Hyrule Warriors Legends

Les scènes montrant un guerrier combattant seul face à des hordes de monstres a toujours un petit quelque chose qui titille l’imagination et vous souffle que celui qui s’en sortira entrera dans la légende…

Vous avez dit Légende ? Oh oui, ils ont osé ! Tranchant radicalement avec les traditionnels affrontements de la saga Legend of Zelda qui se rapprochent plus d’une succession de duels, Hyrule Warriors Legends permet au joueur de se lancer tête baissée dans la mêlée pour bouter le mal hors d’Hyrule.

Boîte du jeu francophone

Informations techniques

  • Nom : Hyrule Warriors Legends

  • Éditeur : Nintendo ; Koei Tecmo Holdings

  • Développeur : Koei Tecmo Holdings, Team Ninja, Omega Force

  • Concepteur : Takahiro Kawai

  • Console : 3DS ; Wii U (sous le nom Hyrule Warriors)

  • Date de sortie : 14 août 2014

  • Genre : Action, Hack and slash

  • Mode de jeu : Solo

  • Classification : PEGI 12

Univers et histoire

Pour une fois, nous ne commençons pas l’histoire avec un Link en train de dormir mais sommes presque immédiatement lancés dans l’intrigue de l’histoire. Cette fois-ci, Link commence comme simple garde d’Hyrule en formation. Suite à l’invasion de la plaine par des hordes de créatures malveillantes, il devra alors affronter des centaines d’ennemis pour sauver la princesse Zelda et se révèlera être le Héros du courage. On apprend alors que les monstres sont contrôlés par une sorcière qui se trouve étroitement liée à la Triforce et à Link. Bouleversant l’équilibre du monde, allant jusqu’à ouvrir des passages vers d’autres réalités et d’autres époques, elle n’hésitera pas à libérer des forces qui la dépassent et qui pourraient bientôt mettre en péril l’équilibre et faire sombrer le monde dans les ténèbres.

Bien que l’histoire semble assez basique de prime abord, elle est traitée dans cet opus de manière à mettre un accent particulier sur l’action et les combats de longue haleine. Bien fouillée au final, elle intègre les différents backgrounds des personnages jouables de par petites doses. La possibilité de jouer certains personnages mauvais de l’histoire comme Volga, Cya et Ganondorf lui-même nous permet également de découvrir l’univers de ce Zelda pas comme les autres sous un jour nouveau. Les différentes maps qui constituent l’univers dans lequel vous évoluez respectent bien les opus de la saga desquels elles sont tirées et on y retrouvera avec plaisir des lieux déjà visités. Même les boss – tirés eux aussi d’anciennes versions et remasterisés pour être exploitables par le système de jeu – nous donneront un petit coup de nostalgie.

Système de jeu

Les bases

Le fait qu’on vous laisse choisir entre le mode « Zelda » et le mode « Dynasty Warriors » peut vous donner la fausse impression que vous pouvez retrouver le même style de jeu qu’un Zelda habituel. Oubliez tout de suite. On ne passe pas impunément d’un jeu d’aventure à un hack and slash ! Laissez tomber l’exploration, ici vous êtes limité à des cartes/champs de bataille successifs qui servent d’arènes à vos exploits. Vous contrôlez un ou plusieurs personnages lors de batailles dont le but varie, allant de prise de fort(s) à l’élimination de généraux, avec bien évidemment plein de quêtes secondaires pour vous détourner de vos missions principales et vous forcer à développer votre sens des priorités – à défaut d’avoir le don d’ubiquité ou une statue de hibou à proximité.

Les personnages ont tous le même panel de base d’actions possible (attaque faible, attaque forte, esquive, défense, attaque spéciale et mode libération de magie – les deux dernières nécessitant de remplir au préalable une ou plusieurs jauges correspondantes). Répétitif, vous me direz ? Négatif. Chaque personnage possède un style de combat bien à lui, qui se reflète jusque dans ses esquives…

Mikaua – Misère, Princesse, pourquoi choisir le style d’épée à la française, qui vous fait esquiver EN PASSANT ?! Rester bien droit en face de l’ennemi c’est pas l’idéal pour éviter de se prendre l’attaque en pleine – royale – face !

…et vous offre du coup des combattants bien différents.

L’expérience

Comme dans un RPG, les personnages gagnent de l’expérience pour chaque ennemi terrassé, et peuvent monter de niveau, gagnant ainsi de la puissance d’attaque et des cœurs (à traduire par points de vie pour ceux qui ne connaissent pas les Zelda). Heureusement, il ne vous sera pas nécessaire de monter la totalité de vos personnages individuellement pour qu’ils atteignent des niveaux suffisants pour combattre sans risque de vous faire purement et simplement exterminer. Une fonction de formation – appelée « centre d’entraînement » – permet de faire évoluer plus rapidement vos personnages en leur faisant gagner des niveaux contre… des rubis.

