La Prophétie des pierres / Flavia Bujor

Quand tout ce qui vous raccroche à votre passé sont une pierre magique et une prophétie millénaire, difficile de voir le futur sous son meilleur jour. C’est pourtant le seul point commun entre Jade, Opale et Ambre, trois jeunes filles de quatorze ans dont le monde vient de s’effondrer. Il ne leur reste maintenant plus qu’à trouver le Sage Oonagh, seule personne en ce monde qui connaît leur véritable passé et qui pourra les guider vers le futur qui leur est destiné. Mais la route promet d’être bien plus rude qu’elles ne s’y attendaient et le danger qui les menace pourrait bien se révéler encore plus grand qu’elle ne se l’imaginaient.

Fiche technique

La couverture du livre

  • Auteur : Flavia Bujor
  • Titre : La Prophétie des pierres
  • Date de la première publication : 2002
  • Origine : France
  • Genre : Fantastique, Roman initiatique
  • Niveau : Lecteur débutant

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédient ?

– Une prophétie

– Trois jeunes héroïnes un peu stéréotypée

– Un monde magique féérique qui s’oppose à un monde froid et dénué d’espoir

– Un voyage initiatique typique du Monomythe de Campbell

Trois pierres et une prophétie – l’histoire en quelques mots

Jade, Opale et Ambre sont trois jeunes filles que tout oppose et qui ont grandi dans des milieux diamétralement opposés. Cependant, alors qu’elles approchent de leur quatorzième année, celles-ci semblent rattrapées par un destin cruel qui leur fera abandonner leur famille et leur foyer. Car selon une ancienne prophétie, elles seraient liées à trois pierres, dont elles partagent les noms, qui ont scellé leur destin avant même leur naissance. À leurs quatorze ans, elles entreprennent un voyage dans un pays lointain afin de découvrir quel est leur véritable destin. Mais cette quête n’est pas sans danger et il leur faudra affronter maints périls pour atteindre le sage Oonagh, seul qui pourra leur révéler ce que le monde attend d’elles.

Parallèlement, dans un hôpital parisien contemporain, une autre jeune fille de quatorze ans lutte contre la mort. Répondant au nom de Joa, elle ne parle plus et ne se bat plus depuis des années. Elle rêve cependant, et ses songes l’emportent dans un monde fantastique, habité par la magie et la féérique, où nos trois héroïnes mènent un combat épique. Et au bout de leurs aventures réside peut-être un secret qui pourrait redonner à Joa une raison d’exister.

Quelques mots sur l’auteur et son œuvre

Ce qu’il est intéressant de mentionner sur cette œuvre – et qui entre pour beaucoup dans la composition et le traitement de l’histoire – est que la Prophétie des pierres a été écrite par Flavia Bujor à l’âge de 13 ans. L’oeuvre est donc teintée d’un optimisme à tout épreuve, d’une pensée encore intacte que, si nous avons suffisamment d’espoir, alors tout s’arrangera et tout finira pour le mieux. Par la suite, la Prophétie des pierres a été traduite en 23 langues.

Avis de la Rédac’

Keul : J’ai été assez perplexe en lisant ce roman. D’un côté, l’histoire a du potentiel, même beaucoup de potentiel, et peut même être lue sur deux niveaux bien distincts. On peut voir celle-ci comme une simple aventure fantastique rêvée par la jeune fille dans son lit d’hôpital, ou on peut y voir une critique de notre société actuelle. Le problème est que l’histoire est brouillonne, simple parfois au point d’en devenir simpliste. Il y a énormément de raccourcis, de clichés, et l’enjeu de celle-ci – qui est pourtant de sauver le mode, rappelons-le tout de même – n’est jamais mis en danger par les « épreuves » rencontrées par les héroïnes. En fait d’épreuves, celles-ci sont presque toutes désamorcées avant même de débuter. Un passage rendu impraticable à cause d’oiseaux de proie qui instillent la terreur dans le cœur des gens et qui s’en nourrissent ? Qu’à cela ne tienne, les héroïnes reçoivent une potion immunisante quelques heures avant d’aller les affronter. Les trois filles ne savent pas où aller ? Hop, un vieillard sort de la forêt et peut les aider car il est le seul justement à connaître le chemin. Recourir à ce genre d’aide n’est pas nécessairement mauvais, mais si cela devient récurrent, alors le lecteur a toutes les chances de se lasser. J’ai bien ri par contre quand la mort se met en grève parce que personne ne l’aime, même s’il s’agit là d’un moyen de sauver l’une des héroïnes qui venait de décéder. Plusieurs évènements sont également laissés de côté en route, comme le fait que les héroïnes doivent impérativement être ennemies au début de l’histoire. Au final, on laisse cet élément – pourtant rabâché tout au long du premier tiers du livre – disparaître avec un simple « ah mais au fait, c’est vrai qu’on devait être ennemies, bon eh bien tant pis »  à la fin. Dommage, car cet élément avait l’air d’avoir une importance capitale dans l’œuvre. Au final, on ressent réellement l’âge de l’auteur quand elle a écrit ce roman et on en vient vraiment à se demander si quelqu’un est passé derrière pour effectuer un travail de relecture et proposer quelques réajustements qui auraient rendu le tout moins bancal. Au final, si vous avez l’occasion de le lire, essayez toujours, mais ne vous attendez pas à une épopée épique ni à une histoire d’une grande originalité. L’optimisme de l’auteur risque cependant de faire du bien à votre moral car l’œuvre en est tout simplement débordante.

Source de l’image

www.babelio.com

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