Fable 3

Bonjour, bonjour les gens.

Je suis de retour avec un nouveau jeu-vidéo.
Aujourd’hui, je vais vous parler de Fable III.

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Les industries, nouveau quartier de Bowerstone et une des grandes nouveautés : On se trouve dans l’ère de l’industrialisation

La première chose à noter, c’est que les développeurs ont essayé de se rattraper un peu sur le gros problème du II : la quête principale. Parce que celle du II… Alors là, effectivement, il y a pas grand chose à redire dessus : elle est sympathique, bien mieux que celle du précédent. Elle n’excelle pas par son originalité, mais faire des bons ou mauvais choix transformera beaucoup la face du pays.

Vous commencez en tant que Prince d’Albion. Vous allez entendre parler de votre père ou mère, ancien héros, et de votre frère, roi. Et un roi tyran, dictateur le plus odieux qui soit.

Accompagné de vos fidèles compagnons, Walter le Majordome et votre chien, vous allez fuir le château pour commencer la révolution ! Votre but premier est de renverser votre frère, et donc de vous faire des partisans, des gens qui vous soutiennent. Et vu que votre frère est un gros saligaud, vous n’allez pas trop avoir de mal.

Une fois votre frère renversé, vous êtes roi ! Mouahaha ! Sauf que vous apprenez pourquoi votre frère était un gros méchant pas beau : une menace plane sur Albion, une grande menace, bien méchante et bien grosse. Vous devez remplir votre trésorerie pour espérer lever une armée pour faire face à ce fléau. Et c’est ce que votre frère a fait : en prenant des décisions injustes et dures, il a essayé d’avoir les fonds nécessaires.

Vous avez donc le choix entre faire pareil, vous faire détester en prenant les choix qui amènent le plus d’argent, ou bien faire le gentil, ce qui va forcément vous amener moins de fonds, et vous serez obligé de puiser dans votre propre argent pour espérer avoir assez pour sauver votre peuple. Car avouons-le, rendre tout le monde heureux pour avoir à la fin un royaume détruit, ça ne vaut pas la peine. Et selon les décisions que vous prenez, si oui ou non vous tenez les promesses que vous avez faites à vos amis pour qu’ils vous aident dans votre révolution, ça changera l’apparence du pays.

En tout, on vous demandera de remplir la trésorerie avec 6,5 millions de pièces d’or.

Une fois cette partie du jeu faite, vous allez massacrer le gros méchant pas beau pendant la guerre.

Et ça sera tout pour l’histoire. Rien de génial, mais ça passe bien, c’est intéressant, et la surprise du « en fait tu vois, le méchant, en fait, c’pas le vrai méchant » est agréable à avoir, surtout comparé au scénario du 2.

Mais vu de loin, c’est vraiment une des seules choses de bien, dans ce Fable III.

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C’est la révolution ! C’est la guerre ! Enfin, c’était.

Parlons maintenant du menu ! Parce que lui aussi, il change un peu. Effectivement, votre menu n’en est pas un à proprement parler. Le menu est devenu « jouable ». À savoir, si vous appuyez sur start pour le faire apparaître, votre personnage se voit téléporté dans un sanctuaire qui regroupe un peu tout ce dont il a besoin : vos armes, vos vêtements, la carte, les quêtes, l’état de votre personnage et de votre chien, le montant de votre or, les trophées, ainsi de suite. Vous vous baladez dans votre menu avec votre personnage. C’est relativement fun, comme idée. Reste que la mini carte 3D qu’ils nous ont mit du coup est d’une laideur hallucinante. Ca rappelle beaucoup la carte de monde des Tales of.

Après, beaucoup de choses passent à la trappe : plus de menu défilant avec tous les objets que vous avez, etc.

Et c’est là un des plus grands défauts du jeu : il vous prend pour un con.

Ainsi, le jeu fait en sorte que vous vous posiez le moins de questions possibles et que tout soit bien clair et évident :
Il n’ y a plus d’XP, mais des sceaux de guilde à récolter en combattant, en faisant des quêtes et en causant à des gens. Ces sceaux de guilde vous permettent d’ouvrir des coffres dans la route du pouvoir. Les coffres qui détiennent tout ce dont vous avez besoin pour le jeu : les expressions, les upgrades d’armes, les sorts, la possibilité de voler, d’acheter des maisons ou des magasins, des nouveaux niveaux pour les travaux (non, vous n’augmentez plus de niveau en bossant, mais vous devez acheter les niveaux avec vos sceaux de guilde, hm…), etc.