Eh oui ! ça n’allait tout de même pas être gratuit ! Pour quelques niveaux, la somme n’est certes pas très élevée, mais plus votre personnage est puissant et plus il faudra posséder une bourse replète pour espérer faire évoluer votre personnage. Une dernière chose, il est impossible de monter un personnage de cette manière à un niveau plus haut que votre personnage le plus puissant.

Les badges et les matériaux

Parlons maintenant des badges et des matériaux. Quand vous combattez des monstres plus puissants que les monstres de bases, ceux-ci peuvent vous lâcher des matériaux. Ces matériaux existent en trois catégories : bronze-argent-or. Une fois collectés et si on dépense quelques rubis (oui, encore des rubis), vous pourrez doter vos personnages de badges qui apparaissent dans une arborescence. Ces badges leurs permettent d’apprendre de nouvelles compétences de combats, d’augmenter leurs résistances élémentaires ou simplement d’augmenter la durée d’utilisation de certaines capacités et pouvoirs.

Badges de Hyrule Warriors Legends

Les armes

De la traditionnelle épée jusqu’au panier pique-nique, on trouvera des armes pour tous les goûts dans Hyrule Warriors Legends ! Chaque personnage a son arme dédiée, et certains chanceux peuvent en débloquer d’autres, soit au long de l’histoire, soit dans le mode aventure. De nouveaux « exemplaires » des armes déjà possédées peuvent être récupérées dans des coffres ou en battant des ennemis puissants. Le système d’amélioration proposé est simple et fonctionne en fusionnant entre eux deux exemplaires d’un même type d’arme (épée de chevalier par exemple) pour transférer les compétences intéressantes de l’une à l’autre et former ainsi de judicieuses combinaisons. Et comme dans ce jeu, rien n’est gratuit, vous aurez deviné qu’on vous demandera une petite contribution en rubis pour ce travail de fusion.

Les fées perso

Plusieurs opus de Legend of Zelda établissent les fées comme de précieux alliés du Héros, avec des interventions plus ou moins crispantes dans leur formulation et leur fréquence (que celui qui n’a jamais rêvé d’une bouteille vide ou d’un tape-mouche lors d’un énième « Hey ! Look ! » ose jeter la première pierre). Hyrule Warriors Legends a repris l’idée et l’a intégrée sous la forme des fées perso. Elles vous servent en quelque sorte de familier et vous aident en combat en envoyant sur commande de puissantes ondes magiques aux effets particuliers. Il ne s’agit pas des fées qui se trouvent dans les batailles et vous aident à dissiper les barrières élémentaires des forts, celles-ci disparaissent à la fin de l’engagement. Les fées perso se trouvent dans le mode aventures et sont symbolisées par une fée (ben oui, vous vous attendiez à quoi ?) sur la case de la bataille. Il vous faudra la trouver en cassant les pots bruns qui se trouvent dans les forts de la map.

Vêtements des fées perso

Le dressing de ces demoiselles féériques

Par la suite, vous pourrez aider vos fées à devenir plus fortes en passant par le Jardin des Fées, qui a comme un faux air de Poké-Récré. Vous pourrez les habiller de vêtements de fée pour augmenter leur puissance ou diminuer leur consommation de magie, ainsi que les nourrir pour les faire monter de niveau et augmenter leurs caractéristiques. Privilégier certains types d’aliments permettra de pousser votre fée à développer ses pouvoirs vers l’un ou l’autre des éléments de base et obtenir ainsi différents effets. Et où trouve-t-on aliments et vêtements de fée ? Dans le mode aventure, gagné !

Durée de vie, graphismes et musiques

Si on ne se base que sur la quête principale, vous devriez arriver à terminer Hyrule Warriors Legends assez rapidement, pour peu que vous maîtrisiez les différentes attaques spéciales et pouvoirs utilisables par les personnages principaux de l’histoire. Cependant, la durée de vie du jeu ne dépend pas vraiment de la quête principale, qui fait figure d’anecdote par rapport aux suppléments que propose le jeu. Une fois qu’une bataille est terminée dans le mode histoire, vous avez le choix de la refaire en mode libre pour débloquer tous les bonus qu’elle contient, et ce avec le personnage de votre choix. Vous pouvez également la retenter avec une difficulté plus élevée, histoire de corser la chose (et accessoirement gagner plus de rubis… eh oui ! encore des rubis). Mais là où vous risquez de passer la majeure partie de votre temps, c’est bien dans le mode aventure, qui vous propose de découvrir de nouvelles batailles, avec des conditions de victoires différentes du mode aventure. Chasse aux monstres, combat contre des boss, quiz et bien d’autres s’offriront à vous et vous permettront de développer vos personnages ainsi que d’en débloquer de nouveaux, d’obtenir de nouvelles armes, et même d’obtenir les fameuses fées perso tant recherchées.

