Enfants de Ji (les) (cycle) / Pierre Grimbert

Second des trois cycles formant la série « le Cycle de Ji », les enfants de Ji réunit cinq livres écrits par Pierre Grimbert. On retrouve le même univers que dans le secret de Ji et le même talent pour ficeler les intrigues, avec en plus le plaisir de découvrir la nouvelle génération : les enfants des personnages du premier cycle.

Couverture de l'intégrale des Enfants de Ji

Fiche technique

  • Titre de série : Cycle de Ji
  • Réunit  :
    • Le testament oublié
    • La veuve barbare
    • La voix des aînés
    • Le patriarche
    • Le sang du Jal
  • Cycle précédent :
  • Cycle suivant :
    • Les gardiens de Ji
  • Auteur : Pierre Grimbert
  • Première parution : 1996-1997
  • Genre : Fantasy
  • Principal éditeur : Mnemos
  • Niveau : Bon lecteur

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédient ?

– Un univers sobre facile à appréhender pour qui commencerait par ce cycle mais avec suffisamment de nouveauté pour ne pas lasser ceux qui connaissent déjà.

– Un scénario très bien maîtrisé

– Deux générations de personnages bien typés et attachants

Quelques mots sur l’auteur

Le monde du livre n’a plus de secrets pour Pierre Grimbert car, avant de devenir un auteur prolifique, ce Français a travaillé en tant que bibliothécaire, puis a étudié les métiers d’éditeur et de libraire. Il a entre autres écrit la série Gonelore, ainsi que le premier tome de la Malerune avant de superviser les deux tomes suivants. Il a reçu, entre autres, le prix Imaginales 2007, et fait partie du cercle très fermé des auteurs de fantasy francophones a avoir été traduit en anglais, la langue maîtresse du genre.

A quoi s’attendre

L’histoire des Enfants de Ji se déroule un peu plus d’une vingtaine d’années après la fin des évènements racontés dans le Secret de Ji. Le petit groupe des héritiers du secret de l’île de Ji, après avoir vaincu Saat l’Immortel, s’est dispersé, chacun retournant à sa vie ou s’en construisant une nouvelle, mais ils continuent à se revoir régulièrement car leur amitié est toujours aussi forte. Des couples se sont formés et tous ont eu des enfants – voire des petits-enfants. Les héritiers restent conscients que le démon Sombre rôde toujours et que, selon la prophétie des Ondines, l’Adversaire, seul capable de vaincre cette créature, doit naître de leur lignée. Toutefois, ils n’ont jamais mis leurs enfants au courant de leurs aventures passées, réticent à faire peser trop de poids sur leurs jeunes épaules.

Les évènements vont se bousculer le jour où tous les héritiers vont soudain disparaître sans laisser de traces, à l’exception de Bowbaq, de sa petite-fille Niss et d’une poignée des membres de la jeune génération. Amanón, Cael, Eryne et Nolan vont d’ailleurs rapidement se rendre compte que la disparition de leurs parents n’est pas leur principal souci : il semblerait que soudain tout ce que compte le continent de sectes et autres groupes malveillants veulent soit les enlever, soit les tuer. Tous vont alors s’efforcer de comprendre ce qui se passe et de retrouver leurs parents. Leurs aventures les amèneront à des alliés insoupçonnés, ainsi qu’à des découvertes de plus en plus étonnantes, dont les moindres seront les aventures de l’ancienne génération.

Avis de la Rédac’

Mikaua – Le Secret de Ji ayant déjà placé la barre à bonne hauteur, je me suis plongée dans les Enfants de Ji en espérant que l’auteur n’allait pas démériter et offrir un aussi bon récit que dans le premier cycle : je n’ai absolument pas été déçue. L’univers devenu familier pendant le premier cycle se retrouve avec plaisir et on en explore de nouveaux aspects tout en découvrant un peu mieux son fonctionnement, donc aucun goût de remâché à déplorer ! Du côté des personnages, dès les premières pages, on ne garde plus qu’un seul repère : le gentil Bowbaq, toujours aussi fort malgré la soixantaine passée. Tous les autres « anciens » disparaissent, et on se retrouve en tant que lecteur avec comme un écho du sentiment de perte que ressentent les enfants des personnages : c’est qu’avec les quatre tomes du cycle précédent, on avait bien eu le temps de s’y attacher ! On apprend alors à connaître nos nouveaux héros, et là on voit le travail soigné de Pierre Grimbert sur ses personnages ; les anecdotes et références des jeunes à leurs parents sonnent très juste, et on se surprend à chercher l’influence de tel ou tel parent sur ses enfants. Mais surtout, on en vient à apprécier ces jeunes pour eux-mêmes, et les voir évoluer et se battre contre leurs ennemis et leurs propres défauts est un réel plaisir. Les Enfants de Ji viennent confirmer le talent de l’auteur et ne donnent que plus envie de voir le troisième cycle !

Petite mention finale : à mon avis, ce second cycle peut être lu sans avoir lu le premier, le récit restera compréhensible. Par contre, ce serait se priver des références et de toute une partie de la saveur de ce cycle et je conseille vivement de lire les cycles dans l’ordre !

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1 Réponse

  1. 25 janvier 2019

    […] Les enfants de Ji […]

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