Gestion du Leadership

Dans toute partie de jeu de rôle, il arrive fatalement un moment où se posera la question qui fâche : qui est le chef de votre groupe ? En fonction de votre maître du jeu, cette question de leadership peut revenir relativement souvent.

Le barbare – Voire plusieurs fois dans une même partie.

D’où l’utilité de définir une stratégie en début de campagne pour éviter de vous entre-tuer par la suite

Le barde – Ou d’étouffer votre MJ en lui faisant avaler son scénar.

La roublarde – Et ça c’est du vécu… ou plutôt une tentative ratée.

Un leader, à quoi ça sert ?

Non, les leaders ne servent pas qu’à contenter le MJ.

Le barde – Même si certains insistent lourdement…

Certains jeux imposent d’avoir un leader, par exemple lorsque vous incarnez les membres d’une organisation militaire, comme dans Stargate SG-1, alors que d’autres n’en ont absolument pas besoin, exemple Nobilis.

Pour faire simple, un leader est la personne qui prend les décisions dans un groupe. Il en existe de plusieurs types : les leaders « absolus », qui règnent en maîtres et traitent leurs compagnons comme des sous-fifres, les leaders « diplomates », qui prennent l’avis de tout le monde avant de trancher, et les leaders « malgré eux », qui se retrouvent dans cette position alors qu’ils ont tout fait pour ne pas en arriver là.

Le barbare – Ne riez pas, derrière, ça peut vous arriver à vous aussi.

Au-delà de l’obligation d’en avoir un ou non, qu’est-ce que cela peut apporter à votre groupe ?

Rise of the Eldrazi – Army battles an Eldrazi (Magic the Gathering)

Rise of the Eldrazi – Army battles an Eldrazi

Avoir un leader : les pour, les contre

Le premier avantage d’avoir un leader, c’est sa fonction de médiateur : dans un groupe disparate, il sera le ciment qui soudera votre groupe et il tranchera lorsque les avis sont trop partagés.

La roublarde – Et s’il le fait pas, bouzillez-le, parce que son boulot c’est quand même ça !

Un leader a aussi pour fonction de représenter le groupe auprès d’entités extérieures, qu’il s’agisse d’employeurs potentiels ou des autorités. S’il a de bonnes compétences en négociation et en diplomatie, le groupe ne s’en portera que mieux. Et s’il a en plus un bon bonus de charisme…

La roublarde – Et qu’il sait s’en servir !

… il vous sortira de plus d’une situation épineuse.

Dans les contres, si votre leader est inexpérimenté, il a de grandes chances de jeter le groupe entier dans les ennuis malgré toute la bonne volonté dont il fera preuve.

De même, un leader absolu risque de frustrer ses compagnons de jeu – généralement à ses risques et périls – et ainsi de gâcher tout le plaisir de la partie.

Le barde – Surtout celle du MJ, qui verra sa quête reportée à plus tard en attendant d’avoir pu évincer le leader trop agaçant.

Jouer avec un leader, jouer sans leader

Ça y est, vous vous êtes décidés, vous voulez jouer avec un leader. Au-delà du fait qu’ils soient d’accord ou non, quels sont les personnages les plus aptes à jouer les leaders ?

art-noble

 

– Les Bardes, troubadours et affiliés : dotés d’un bon charisme, ils ont généralement de bonnes connaissances en diplomatie et en négociation, ce qui est très exactement ce qu’on demande à un leader.

– Les classes polyvalentes : les personnages qui doivent gérer une classe polyvalente sont souvent plus axés sur les connaissances et plus habitués à réfléchir avant d’agir, ce qui donne généralement de meilleurs leaders.

– Les Nobles et les Gradés: suivant l’univers dans lequel vous évoluez, les personnages dotés d’un titre de noblesse ou d’un grade élevé peuvent vous ouvrir bien des portes et leur prestige rejaillira sur tout le groupe.

Le barbare – Rejaillir, c’est bien joli, mais c’est pas toujours pour apporter un plus…

Si vous n’avez aucun de ceux-là sous la main, faites avec les moyens du bord, vous seriez surpris de voir à quel point ça peut bien marcher.

Vous préférez faire sans leader ? Aucun problème. Dans ce cas de figure, vous avisez en fonction de la situation et des compétences de chacun. Un couloir truffé de pièges ? On va laisser le roublard faire et suivre ses directives si on veut en sortir en un seul morceau. Un champ de force vous bloque le passage ? Il serait judicieux de laisser le mage agir. Un gros monstre vous fonce dessus ? Le guerrier aura peut-être une stratégie à proposer. Bloqués en terrain inconnu sans rations ni la moindre idée de votre position ? Le rôdeur aura certainement la réponse à votre problème.

Il s’agit ici de laisser faire le personnage le plus apte à gérer la situation qui se présente, en fonction des classes, des compétences et des affinités.

Conclusion et conseils

Que vous jouiez avec un leader ou sans, le point essentiel est de se poser la question dès le départ, afin d’éviter de se retrouver pris au dépourvu quand la question survient – car elle va fatalement se poser. Si vous mettez directement les choses au point au moment où vous créez le groupe, cela vous épargnera de longues et frustrantes discussions plus tard et l’ambiance de la partie n’en sera que meilleure.

Notre conseil : laissez ceux qui s’en sentent l’envie s’essayer au leadership, sans leur opposer d’office un refus catégorique. Cela permettra de savoir qui est apte à assumer cette fonction et qui ne l’est pas. Le leadership nécessite bien souvent de disposer d’une capacité d’improvisation que tous ne possèdent pas, et il n’y a que l’expérience qui pourra le démontrer.

Le barbare – Cela permet de séparer le bon grain de l’ivraie.

La roublarde – Non mais tu l’as entendu, l’autre ?

Le barde – Oui, très bien, et je me demandais justement dans quelle catégorie je devais le classer.

Le barbare – Allez tous crever, bande de traîtres !

Keul; le Barbare

Mikaua; le Barde

Xefed; la Roublarde

(sources d’images : Magic the Gathering, D&D)
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