Library wars – Toshokan Senso

La censure est un phénomène qui ne laisse jamais indifférent dans notre société où la liberté d’expression est un droit âprement défendu. Library wars – Toshokan senso a ce combat pour thème central. Une adaptation en manga (sous le titre Library wars – Love and war) et en anime existent, mais c’est au light novel d’origine que nous allons nous intéresser ici.

Titre tel que sur la couverture des light novels

Fiche technique

  • Titre original : Toshokan Senso
  • Auteur : Hiro Arikawa
  • Illustrateur : Sukumo Adabana
  • Genre : Anticipation
  • Nombre de tomes : 4
  • Niveau : lecteur moyen

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédients.

– L’univers des bibliothèques

– Un mélange entre guerre froide et guerre civile

– Des relations entre personnages dignes d’un shojo

L’histoire

Dans un futur alternatif, le Japon, à la suite de la mise en application de la « loi d’Amélioration des médias », se retrouve soumis à une censure très stricte : tout document préjudiciable à l’ordre et à la morale publics se voit confisqué par les Agents Spéciaux d’Amélioration (ASA). Seuls îlots de liberté au milieu de tout cela, les bibliothèques, protégées par une loi particulière, conservent leur droit à proposer librement tous documents à leurs usagers. Le conflit entre partisans de la censure et les bibliothèques se durcit au fil des années jusqu’à ce que, face à la violence adverse, ces dernières doivent se pourvoir d’un corps d’armée pour se protéger : le Corps des Bibliothécaires (CB).

31 ans après la promulgation de la fameuse loi d’Amélioration, nous suivons une nouvelle recrue au sein du CB, Iku Kasahara, une jeune femme idéaliste bien décidée à protéger les livres de la censure afin que chacun puisse lire ce qu’il désire. En secret, la jeune femme cherche également à retrouver parmi les membres du CB un jeune officier qui l’a autrefois protégée lors d’une saisie faite dans une librairie par les ASA. Bien qu’elle ne se souvienne plus de son visage, elle reste confiante, bien décidée à retrouver son « prince » et à le remercier pour tout ce qu’il a fait pour elle.

Extrit de la couverture du tome 1

Illustration de couverture du tome 1

Les personnages

Ne seront cités ici que les personnages principaux de Library wars présents dès les premières pages des light novels, afin de minimiser les spoils.

– Iku Kasahara : grande jeune femme aux capacités athlétiques ahurissantes, elle a intégré le corps des bibliothécaires par idéalisme autant que pour suivre les traces du jeune officier qui l’a sauvée des ASA lorsqu’elle était encore lycéenne. Naïve et d’un tempérament fonceur, elle agit le plus souvent avant de réfléchir, au grand dam de ses supérieurs.

– Atsushi Dojo : le lieutenant Dojo a beau être plus petit que la moyenne, il compense par son professionnalisme et par ses grandes aptitudes, tant au combat qu’au travail de bibliothèque. Cependant, depuis qu’Iku est sous ses ordres, les maladresses continuelles de la jeune femme usent sa patience et il perd son sang-froid plus souvent qu’à son tour.

– Mikihisa Komaki : le lieutenant Komaki est l’adjoint mais également le meilleur ami du lieutenant Dojo. D’un naturel calme et légèrement distant, Komaki ne jure que par la logique et c’est avec rationalité qu’il observe le monde autour de lui et qu’il analyse les interactions entre ses collègues. Toutefois, les joutes continuelles entre Iku et Dojo vont devenir pour lui une source d’amusement perpétuel et l’amener à s’intéresser peut-être d’un peu plus près aux relations humaines au sein de sa brigade.

– Asako Shibasaki : jeune femme au charme ravageur, la camarade de chambre d’Iku est bibliothécaire uniquement. Mais être une non-combattante ne la laisse pas sans atouts : en effet, elle est d’une efficacité plus que redoutable dans la collecte d’informations et semble toujours être au courant de tout et avant tout le monde.

Le style

Library wars étant un light novel, un genre qui s’adresse principalement aux jeunes adultes, l’auteur a choisi un style simple qui ne rebutera pas d’emblée les lecteurs occasionnels. On a une bonne alternance entre les séquences au rythme soutenu – lors de combats par exemple – et d’autres plus calmes, où on découvre la vie quotidienne des personnages. De très bonnes questions sont également posées dans les différentes manières de traiter avec la censure, que ce soit en la combattant ou en s’en accommodant, et les différentes pistes de réponse sont présentées de manière clair et bien expliquée, c’est un plaisir de s’interroger soi-même sur les sujets évoqués et de confronter son propre point de vue à celui des personnages.

Correspondance avec le manga

Pour éviter de vous auto-spoiler l’histoire, voici les correspondances au niveau du scénario principal entre le light novel de Library wars et son adaptation en manga :

Tome 1 du light novel :

– Du volume 1 au volume 4

Tome 2 du light novel :

– Du volume 4 au volume 8

Tome 3 du light novel :

– Du volume 8 au volume 11

Tome 4 du light novel :

– Du volume 12 au volume 15

Avis de la rédaction

Library wars a la chance d’avoir un scénario qui peut séduire plusieurs publics : autant les amateurs de comédies romantiques que ceux préférant une histoire plus sérieuse posant de bonnes questions seront servis ; les deux côtés du scénario se soutiennent l’un l’autre sans se faire de l’ombre.

Mention spéciale pour le soin apporté à l’univers : étant bibliothécaire moi-même, j’ai reconnu avec plaisir de grands classiques du métier, que ce soit au niveau des relations avec les usagers ou dans les techniques ou infrastructures spécifiques. L’auteur a très bien fait ses recherches et c’est ce qui fait la moitié du charme de cette histoire.

A noter toutefois que les éditions Glénat ont publié ce light novel sans illustrations internes. Selon les codes habituels de ce genre, il devait y avoir de telles illustrations dans la version originale, mais soit aucun accord n’a pu être trouvé avec l’illustrateur, soit ce fut un choix fait pour offrir une présentation plus traditionnelle au public occidental.

Une très bonne série, en tous les cas, qui se lit avec plaisir tout en permettant de s’interroger sur le sujet important de la liberté d’expression.

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3 Réponses

  1. Mikaua dit :

    Amusant, c’est aussi par le manga que j’ai commencé – et je compte bien en faire un article pour le moulin à bulles plus tard.
    Si tu as aimé le shojo, je te conseille vivement de lire les light novels, certains des thèmes sont traités de manière plus approfondie et ça permet un autre éclairage sur l’univers. Franchement, c’est très intéressant. Et avec le visuel des personnages déjà en tête, c’est que du bonheur !

  2. Kyrielle dit :

    Jamais lu le light novel mais le manga est vraiment super. Les dessins sont très beaux, le découpage bien maîtrisé sans parler de l’action qui est bien intégrée dans l’histoire

  1. 5 juin 2017

    […] un rien compliquées, venez découvrir Library Wars – Love and War. Tiré du light novel Toshokan senso, ce shojo vous montrera le monde des bibliothèques sous un angle différent et plus amusant […]

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