Child of Light

Mon enfant, viens te glisser sous les draps. Je vais te conter une histoire.
Celle de l’ancien royaume de Lemuria. Et d’une fillette née pour la gloire.

Voici ce qu’on obtient lorsqu’on laisse (enfin) Ubisoft Montréal se lâcher : Child of Light, un jeu qui pourrait tout aussi bien être un conte de fées, qui nous emmène dans un univers onirique soutenu de magnifiques décors et de musiques parfaitement raccord.

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Informations techniques

  • Nom: Child of Light
  • Éditeur : Ubisoft
  • Développeur : Ubisoft Montréal
  • Consoles : PS3, PS4, PSVita, WiiU, Xbox 360, Xbox One, PC
  • Date de sortie : Avril-Juillet 2014
  • Genre : RPG, Plate-formes
  • Mode de jeu : Un ou deux joueurs
  • Musique : Coeur de pirate
  • Classification : +12

L’univers et histoire

Autriche, XIXème siècle. Le duc s’est remarié après avoir longtemps élevé seul sa fille chérie Aurora. Au soir du Vendredi Saint de 1895, alors que son père et sa belle-mère sont au théâtre, la demoiselle monte se coucher. Hélas, au cours de la nuit, le feu s’éteint, et la jeune fille est retrouvée morte de froid à l’aube. Alors que son père, éperdu de chagrin, porte son deuil, Aurora se réveille en un lieu étrange : Lemuria. La jeune fille, cherchant à rentrer chez elle, découvre que le soleil, la lune, et les étoiles de ce royaume ont été volés par la Reine Noire, un être cruel qui règne en ces lieux et seule possèderait le moyen pour Aurora de retrouver son monde et de revoir son père. La jeune fille, aidée d’un feu-follet nommé Igniculus, se lancera donc à la recherche des astres volés, dans l’espoir de rentrer chez elle auprès de ceux qu’elle aime.

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Le premier village que visite Aurora a un petit problème d’oiseaux.

Child of Light se déroule dans le royaume de Lemuria, avec quelques petits aperçus de ce qui se passe pendant ce temps en Autriche disséminés ici et là au cours du jeu. Une chose à noter est que tous les dialogues du jeu et les parties contées de la narration sont en vers ! On peut saluer le travail des scénaristes, qui ont vraiment fait un magnifique boulot, allant même jusqu’à insérer ici et là des personnages qui se trompent systématiquement de rime et qui se font reprendre par leurs camarades.

Petite précision linguistique, Lemuria emprunte son nom (anglophone) à un hypothétique continent qui aurait relié les deux côtés de l’Océan Indien avant de se faire engloutir – depuis on a découvert la dérive des continents et cette hypothèse a été abandonnée.

Système de jeu

Child of Light est charmant hybride entre un jeu de plate-forme en deux dimensions et un RPG. L’essentiel du jeu consiste, en contrôlant Aurora, à explorer les différents « niveaux » que constituent les diverses régions de Lemuria. Avec le stick droit, ou avec une seconde manette si vous jouez à deux, vous dirigez Igniculus, qui peut aller activer certains mécanismes hors de portée ou collecter des orbes lumineux qui pourront faire remonter vos points de vie et de magie. Pour compliquer la tâche, des ennemis se dresseront pour barrer la route de la petite demoiselle, avec des boss bien plus costauds à chaque point important du scénario. De nombreuses plate-formes et chemins cachés peuvent se révéler à l’explorateur curieux, qui se voit récompensé de ses efforts par des coffres ou des herbes lumineuses. Des quêtes secondaires données par les habitants de Lemuria demanderont d’aller et venir entre les différentes zones, mais donneront également de bonnes récompenses.

L'exploration mêle l'extérieur et des "donjons", comme par exemple cette grotte.

L’exploration mêle l’extérieur et des « donjons », comme par exemple cette grotte.

Toucher un ennemi fera basculer le jeu dans un combat au tour par tour selon le système Active Time Battle, grand classique des RPG. Deux personnages peuvent combattre en même temps, et en face jusqu’à trois ennemis peuvent entrer en lice en même temps. La barre d’action (ou jauge ATB), située en bas de l’écran, est séparée en deux : d’abord, une longue barre d’attente, tant que l’icône du personnage progresse dans cette partie de la barre, il attend son tour d’agir ; ensuite, une courte barre d’activation indique le temps nécessaire au personnage pour lancer l’action désirée. Si le personnage subit une attaque pendant qu’il est dans la barre d’activation, l’action est annulée et il repart en arrière, sur la barre d’attente. Il est possible d’accélérer la vitesse d’un personnage par une capacité ou un sort, ou de la ralentir par un sort, une compétence ou en l’aveuglant avec la lumière d’Igniculus.