Et ces coffres… bah… ils se débloquent au fur et à mesure que vous avancez dans l’histoire. Un peu comme le Crystarium de FF13 en gros. On vous bloque votre évolution à chaque fois. Ainsi, vous n’êtes pas tiraillé entre « est-ce que je prends ça, ou ça ? », le choix est relativement vite fait vu le nombre limité de coffres à votre disposition à chaque fois.

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Certains décors sont vraiment chouettes !

Dans les combats, on vous a enlevé votre barre de vie. Il n’y en a plus. Ils reprennent le système d’Ubisoft pour Prince of Persia sur 360 : si vous vous faites taper dessus, les bords de l’écran vont virer gentiment au rouge, jusqu’à votre mort. Si vous survivez, vous aller guérir de vous-même. Ahem.

Les combats en eux-même sont encore plus rébarbatifs que dans le II : il suffit réellement de marteler un seul bouton (X pour les armes de mêlée, Y pour les armes à distance et B pour les sorts) sans vous poser des questions. Les ennemis ont une I.A. à pleurer, et on a des fois l’impression de se retrouver dans un beat-them-all, tellement les ennemis sont chiants mais nombreux.

La suppression des menus est relativement énervante aussi : ainsi, si vous voulez utiliser une bière ou autre chose, pour grossir ou pour maigrir, ou que sais-je, c’est relativement embêtant. Les magasins, au lieu d’avoir un menu à faire défiler, ont posé un seul objet sur le comptoir, que vous pouvez prendre. Si vous voulez vendre vos affaires, il n’y en a que 4 qui vont s’afficher sur des piédestaux, et si l’objet que vous voulez vendre n’en fait pas partie, bah tant pis pour vous. Ainsi, vous ne pouvez pas non plus vérifier ce que vous possédez réellement, vu qu’il n’y a pas moyen de vérifier ce que vous possédez.

En revanche, vous pouvez aller admirer votre tas d’or dans le sanctuaire. Hm oui…

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Roh, mais les gardes de nos jours, j’vous jure, j’ai juste tué quelques personnes, pas de quoi en faire un plat, non ? En plus c’était des copains à mon idiot de grand-frère !

Les expressions ont également pris un sacré coup : vous pouvez maintenant interagir avec les personnes autour de vous, seulement voilà… vous n’avez pas le choix de votre expression. Si vous décidez d’interagir avec quelqu’un, vous allez avoir une espèce de « menu », un écran où vous pouvez que faire des trucs avec la personne en question. Mais les expressions sont choisies au hasard : Ainsi, le bouton A est une bonne expression au hasard. Et les bonnes expressions regroupent tout : celles pour votre enfant, les amoureux, etc. Ainsi, vous pouvez danser avec une personne du même sexe et faire plein de truc chelous avec d’autres personnes que vous ne feriez normalement pas. Mais vous n’avez pas le choix. Ainsi, le bouton X reprend les mauvaises expressions. Et Y, si je me rappelle bien, regroupe les expressions prout et autres.

Ah, et pour que même le plus bêtes des bêtes comprenne qu’une quête où il faut assassiner quelqu’un est une méchante quête qui vous rendra vilain, le bouton représentant le bon choix brillera toujours en blanc, alors que le « vilain » bouton aura du feu autour de lui. Donc, je sais que c’est très dur de savoir que manquer à une promesse est un bon choix ou un mauvais, maintenant Fable vous enlève tous vos doutes possibles. Parce que bon, c’était vraiment pas évident quoi.

Et ne compliquons pas trop la quête principale non plus.

Vous avez un an pour récolter les 6.5 millions d’or dans votre trésorerie. Sauf que le jeu ne fait avancer le temps qu’à des moments clefs. Ainsi, vous pouvez avoir les 6.5 millions 365 jours avant l’invasion des méchants si ça vous tente. Alors qu’on se dit « super, je fais le bon, je vais avoir du boulot pour avoir tout l’argent », finalement on se rend compte que non… car il n’y a pas de pression de temps ni rien. Sniff.