La musique n’est autres que celle qui se retrouve dans les autres Zelda et, même si elle a été légèrement remasteurisée pour cette version et s’adapter ainsi au rythme des champs de bataille, elle n’innove malheureusement pas.

Pour ce qui est des graphismes, les cinématiques sont soignées et très bien faites. Les petites explications entre deux batailles en simili dessins figés fonctionnent assez bien et le reste du jeu maîtrise bien les capacités de la console.

Quelques trucs et astuces

Voici quelques petites solutions pour vous sortir de pétrins et vous permettre d’avancer sereinement dans le jeu :

Les fées perso 2

Oui, même sans oreilles d’Hylien, nous vous avons entendu pester contre les vils développeurs du jeu à la section précédente. Evidemment, il fallait qu’ils limitent le nombre de fées à quatre alors qu’il y a cinq élément, d’où choix cornélien ! Eh bien pas si vilains que ça en fait, car terminer le monde aventure vous débloquera la cinquième fée, ce qui vous permettra d’en posséder une de chaque élément.

L’épée de Légende et autres armes scellées en violet

Quand vous débloquez l’épée de légende, vous constatez qu’elle possède deux compétences scellées en violet. Ces sceaux dépendent des armes possédées pour être débloquées. Pour débloquer les compétences de l’épée de Légende, et des autres armes qui en posséderaient, il vous faudra débloquer toutes les armes des différents personnages du jeu. Faisant cela, tous les sceaux violets des armes passeront en rouge. Il sera alors nécessaire de battre le nombre d’ennemis indiqué par le sceau rouge (en utilisant l’arme au sceau bien entendu) pour débloquer la capacité de l’arme en question.

Mode héroïque et Skulltulas

Le mode héroïque se débloque automatiquement quand vous terminez le mode histoire pour la première fois, tout comme l’autre moitié des Skulltulas manquantes. Mentionnons au passage que ces Skulltulas supplémentaire ont toutes des conditions particulières pour apparaître sur la map.

Avis de la rédac’

Keul : Un bon jeu bien brutasse je dirais, avec une pointe de Zelda à l’intérieur. Non, pour être sérieux deux minutes, je pense que le format portable de cette version se prête particulièrement bien à ce jeu. Je ne m’imagine pas jouer à Hyrule Warrior dans mon salon sur Wii par exemple car, il faut bien l’avouer, le jeu est un peu répétitif. Enchaîner les batailles pendant des heures ne pourra que vous procurer de la frustration au final et vous laisserez votre jeu de côté… pour au final y revenir un ou deux jours plus tard. Car même s’il est répétitif, Hyrule Warrior Legends possède ce petit plus qui fait qu’on y revient volontiers. Le grand nombre de personnages jouables, l’évolution de l’équipement, le déblocage de nouvelles tenues et armes donne réellement envie de débloquer toutes les batailles. En plus, les contenus téléchargeables offrent des expériences de jeu nouvelles avec des batailles possédant des restrictions particulières. Que du bonheur au final. Petit point noir cependant, la caméra qui a tendance à partir aux fraises dès qu’un boss pointe le bout de son museau. Il devient alors presque impossible de maîtriser correctement ses attaques et de viser juste. Frustrant quand on tente de se débarrasser d’un ennemi particulièrement gênant avant de passer au boss.

Mikaua : Etant une fan inconditionnelle de la saga Legend of Zelda, on aurait pu croire que je hurlerais à l’hérésie… mais pas du tout. Le titre du jeu à lui seul annonce la couleur : on est dans l’univers d’Hyrule, mais inutile de chercher un Zelda classique. Et franchement, j’ai adoré Hyrule Warriors Legends : pouvoir se lancer tête baissée dans la mêlée et venir à bout de hors de monstres à soi tout seul a un côté absolument jouissif – mention spéciale au personnage de Sheik qui fait de véritables massacres à lui tout seul tout en esquivant avec un brio qui fait honneur aux Sheikahs. Et effectivement, le fait qu’il soit sur console portable, et donc jouable partout, lui donne un petit goût de reviens-y pratiquement irrésistible malgré son côté répétitif. Je rejoins totalement Keul sur le problème de caméra face aux boss. Certainement qu’à la base c’était prévu pour simplifier la vie des joueurs en fixant la caméra sur la grosse menace qui est en train de leur foncer dessus ; mais le problème est qu’il devient impossible de cibler autre chose que le boss dès que celui-ci se trouve dans les parages, forçant alors le difficile apprentissage du combat à l’aveugle, où on frappe dans la direction supposée du capitaine ennemi en priant les Déesses de s’en débarrasser rapidement. Outre ce point noir, je conseille vivement ce jeu à tous, c’est un excellent défoulatoire !

Source des images

– Nintendo.fr

– Zelda wiki français

– Wikipedia

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