L’Esprit du Temps

Quand on est une jeune princesse en âge de se marier, il n’est pas toujours facile de repousser les avances de prétendants qui ne vous inspirent que du mépris. Mais quand il s’avère que l’un d’eux n’est autre que le dieu de la mort, alors la chose devient simplement impossible. Setsuko devra en faire la douloureuse expérience alors qu’elle est changée en fantôme par ledit dieu. Se tournant alors vers l’Esprit du Temps, qui représente son seul espoir de changer ce qu’il s’est passé, la princesse entamera un périple par delà les époques, les batailles et les guerres.

Informations techniques

couverture de l'Esprit du temps

La couverture du tome 2 de la série

  • Titre français : L’Esprit du Temps
  • Auteur : Lacombe Benjamin
  • Origine: Europe
  • Genre: Fantastique
  • Éditeur VF : Soleil
  • Année : 2003
  • Nombre de volumes parus: 2
  • Statut : en cours
  • Âge conseillé: 12+

Pour vous mettre en appétit

Setsuko est la jeune fille de l’Empereur Aratakashi. Loin des standards des autres princesses, Setsuko est indépendante et apprécie de s’entraîner au combat au katana. Arrivée en âge de se marier, elle doit subir les avances de prétendants qui ne l’intéressent pas, car le cœur de Setsuko ne bat que pour le prince de Chine, Xao Ping. Alors qu’ils se retrouvent enfin après plusieurs années de séparation, l’un des prétendants s’avère n’être autre que le dieux de la mort, Daïtoku. Fou de rage qu’une humaine se refuse à lui et lui préfère un humain, il la transforme en fantôme, condamnée à errer dans un temple maudit jusqu’à ce qu’elle accepte de l’épouser. Le seul moyen pour elle de s’évader est alors de prendre possession d’un corps qui entre dans le temple. Mais l’écoulement du temps n’est pas le même quand on est un fantôme et il se pourrait bien que le monde que Setsuko ait connu ne soit désormais plus qu’un lointain souvenir.

l'Esprit du temps planche

L’une des planches du tome 2

Avis de la rédac’

Keul : l’Esprit du Temps a ceci d’intéressant qu’il nous propose un visuel assez différent des autres bandes-dessinées du même genre, comme les contes du boudoir hanté par exemple. Toute en rondeur, les dessins ne sont pas sans rappeler le style employé par Disney dans le film Mulan. On y retrouve l’ambiance si particulière du Japon médiéval, avec ses cerisiers en fleur, ses jardins secs composés de sables et de pierres dressées, mais aussi ses kimonos ornés de motifs fleuris fait de la plus parfaite des soies. On constate que le style évolue pas mal entre le premier tome et le second (ce qui n’est pas étonnant car presque trois ans séparent les deux tomes) pour adopter un style plus mature. Les deux tomes vous proposent un petit voyage dans le temps et l’histoire du Japon alors que la princesse Setsuko tente tant bien que mal de trouver l’Esprit du Temps, qui lui permettra de revenir dans son passé pour sauver l’homme qu’elle aime. Mais c’est là que l’histoire pose problème. En deux tomes, l’auteur nous emmène jusqu’à la Guerre du Pacifique et les attaques kamikazes des avions japonais, et bien que la princesse se rende compte de l’évolution de son pays, celle-ci n’obtient aucune information sur ce fameux Esprit ni sur un quelconque élément qui lui permettrait de se sauver de sa situation désespérée. A la fin du second tome, nous ne sommes donc pas plus avancé qu’au début du premier, et ce n’est certainement pas l’attente (certainement vaine) du tome trois qui pourra nous rassurer sur la fin de cette histoire, car il faudrait que l’auteur condense à l’extrême la fin de l’histoire pour arriver à la clore sans la bâcler. Vraiment dommage quand on voit le potentiel de la série.

Xefed : encore une de ces séries qui est vouée à ne pas finir (vous me direz que j’ai l’habitude en étant fan de Clamp, mais quand même). Et pourtant celle-ci avait bien commencée. Un dessin particulier mais harmonieux et qui colle parfaitement à l’univers. Un premier tome plein de promesses et avec une histoire intéressante. Et là on commence le tome deux. Première question : c’est bien du même auteur ? Après avoir vérifié sur la couverture, c’est effectivement du Lacombe, mais avec un style totalement différent. Alors que le premier tome emploie un style tout en rondeur, presque enfantin, le second est plus effilé, plus épuré, et se perd dans sa propre histoire en oubliant le fil rouge placé dans le premier tome. On n’avance pas dans l’histoire et le tome se termine sans qu’on en sache plus sur ce fameux esprit du temps. Faut-il que la princesse arrive à la fin du monde pour le rencontrer ? Le tome trois va-t-il se passer dans l’espace ? J’espère que non mais de toute manière il va falloir attendre encore longtemps pour voir ce fameux tome trois (un peu comme ce fameux Esprit du Temps ?) car l’auteur répondait à la question d’un fan en 2007 en lui disant que ça prendrait du temps. Aujourd’hui encore, aucune nouvelle de ce qui devait être la conclusion de cette série. Dommage au final, car l’Esprit du Temps aurait pu être une de ces série incontournable si elle n’avait pas été délaissée par son auteur.

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