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Cher peuple d’Albion, merci de m’avoir aidé à renverser mon frère, maintenant je vais pouvoir faire comme lui !

Le jeu est également relativement vide à côté de la quête principale. Encore plus que le II. On a encore plus le sentiment d’avoir passé des heures sur un jeu pour finalement ne pas avoir fait grand chose. Il n’y a vraiment pas beaucoup à faire. On vous enlève les objets à récolter, comme beaucoup de choses se retrouvent dans la route du pouvoir (comme les expressions), et ceux qu’il y a, bizarrement, c’est encore plus facile qu’avant. Ainsi, en suivant la quête principale, vous pourrez avoir fini la plupart des quêtes annexes qui peuvent vous prendre du temps (récolter les clefs d’argent/d’or, les nains de jardins qui remplacent les gargoyles, etc). On ajoute à ceci le fait que la quête principale est relativement courte, vous pouvez avoir bouclé le jeu en une vingtaine d’heures facilement, sans mourir. Et personnellement, ça le fait un peu mal pour un RPG.

Pour finir le tableau, le jeu souffre de plein de bugs relativement énervants.

Ainsi, votre chien peut se coincer dans un tronc d’arbre, le tête dépassant d’un bout, la queue de l’autre, le chemin lumineux est une catastrophe, partant des fois dans l’air, ne comprenant pas que vous avez changé de quête ou accompli un bout de quête avant un petit moment, vous guidant donc toujours au même endroit. Les ennemis ont un espace de mouvement réduit, et si vous vous mettez à son extrémité, les ennemis n’attaqueront pas, mais subiront gentiment vos tirs de loin.

Bref, en soit, rien de vraiment grave, mais l’accumulation est relativement chiante à la longue. Surtout le chemin lumineux (qu’on ne peut plus désactiver apparemment) qui part soudainement dans le ciel et qui ne vous aide plus à vous orienter.

« Hm, oui, il veut que je vole maintenant…. ? »

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La mini carte dans le sanctuaire

Tout n’est tout de même pas noir, le jeu a un système d’évolution d’armes qui est relativement sympathique. Dépendant de vos actions et choix, l’arme prendra une autre apparence, et vous pouvez l’améliorer en accomplissant des objectifs divers, ce qui va donner à votre arme un pouvoir spécial. Ainsi, pour une arme, vous devez accomplir par exemple 20 quêtes annexes, faire chavirer le cœur de 5 dames ou messieurs, tuer X hommes creux. Et vous avez des bonus divers en échange : plus de dégâts contre les hommes creux, plus de beauté, de l’argent récolté à chaque utilisation, etc.

L’humour de Fable est toujours au rendez-vous, ainsi que son monde déjanté. Vous allez même exploiter un nouveau continent, Aurora, qui est sympathique. Le monde de l’industrialisation est marrant aussi, et les paysages jolis.

Et le chien quoi. C’est juste une superbe invention, ce chien.

Et le jeu reste agréable à jouer, comme les précédents.

Bref, Fable III n’est pas un mauvais jeu en soi, mais c’est un jeu relativement moyen. Mauvais pour un blockbuster sans doute, mais j’ai toujours considéré les Fables comme des jeux moyens, un espèce d’hybride entre un petit jeu (car trop poussé pour en être un) et un gros jeu (car trop peu poussé pour en être un).

Si vous aimez des jeux comme Oblivion, le vide de Fable III va vite vous frapper, encore plus que dans le II. Et sa courte durée de vie pèse vraiment sur l’estomac.

Enfin, en résumé :

Le jeu est bien :
– Agréable à jouer
– Le chien (j’suis vraiment fan)
– L’univers et l’humour du jeu, avec des décors très jolis
– Des références à l’opus précédent, ce que les gens ayant joué au II peuvent apprécier (Reaver le retour, entre autres)

Le jeu est trop pas bien :
– Très court
– Très vide
– Trop guidé
– Pleins de petits bugs à la con

Et voilà.

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