Final Fantasy

Quand les quatre Cristaux élémentaires – porteurs de la lumière du monde – s’obscurcissent et que les éléments se déchaînent sur le monde, seule une prophétie millénaire maintient une lueur d’espoir dans le cœur des survivants : « Devant les ténèbres, quatre guerriers de lumière se dresseront. ». Final Fantasy est le premier opus de ce qui deviendra une saga mythique pour des millions de joueurs dans le monde et qui offrira ses lettres de noblesse au genre rpg.

Informations techniques

Comme toujours, voici quelques petites informations techniques sur le jeu :

La jaquette du jeu sur Playstation 1

  • Titre original : ファイナルファンタジー, Fainaru Fantajī
  • Titre : Final Fantasy
  • Série : Final Fantasy
  • Éditeur : Square Co, Ltd
  • Développeur : Square
  • Concepteur : Hironobu Sakaguchi, Kenji Terada
  • Musiques :  Nobuo Uematsu
  • Consoles : Wonderswan Color, PlayStation, GameBoy Advance, PlayStation Portable
  • Date de sortie : Décembre 1987
  • Genre : RPG
  • Mode de jeu : solo
  • Âge : 7+

Histoire

De tout temps, les cristaux élémentaires ont été employés pour développer la technologie et faciliter la vie de tous les jours. Ainsi naquirent les plus grandes civilisations, qui partirent à la conquête de l’espace et des abysses. Mais lorsque les cristaux se voient obscurcis par les ténèbres, tout ce qui fut construit s’effondre petit à petit pour ne laisser la place qu’au chaos et à la destruction. Les civilisations s’effondrent et disparaissent alors une à une pour replonger le monde dans les ténèbres. Mais comme la prophétie l’annonça jadis, quatre héros se dresseront contre les ténèbres afin de purifier le monde et les cristaux, et leur redonner son éclat d’antan. Mais ceux-ci devront faire face à une menace aussi ancienne que le monde lui-même et devront braver le temps lui-même pour parvenir à leur but.

Système de jeu

Le jeu propose au joueur un choix important dès le début de la partie, car il lui faudra déterminer le job des quatre héros. Les job représentent les métiers de ceux-ci et – même s’ils ne possèdent pas de réelle influence dans l’’histoire – ils influencent grandement l’orientation du jeu et sa difficulté. Ces Jobs permettront aux personnages d’apprendre diverses compétences et capacités qui aideront les joueurs à avancer dans l’histoire. Ces Jobs sont au nombre de six, ce qui porte le nombre de combinaisons de classe possible à 54 (car deux personnages, ou plus, peuvent choisir le même job). Le jobs disponibles sont les suivants : Guerrier, Moine, Voleur, Mage Blanc, Mage Noir et Mage Rouge. Bien entendu, chaque Job possède des caractéristiques et compétences propres qui se développeront au fur et à mesure de l’évolution des personnages.

Des graphismes basiques mais qui étaient révolutionnaires à l’époque

Le jeu emploie un système d’expérience qui s’acquiert au fil des combats. Cette expérience permet ensuite aux personnages de monter de niveau et d’augmenter leurs diverses statistiques, à savoir : force, agilité, sagesse, vitalité, chance, HP et MP (pour les personnages employant la magie)

Le jeu introduit également un système très développé de gestion de l’équipement. Armes, armures et autres accessoires peuvent donc être récoltés au fil des combats, des discussions avec les PNJs ou être achetés dans les diverses boutiques des villes et villages afin de développer encore plus les caractéristiques des héros que vous incarnez.

Le système de combat est au tour par tour. Comprenez par là que les actions s’effectueront dans un certains ordre déterminé par l’agilité des personnages et des monstres. Les personnages très agiles (comme le voleur par exemple) attaqueront en premier et les personnages les moins agiles (comme le guerrier) attaqueront en dernier. Il en va de même pour les monstres. Les monstres n’attaquent donc pas tant que toutes les actions n’ont pas été choisies par le joueur, ce qui lui laisse le temps de poser une stratégie en toute tranquillité.

Le jeu reprend divers éléments du jeu de rôle Donjons et Dragons. Les ennemis rencontrés sont ainsi directement inspirés des bestiaires de D&D et le système de sorts est fortement inspiré de la classe d’ensorceleur

Graphismes revisités par la suite sur la version 3DS

La naissance d’une franchise

Alors que l’entreprise Square se trouve au bord de la faillite, elle sort un titre qui changera à jamais la vie de millions de joueurs et qui donnera un nouvel élan à la firme. En 1987 sort Final Fantasy, premier opus d’une saga qui se déclinera en plusieurs dizaines de jeux par la suite. Jeu vidéo du genre RPG – domaine jusqu’alors gouverné de manière incontestée par les jeux de la licence Dragon Quest de l’entreprise Enix – Final Fantasy saura s’imposer comme un concurrent de poids sur le marché. Square passe alors du statut d’entreprise au bord du gouffre à rivale directe d’Enix. Cette rivalité durera de nombreuses années, plus encore quand Square développera Squaresoft pour exporter ses jeux sur le marché européen. Puis Final Fantasy VII changera la donne en inversant le léger avantage détenu par Enix. Le 1er avril 2003, Square fusionne avec Enix pour donner l’entreprise Square Enix, qui continuera à développer les jeux de la licence Final Fantasy, Dragon Quest et qui développera également la licence Kingdom Hearts.

Les différents logos de square au fil des ans

Avis de la rédaction

Keul : Lors de sa sortie, Final Fantasy proposait quelque chose de réellement nouveau. Non seulement les graphismes ne se composaient-ils plus d’un tas de pixels informes et difficilement identifiable, mais celui-ci posait les bases de ce qui allait devenir une référence par la suite. On y voit entre autre apparaître – pour la première fois – le système de Job, le système d’évolution par expérience, mais aussi les magasins, l’acquisition d’équipements divers et variés tout comme le fameux combat au tour par tour. Le système de combat évoluera par la suite pour devenir l’ATB (Active Time Battle). Même si le jeu pourrait paraître assez linéaire aujourd’hui, il proposait tout de même une grande liberté de déplacement sur la carte du monde, ce qui représentait une petite révolution à sa sortie. Le scénario peut également paraître un peu bateau – des héros de Lumière qui combattent le Mal pour sauver le monde – mais celui-ci était l’un des premiers à l’exploiter, tout comme la partie traitant des paradoxes et voyages temporels. On voit également apparaître les fameux cristaux qui auront une grande importance dans les opus suivants. Finalement, ajoutons à cela des musiques entêtantes et une durée de vie supérieure à celle des autres jeux de l’époque (plus de 20 heures pour le terminer à 100%) et on ne peut que comprendre le succès retentissant de ce jeu. Si vous êtes nostalgique du genre, ce jeu est donc un incontournable tout en étant un jalon de l’histoire du jeu vidéo.

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