Château des animaux (le) (série)

Dans le château des animaux, les hommes sont partis, laissant poules, chèvres, ânes, lapins et tous les autres livrés à eux-mêmes. Face à un taureau président tyrannique, il va falloir choisir : se soumettre éternellement, ou entrer en résistance…

Comme un petit air de tribunal, non ? - Tome 1 du château des animaux

Couverture du tome 1

Fiche technique

  • Titre de série : Le château des animaux
  • Auteurs : Xavier Dorison (scénario), Félix Delep (dessin)
  • Type : Franco-belge
  • Origine : France
  • Editeur: Casterman
  • Genre : Aventure, Animaux, Critique sociale, Fable
  • Sens de lecture : Européen
  • Année : 2019-
  • Nombre de tomes : 1 (3 autres à paraître selon le 4e de couverture)
  • Statut : En cours
  • Niveau : Lecteur moyen

A quoi s’attendre ?

« Il y a bien longtemps, les hommes avait construit un château qu’ils avaient transformé en ferme. On ne sait plus trop pourquoi, mais ils en étaient partis. »

Les humains partis, les animaux, heureux d’être libres, se sont organisés en une République. Mais avec le temps qui passe, leur « président », le taureau Silvio, se fait de plus en plus tyrannique. Les animaux s’épuisent au travail chaque jour pour un salaire de plus en plus maigre, alors que la milice des chiens du président veille à ce que chacun reste à sa place, à coup de crocs s’il le faut. Bien sûr, pas question de restrictions pour ceux qui protègent la République des attaques des loups venant l’extérieur…

Face à la tyrannie et à la terreur, une résistance pourrait bien naître dans le château des animaux.

Avis de la rédac’

Mikaua : Le château des animaux est une fable, mais certes pas sa version pour enfants : la présidence du taureau est placée sous le signe de la tyrannie et de la terreur, et on annonce la couleur dès la seconde page. Toutefois, la violence occupe sa juste place dans le récit, sans excès ; pour cela, je salue tant le scénariste que le dessinateur : il est dernièrement difficile de trouver des oeuvres qui ont réussi à si bien doser, et ici c’est fait avec maestria. Les protagonistes sont très attachants, d’autant plus qu’on les voit également dans les aspects de leur vie quotidienne. Du côté du dessin, on a des animaux rendus avec un grand soin du détail, mais avec des têtes – et parfois des attitudes – très expressives, sans qu’on en arrive toutefois à de l’anthropomorphisme – comme dans Jack Wolfgang ou Zootopie. Une nouvelle fois, c’est bien dosé et c’est du coup un plaisir à l’oeil. Les décors sont également de toute beauté, et même le choix des couleurs contribue à l’ambiance de cette fable aux débuts oppressants. Le titre « Le château des animaux » est un clair rappel à l’oeuvre de Georges Orwell « La ferme des animaux », lien confirmé par le préambule du scénariste qui précise que sa fable se veut un hommage à tous ceux qui ont su montrer sans haine un chemin vers un monde meilleur. Pour tout cela, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce premier tome, en attendant la sortie de la suite !

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