Fondation / Isaac Asimov

Lorsqu’on débute dans un genre, il vaut mieux commencer par les bases. Pilier fondateur du genre – sans vouloir faire dans le mauvais jeu de mots – l’oeuvre d’Isaac Asimov est devenue une lecture pratiquement obligée pour tous les amateurs de science-fiction. Geek-It s’est penché sur Fondation et vous livre ses impressions.

Couverture de Fondation

Fiche technique

Titre original : Foundation

Auteur : Isaac Asimov

Genre : Science-fiction

Cycle : officiellement troisième d’un cycle d’un cycle de sept tomes, mais peut se lire en premier sans problème car les tomes 1 et 2 furent écrits après les cinq autres.

Première parution : 1951

Niveau : Bon lecteur

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédient ?

– Des chroniques historiques

– Le charme de la science d’il y a un demi-siècle

L’auteur

Isaac Asimov est né en U.R.S.S en 1920, mais sa famille émigra aux Etats-Unis alors qu’il avait trois ans. Il a suivi des études de biochimie et a obtenu un doctorat dans cette matière. Il n’oublia pas ce bagage scientifique car, à côté de ses nombreux écrits de science-fiction, il rédigea de nombreux ouvrages de vulgarisation dans des disciplines très diverses (biochimie bien sûr, mais aussi mathématiques, physique, etc). L’auteur mourut en 1992.

L’histoire

L’Empire est au sommet de sa gloire, s’étendant sur toute la galaxie. Aussi, lorsque, depuis sa planète-capitale, une voix s’élève pour prédire son effondrement inéluctable, elle en devient forcément dérangeante et il devient urgent de l’éloigner.

Fondation raconte l’histoire d’une colonie de scientifiques établie sur une planète pauvre en ressources, située aux confins de l’Empire. Son objectif officiel est de rédiger l’Encyclopedia Galactica, regroupant toutes les connaissances dans le but de les sauvegarder ; mais, secrètement, son fondateur, Hari Seldon, a crée cette Fondation dans un tout autre but : celui d’éviter à la galaxie trente mille ans de barbarie. En effet, grâce à la psychohistoire, une discipline tenant à la fois de la psychologie et des mathématiques, Hari Seldon a pu mathématiquement prédire la chute future de l’Empire, ainsi que les conséquences de cet effondrement. Après de savant calculs, il réussit à trouver moyen de réduire au maximum les dégâts : mais pour ça, sa Fondation devra traverser les siècles, et trouver moyen de résoudre les crises qui jalonneront son chemin jusqu’à l’émergence d’un nouvel Empire.

Le récit suit donc la Fondation à travers l’histoire, en sautant de crise en crise pour montrer à la fois son évolution et les points forts de son parcours.

Le style

L’auteur a choisi volontairement un style d’écriture très neutre qui n’est pas sans rappeler celui des livres d’histoire, à la différence près qu’on lit bel et bien un roman, avec ses descriptions et ses dialogues, et non pas un simple récit des faits à la manière d’une chronique. Il en résulte un style fluide qui se laisse facilement lire par tous. L’angle de narration choisi met beaucoup plus en valeur les manoeuvres utilisées pour surmonter les crises que la technologie en elle-même, ce qui tranche un peu avec ce qui se fait de nos jours dans le domaine de la science-fiction, mais qui du coup éveille l’intérêt.

On se prend même à sourire devant un témoignage du passé : le livre datant d’un bon demi-siècle, la technologie utilisée dans le roman, présentée comme futuriste, utilise quasi exclusivement l’énergie atomique. Les pistolets atomiques, ancêtres des blasters et autres pistolasers actuels, ajoutent un charme particulier à la lecture.

Conclusion

Peu porté sur les longues explications scientifiques ou les débauches de technologie, Fondation se pose comme une très bonne porte d’entrée dans la science-fiction. De plus, il s’agit d’un classique du genre, qui offre une très bonne base pour mieux appréhender les autres oeuvres. Le livre se lit facilement et, même si on ne se trouve pas happé à l’intérieur de l’histoire comme dans d’autres récits, on se laisse captiver par le scénario et les pages s’enchaînent jusqu’à la fin sans qu’on ait le temps de se lasser. A recommander pour un premier contact en douceur avec la science-fiction.

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