Firefly

Des cow-boys dans l’espace, une hérésie ? La série Firefly pourrait vous faire changer d’avis ! Aucun alien au milieu des vaisseaux spatiaux, mais un univers bien pensé, un scénario ficelé de main de maître et des personnages extrêmement intrigants. Pas mal pour une série qui n’aura duré qu’une saison !

L'affiche de la série Firelfy

Fiche technique

  • Titre original : Firefly
  • Pays d’origine : USA
  • Diffusion originale : 2002-2003
  • Genre : Science-fiction, Space western
  • Créateur : Joss Whedon
  • Production : Joss Whedon, Tim Minear
  • Nombre de saisons : 1 (série terminée)
  • Nombre d’épisodes : 14
  • Langue : Anglais (le doublage francophone n’existe que dans les DVD de la Zone 1)

A quoi s’attendre

2517, l’humanité a abandonné une Terre surpeuplée aux ressources épuisées pour coloniser de nouvelles planètes et lunes qui ont été terraformées pour accueillir de nouvelles colonies. Les planètes centrales se sont réunies pour former l’Alliance, régie par un parlement et un conseil militaire, les planètes extérieures ont conservé leur indépendance. Mais un jour, l’Alliance décida que ses règles s’appliqueraient partout, et ce fut la guerre. Une guerre qui vit la défaite des indépendantistes, aussi nommés les Browncoats (Manteaux Bruns) à cause de la couleur leur uniforme, et l’annexion de tous les mondes indépendants par l’Alliance.

Malcolm Reynolds – souvent appelé Mal’ – est capitaine du vaisseau cargo de type Firefly nommé Serenity. Lui et sa seconde, Zoe Alleyne, sont d’anciens Browncoats et s’efforcent d’éviter le contrôle de l’Alliance autant que faire ce peut, faisant du transport dans les mondes les plus excentrés, quand ce n’est pas carrément de la contrebande, pour garder leur liberté. Leur équipage se compose d’un pilote – Wash, le mari de Zoe –, d’une mécanicienne nommée Kaylee, et de Jayne, le gros bras de l’équipe – grand amateur d’armes à feu diverses. Inara, une Compagne certifiée (plus ou moins l’équivalent d’une geisha), voyage avec eux, leur apportant un peu de respectabilité en échange de la liberté d’ainsi aller de monde en monde.

Firefly - Mal' en pleine "discussion"

Les affaires, hélas, sont rarement de tout repos et Mal’ se fait son lot d’ennemis.

Histoire de faire un peu de bénéfice, Mal’ et son équipage prennent à l’occasion des passagers. C’est ainsi qu’un jour le berger Book (un prêtre) embarque, ainsi que le docteur Simon Tam… et sa soeur River, qu’il fait monter à bord à l’insu de tous dans un caisson de stase. Simon l’a faite évader d’un bâtiment contrôlé par l’Alliance, où elle a subi des expériences encore indéterminées qui l’ont profondément changée et rendue pratiquement folle. Bon gré mal gré, Mal’ acceptera les deux fugitifs parmi son équipage. Mais pas question d’avoir des bouches inutiles : chacun devra se rendre utile !

Et c’est ainsi que ce petit groupe assez mal assorti va se retrouver à voyager à bord de Serenity, chacun y amenant ses secrets en même temps que ses compétences. Et il faudra la participation de tout le monde pour rester hors des griffes de l’Alliance, des chasseurs de primes, et de tous leurs autres ennemis.

Firefly - Simon en cours d'enlèvement

Ce brave docteur Simon Tam attire bien des convoitises, vu la prime sur sa tête.

Interruption du signal

Joss Whedon avait conçu sa série pour durer sept saisons, mais la Fox, suite à de mauvais classements, décida d’annuler la diffusion de la série après seulement onze des quatorze épisodes. Ces mauvais résultats s’expliquent en grande partie par le fait que la série était diffusée dans le désordre – ce qui est désastreux lorsque le scénario s’articule autour des relations entre les personnages, comme c’est le cas pour Firefly. Pour donner un exemple : le pilote, qui contient logiquement la présentation des différents personnages, a été diffusé en dernier.

Firefly - Les occupants de Serenity au complet

Les neuf protagonistes principaux de la série Firefly, avec Mal’ au premier plan.

Les trois épisodes manquants ont été diffusés avec les autres épisodes de la première saison par la chaîne britannique Sci-Fi en 2003, avec cette fois l’ordre correct de diffusion.

Malgré sa diffusion très courte, la série a réussi à réunir un important groupe de fans, qui se sont nommés les Browncoats. Après avoir échoué à sauver la série lors de l’annonce de son annulation, loin de se décourager, ils ont réussi à soutenir la sortie de la série en DVD en 2003 (région 1) et 2004 (régions 2 et 4).

Les actions des fans finirent même par convaincre Universal Studios de produire un film, Serenity (2005), qui permet de donner un final un peu plus satisfaisant à la série.

Avis de la Rédac’

Mikaua : Firefly est pour moi la meilleure série de science-fiction que j’aie jamais découverte – et pour que je classe une série au-dessus de mon Stargate SG-1 adoré, il fallait envoyer du lourd. Quand on se fait raconter la série par un tiers, on se demande de quel esprit a pu sortir un pareil mélange : un univers SF dominé part une alliance américano-chinoise, le tout avec des cow-boys qui se déplacent en vaisseaux spatiaux… Rien à dire, c’est spécial. Mais il suffit de regarder le pilote pour se rendre compte de la profondeur accordée à l’univers et à chaque personnage. Ils sont tous très complexes, chacun à sa manière – Mal’ et Zoe par leur passé de Browncoats, Book par le décalage entre sa profession et ses connaissances, River parce qu’on ignore ce qu’elle a subi exactement et pourquoi, etc – et c’est d’autant plus passionnant de voir les relations entre eux se tisser et évoluer. Si vous en avez marre que des effets spéciaux délirants et des costumes d’aliens hyper-sophitiqués viennent masquer un vide scénaristique béant et des personnages fades, ce space western est un véritable bijou à côté duquel il ne faut surtout pas passer !

Keul : Je rejoins Mikaua sur son avis général concernant cette série. Il s’agit certainement de l’une des meilleures séries de science-fiction qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années. Bien développée, avec un univers reprenant des éléments classiques du genre tout en y apposant sa touche personnelle, Firefly avait tout pour devenir l’une des références du genre. Mais une fois de plus, le Saint Bénéfice ne l’a pas entendu de cette oreille et a mis fin à cette saga prometteuse. On « remerciera » une nouvelle fois la Fox, qui possède cette facilité presque divine à saboter ses meilleurs projets au profit de séries et films insipides et tout justes bons à servir de bruit de fond dans une soirée entre amis. Bien dommage donc, mais le fan pourra néanmoins de consoler avec le film, qui arrive – et ce n’était pas gagné d’avance – à clore la série et répondre à un grand nombre de questions en suspens.

Xefed : Moi qui apprécie moyennement les séries de SF, je dois dire que Firefly m’a bien plu, même si je dois reconnaître que je me demandais où elle allait nous emmener. Entre western et voyages spatiaux, je me suis d’abord demandé si la série allait tenir la route, mais fort est de constater que l’auteur savait exactement où il mettait les pieds. Les héros sont attachants et – pour une fois – ni tout blancs ni tout noirs, et j’aime les héros ambigus. J’aurais vraiment apprécié de suivre cette série jusqu’au bout et c’est un crève-cœur qu’elle s’arrête en si bon chemin.

Sources

La page Wikipédia anglaise de la série

La page IMDB de la série

La série elle-même

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