérix et Cléopâtre a connu un tel succès, c’est également grâce au travail fourni par l’équipe de dessinateurs. La création du film a réuni 150 personnes, qui ont travaillé ensemble durant huit mois, pour fournir les 50’000 dessins et 300 décors nécessaire à la finalisation de l’œuvre.

Une belle mise en scène comme ici avec le chantier biscornu de la pyramide

Quelques différences avec la bande dessinée

La jaquette de la bande dessinée

Bien que très proche de l’œuvre originale, les puristes auront certainement remarqué quelques différences avec l’adaptation. On peut citer – entre autres – le fait que les pirates ne sont autres que Barbe-Rouge et sa bande, que Numérobis n’a pas de scribe dans le film alors qu’il en a un dans la BD. Mais dans l’ensemble, l’adaptation reste très fidèle à la bande-dessinée, ce qui a sans aucun doute participé à son succès. A noter que l’adaptation en film de 2002 par Alain Chabat (Astérix : Mission Cléopâtre), est bien moins proche de l’album original mais a repris certaines mises en scène directement du dessin animé – notamment la scène où Cléopâtre prend Jules César en flagrant délit de destruction de palais.

Avis de la rédac’

Keul : Astérix et Cléopâtre est sans aucun doute l’une de mes adaptations préférées de cette bande-dessinée. Bien que très ancien, le film a bien vieilli et les blagues et autres traits d’humour sont toujours aussi efficaces. Les chansons sont devenues cultissimes et restent dans la tête avec une efficacité redoutable. L’histoire respecte l’œuvre originale tout en ayant réussi à transcrire l’humour au-delà des cases dont elle s’inspire. Un incontournable du genre, à voir et revoir sans modération.

Xefed : Sans ce classique, ce n’est pas Noël, tout comme ce n’est pas nouvel-an si on ne voit pas la « Grande Vadrouille » avec De Funès. Humour intemporel – un de mes gag préféré restera le petit cours d’égyptien pour faire comprendre à tous les spectateurs que le film a heureusement été « traduit » en français. Après plus de 30 Noëls à mon actif, c’est l’un des films que je dois avoir vu le plus de fois durant le mois de décembre. Mais je ne m’en lasse pas.

Mikaua : « Astérix et Cléopâtre » est premier ex-aequo avec « Astérix chez les Bretons » de mes adaptations préférées en dessin animé du Gaulois le plus célèbre de tous les temps – je les avais même en cassette, c’est dire ! Entre les dessins qui donnaient l’impression de voir en mouvement les cases de l’album originel et ces chansons simples et entraînantes, pas étonnant qu’il soit devenu un classique incontournable des fêtes : il ne vieillit tout simplement pas ! Et l’humour y est largement mieux dosé que dans la version film de Chabat. Vivement le 24, tiens, qu’on puisse revoir Cléopâtre sortir de son palais en courant sans prendre le temps de se changer.

Sources des images

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