Magic – The Gathering Arena

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Informations techniques

Le visuel du jeu

  • Nom: Magic : The Gathering Arena
  • Éditeur : Wizards of the Coast
  • Développeur : Wizards Digital Games Studio
  • Concepteur : Richard Garfield
  • Plate-forme : Microsoft Windows, macOS (fin 2020)
  • Date de sortie : Worldwide, 26 septembre 2019
  • Genre : Jeu de cartes à collectionner
  • Mode de jeu : Multijoueur compétitif
  • Langue : Multilingue
  • Age : 13+

Cours d’histoire de la magie

C’est autour de 1982 que Richard Garfield commence à développer le jeu Magic : The Gathering (pendant ses études, avec ses camarades comme cobayes testeurs), mais c’est en 1993 que Wizards of the Coast le publie et le distribue dans les commerces.

Magic est le premier jeu de cartes à collectionner et reste aujourd’hui un des plus répandus (environ 20 millions de joueurs en 2015).

Malgré son succès, Magic n’était que peu représenté dans le monde vidéoludique ; il existe certes une version Magic : The Gathering Online, mais l’investissement financier pour y jouer est équivalent à celui du jeu en version papier (qui est quand même assez conséquent si vous voulez participer à des événements intéressants) et la version Online souffre de quelques problèmes dans son interface ainsi que d’une réputation qui s’est un peu détériorée au fil de ses différentes versions. Il existe aussi une série de jeu « Duels of the planeswalkers », disponible sur plusieurs supports (en fonction de l’épisode) qui était plutôt sympa, mais était malheureusement beaucoup trop limitée en nombre de cartes et en possibilités, tout en étant graphiquement bof comparé au concurrent direct : Hearthstone.

Peut-être en partie à cause de ce concurrent justement, Wizards of the Coast a décidé de créer Arena, une adaptation fidèle du jeu de cartes d’origine. Pas de paquets de cartes faits à l’avance (enfin si, mais j’y reviendrai plus tard) et vous obligeant à jouer telle ou telle stratégie, plus d’interface minimaliste, cette fois on a un jeu au potentiel énorme avec de nombreuses animations, des effets bien jolis et une interface efficace (ce qui n’était pas gagné d’avance, au vu de la complexité du jeu et des premières interfaces de la beta).

You are a planeswalker, Harry

Magic : The Gathering Arena met les joueurs dans la peau d’un planeswalker, un sorcier capable de se déplacer d’une dimension à une autre. Les joueurs vont s’affronter avec pour objectif de réduire les pv de l’adversaire à 0 (oui, je sais, il y a d’autres moyens de gagner, mais on va rester sur la plus simple et accessible, merci). Pour cela, il va falloir invoquer des créatures et utiliser des sorts ayant différents effets pour prendre l’avantage et remporter la victoire.

Comment ? Vous ne savez pas comment invoquer une créature ou lancer un sort ? Il suffit d’utiliser du mana, voyons ! Le mana est la ressource principale du jeu, on en gagne en utilisant des cartes capables d’en créer, généralement les terrains.

Les terrains sont des cartes spéciales : elles ne coûtent aucun mana ; mieux, elles en créent. Par contre, on ne peut en poser qu’un seul par tour, il va donc falloir faire attention pour poser le bon.

Les terrains peuvent créer du mana de 6 couleurs différentes : vert, rouge, noir, bleu, blanc et incolore. Vous l’avez compris, différentes couleurs de mana permettent d’utiliser différentes couleurs de sorts et de créatures.

Ainsi chaque carte a un coût ; pour l’utiliser, il faut s’acquitter de ce coût avant toute chose. Chaque carte possède aussi une couleur, définie par la couleur du mana qu’il faut dépenser pour l’utiliser. Chaque couleur a ses propres thèmes et mécaniques, permettant de créer des synergies et des combinaisons amusantes une fois qu’on a pris le jeu en main, et de trouver le style de jeu que l’on préfère.

Chaque joueur possède un deck, un paquet de 60 cartes (jamais moins ; on peut en mettre plus, mais je vous laisse calculer les probabilités de piocher une bonne carte quand vous en avez 200). Au début de la partie, chaque deck est mélangé et chaque joueur pioche 7 cartes. Si elles ne lui conviennent pas (le coût en mana est trop cher, pas de terrain, ou trop de terrain, …) un joueur peut les mettre de côté et en retirer 7, mais il n’en gardera que 6 (il en remet une dans le deck).

Magic – The Gathering Arena Deck

Une bonne construction de deck est obligatoire pour pouvoir palier à toutes les situations

Quand les 2 joueurs ont choisi de garder leurs cartes, la partie commence. Chacun son tour, les joueurs peuvent effectuer différentes actions : poser un terrain, lancer un sort, attaquer, … Certaines actions ne peuvent être faites qu’à un moment donné, d’autres peuvent même être faites durant le tour de l’adversaire. A vous de choisir la bonne action au bon moment.

Le jeu vous offre des cartes pour commencer et vous aurez chaque jour des quêtes permettant de gagner un peu d’or pour acheter des cartes ou participer aux nombreux événements que propose MTGA chaque semaine.