L'écran de combat, avec en bas la fameuse barre d'action.

L’écran de combat, avec en bas la fameuse barre d’action.

Au cours de ses aventures, Aurora rassemblera autour d’elle, en plus d’Igniculus, une petite équipe d’amis qui viendront lui prêter main-forte dans son aventure, tous ayant une « classe » particulière. Au fil des niveaux gagnés, les personnages gagneront des points de vie, des points de magie, des points de caractéristiques (force, magie, etc) et pourront améliorer leurs compétences. La progression de ces compétences se fait en dépensant des points – gagnés en montant de niveau – dans une sorte d’arborescence qui rappelle beaucoup le sphérier de FFX ou le cristarium de FFXIII, mais qui n’aurait que deux chemins possibles et tous deux en lignes droites.

Enfin, les seuls équipement du jeu sont les oculi, des fragments plus ou moins gros de cristaux qui peuvent donner différents effets selon qu’on les équipe en attaque, en défense ou en soutien ; on ne peut équiper qu’un seul oculus par position et par personnage, donc chacun aura au maximum trois oculi équipés sur lui. Vous pourrez faire fusionner vos oculi pour en obtenir des plus gros ou des différents. Les oculi fonctionnent sur le même principe que le cercle chromatique lumineux : de base, vous aurez le rouge (rubis), le bleu (saphir) et le vert (émeraude). Fusionnez trois émeraudes et vous en obtiendrez une plus grosse ; fusionnez un rubis et un saphir pour obtenir une améthyste (violette). En tout, il y a huit couleurs d’oculi différentes.

L'écran d'équipement des Oculi (image Gameradar)

L’écran d’équipement des Oculi (image Gameradar)

Graphismes et musiques

Niveau graphisme, Child of Light nous offre des décors de toute beauté qui donnent l’impression d’être peints à l’aquarelle. Ici, pas de cinématiques, mais des parties contées qui sont illustrées à chaque fois par différents vitraux, comme les illustrations d’un livre de contes de fées. Les dialogues se font un peu à la manière des Fire Emblem, avec les personnages impliqués présentés en avant comme sur une scène de théâtre, avec le texte en dessous. Lors de la présentation du jeu en 2013, il fut précisé que les graphismes s’inspiraient des Studios Ghibli, ainsi que du travail de Yoshitaka Amano (illustrateur des Final Fantasy). Niveaux jeux, les inspirations viennent de Vagrant Story et Final Fantasy VIII. Pour l’inspiration des costumes et donner de la théâtralité à certaines scènes, Ubisoft Montréal n’a pas eu à aller chercher bien loin : les créateurs ont collaboré avec le célèbre Cirque du Soleil, qui est justement canadien.

Les jeux de lumière viennent soutenir la narration, ici pour souligner le désespoir d'Aurora.

Les jeux de lumière viennent soutenir la narration et sont un enchantement pour l’oeil.

Côté musique, les développeurs ont encore une fois pioché à l’intérieur de leurs frontières : c’est la chanteuse Coeur de Pirate qui a tout composé. Un choix judicieux, car les musiques sont très belles, accompagnant les phases d’exploration comme de combat avec juste la bonne ambiance.

Avis de la Rédac’

Mikaua : Une fois encore, merci à Reven Niaga pour m’avoir fait découvrir cette perle ! Child of Light est véritablement un conte à jouer : rien que l’intro plonge tout de suite dans l’ambiance et donne envie de se blottir sous une couverture avec un chocolat chaud. Les personnages sont sympathiques, même si les personnages secondaires sont un peu pâlots à côté d’Aurora, mais une fois encore c’est plutôt raccord avec l’univers des contes, car souvent les alliés du héros se joignent à eux sous des prétextes un peu tirés par les cheveux dans les contes. Au niveau de la durée de vie, elle est honnête car le jeu demande 10 heures pour en venir à bout, plus si vous voulez le terminer à 100%. Les musiques sont tout simplement sublimes et c’est un vrai plaisir d’explorer les niveaux en les ayant dans l’oreille. Child of Light est vraiment une expérience à tenter bien sympathique et que je recommande vivement !

Sources :

Le site d’Ubisoft Montréal

Un article sur la présentation du jeu par Gamespot

Le jeu en lui-même

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