Plus en détails : Avant d’aller plus loin, je voudrais préciser quelques petites choses, notamment pour ceux qui connaîtraient déjà un peu le jeu Magic. Je vais faire en sorte d’être le plus compréhensible possible, mais je ne promets rien de plus.

Le jeu est au format Standard. Les formats sont des catégories de jeux dans Magic (comme à la boxe : légers, moyens, lourds, …), ils définissent entre autres quelles cartes peuvent être jouées ou pas. Cela signifie que le mode de jeu principal suivra les rotations (changements de cartes utilisables) de ce format, comme pour la version papier. Le jeu ayant été lancé l’année passée, il n’y a pas toutes les cartes d’avant 2018, par contre Magic : The Gathering Arena suivra l’évolution du jeu papier, toutes les futures cartes seront ajoutées. Au moment des rotations, vous ne perdrez aucune carte (étant donné que certaines ne seront plus autorisées), il y a en effet des modes de jeu qui permettent de jouer les cartes des anciennes extensions.

Les parties sont très proche de celles sur tables

Le jeu possède une fonction d’aide pour le paiement des cartes : le système sélectionne et engage directement les terrains les plus logiques en fonction des terrains disponibles et des cartes en main ; cependant, il reste tout à fait possible de faire cela manuellement si le système ne prend pas en compte votre stratégie ou qu’il a un raté.

Magic : The Gathering Arena jeu

Système et économie

Autant le dire tout de suite, le jeu Magic en version papier est pay-2-win. Il faut avoir les bonnes cartes pour pouvoir créer un deck qui soit efficace et agréable à jouer.

Ce dernier point est aussi vrai pour Magic : The Gathering Arena : sans les bonnes cartes, il est difficile de se faire une bonne place dans le classement. Par contre, là où le jeu papier nous force à acheter les cartes à la pièce, MTGA ne le permet pas, impossible « d’acheter » une carte précise. On ne peut qu’acheter ce qui s’appelle des boosters (un paquet de 9 cartes, avec une rare dedans). On peut acquérir ces boosters de différentes façons : avec l’argent du jeu, avec de l’argent réel, ou en récompense des différents et nombreux événements proposés par MTGA (qui en offre souvent une rien qu’en ayant participé, quel que soit notre performance). Le seul moyen de débloquer une carte précise est l’utilisation d’une carte joker (wildcard) ; ces jokers permettent de débloquer définitivement une carte de même rareté et de l’ajouter à votre collection. On trouve parfois des jokers dans les boosters et, si vous n’avez pas de chance, vous en obtiendrez une rare et une peu commune tous les 6 boosters ouverts.

Magic : The Gathering Arena récompense

Il est possible de gagner diverses récompenses en menant à bien les quêtes proposées

Magic : The Gathering Arena a un modèle économique free-to-play, on peut jouer gratuitement au jeu et on peut avancer plus vite ou personnaliser son expérience avec des micro-transactions, le jeu possède aussi un système de « mastery », un niveau de joueur qui offre des récompenses lorsque l’on atteint certains paliers. Ce système est décliné en 2 versions : une gratuite et un payante ; la version gratuite offre des récompenses (souvent des boosters) accessibles à tous jusqu’au niveau 70 environ, la version payante offre des récompenses supplémentaires et va jusqu’au niveau 100.

Chaque jour, le jeu propose une quête qui permet de gagner de l’or du jeu et des points d’expérience pour la mastery. Il y a aussi un système de victoire hebdomadaire et journalière qui permet de gagner de l’xp de mastery, de l’or et quelques cartes (bien pratique au début).

Au début du jeu, vous recevez des cartes gratuitement ; plusieurs decks sont disponibles et les premières quêtes que le jeu vous proposera vous ferons gagner d’autres decks (et donc les cartes qui sont dedans), cela permet d’avoir rapidement accès à une bonne collection de cartes pour participer aux événements.

Pour peu que vous soyez patients, vous pourrez jouer au jeu sans dépenser le moindre centime.

Le jeu vous proposera aussi un tutoriel et il y a un mode de jeu contre l’IA pour apprendre à jouer en douceur.

Niveau graphique et sonore, ce n’est pas une révolution, mais les animations sont fluides et le rendu est joli à regarder. Après, ça reste un jeu de carte à collectionner, c’est pas Crysis non plus.

Avis de la rédaction

Wile : Jouant au jeu papier depuis trèèèèèèèèèèèèès longtemps (on est tous vieux dans cette rédac) j’apprécie beaucoup ce jeu, qui a des animations et des graphismes comme dans Hearthstone. Là où les Duels of the planeswalkers m’avait laissé une petite déception en terme de contenu disponible et de création de decks, Magic : The Gathering Arena est pour moi une franche réussite. Pouvant être joué de façon occasionnelle ou au niveau e-sport (des tournois ont déjà eu lieu, bien d’autres sont prévus) et les événements IRL étant de plus en plus rares, dans ma région, je suis très content de pouvoir jouer ainsi bien au chaud dans mon fauteuil, un chocolat chaud à la main, sans devoir supporter ces choses qui nous tournent autour continuellement (ah, on me dit que ce sont des gens, qu’il y en a partout et que d’interagir un peu plus avec eux ne me ferait pas de mal ; par contre je ne comprends pas la comparaison avec un ours mal léché).  Sur ce, je vous laisse, mon chocolat est chaud

Sources des images

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