Métabarons

la-caste-des-metabaronsUn univers vaste où se côtoient des puissances incommensurables et où l’humanité a presque tout perdu. Plongée dans une transe débilitante, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même et c’est à vous, Métabarons, qu’incombe la tâche de redonner un sens à votre statut d’être humain. Parcourez plus de 22’000 mondes et affrontez des races et des empires exotiques pour tenter de vous faire une place, si possible une place de choix, dans cet univers en perdition.

Informations techniques

Le livre des règles des Métabarons

Le livre des règles des Métabarons

  • Titre: Métabarons
  • Type : Space Opera
  • Editeur : Yéti Entertainment
  • Auteurs : Aaron Allston ; Julien Blondel ; Fred Le Berre ; Kurt McClung ; Daniel Scott Palter ; Peter Schweighofer
  • Année: 2001
  • Système de Jeu : D6 Système
  • État actuel : Indisponible

Concept de base

L’Emperoratriz, les Maganats, les Techno-Technos, et l’Ekonomat, telles sont les factions qui prirent le pouvoir de l’univers après la fin de sa conquête. Établissant une paix fragile, basée sur des accords qui le sont encore plus, tous les dirigeants tentent de se maintenir au pouvoir par tous les moyens possibles et imaginables. Et s’il faut pour cela maintenir la population des différents mondes gouvernés dans une sorte de transe débilitante et bannir jusqu’à la définition même de l’amour, qu’à cela ne tienne ! L’humanité se voit donc bloquée dans ce rêve éveillé nommé le Nécrorêve, qui les empêche de penser correctement et de vivre tout simplement. Mais tous ne subissent l’emprise du Nécrorêve imposé par l’Imperoratriz. Pirates, Psychoterroristes, Aliens, Mutants, activistes politiques et autres personnes ayant un esprit suffisamment puissant pour rejeter le Nécrorêve luttent pour ramener leur humanité à ceux et celles qui l’ont perdue. Tels sont les personnages qui seront incarnés par les joueurs, les Méta barons

Le Necrorêve

Guide d'univers des Métabarons

Guide d’univers des Métabarons

Lors de son développement, l’humanité a perdu presque tous ses repères. Elle vit aujourd’hui dans une sorte de transe qui lui ôte presque toute capacité de réflexion. L’amour est un concept oublié, effacé des mémoires, et il ne reste aujourd’hui que le matérialisme poussé dans des extrêmes inimaginables. Tel est le Nécrorêve, cette transe qui sert à maîtriser la population en la poussant à acheter toujours plus, à consommer sans relâche. Pour ce faire, le Necrorêve emploie les publicités de la 3DTV, qui gave alors les téléspectateurs de meurtres, de catastrophes, de suicides, de combats à mort en direct et d’autres atrocités innommables. Mais le Nécrorêve ne se limite pas à la 3DTV. Quand cela s’avère nécessaire, une forme d’intrusion mentale qui s’attaque directement au cerveau des victimes pour leurs implanter certaines de leurs idées. L’Homme n’est donc plus réellement un homme, car il a depuis longtemps perdu son humanité, noyée dans le Nécrorêve ; et c’est là qu’interviennent les Métabarons, en revendiquant des idéaux, des notions de liberté et en rejetant le Nécrorêve.

Système de jeu

Comme ce fut le cas pour les deux premières éditions de Starwars en français ou Ghostbusters, Men In Black, DC Universe et quelques autres en anglais, Metabarons se base sur le système D6 (D6 System en anglais). Il s’agit d’un système de jeu très simple, qui favorise l’action. En quelques mots, chaque compétence et attribut du personnage est défini par un nombre de dés à six faces qu’il faudra lancer lors de la résolution d’une action. Les personnages sont créés à partir d’archétypes qui sont conçus pour favoriser l’héroïsme, les combats et les batailles haletantes. Il existe peu d’archétypes, mais des règles pour en créer de nouveaux, personnalisés, permettent de grandement étoffer le panel de personnages jouables.

Les personnages incarnés par les joueurs se voient également fournir des points spéciaux, appelés les points d’ « Aramax ». Ces points leurs permettent d’effectuer des actions héroïques et d’en faire les égaux des plus puissants Métabarons. Cependant, si les points d’ « Aramax » deviennent moins nombreux que ceux de « Nécrorêve », le joueur n’a plus qu’à rendre sa feuille au Maître du Jeu Afin d’éviter cela, il suffit de s’en tenir à ce principe : l’Honneur ne saurait souffrir le moindre compromis.

De la BD au Jeu de rôle

L'une des Bandes dessinées de la Caste des Nétabarons

L’une des Bandes dessinées de la Caste des Nétabarons

Il est intéressant de savoir que le jeu de rôle des Métabarons est directement tiré de la bande-dessinée de la caste des Métabarons. Les modèles des personnages incarnés dans ce jeu de rôle sont également présents dans ces bandes-dessinées. On trouvera entre autre les sources dans les bandes-dessinées de A. Jodorowsky : « l’Incal », dessinées par Moebius, « Avant l’Incal », dessiné par Janjetov, « Après l’Incal », dessinées par Moebius, et « Les Métabarons », dessinées par Gimenez. On doit cette adaptation à l’association de Yéti Entertainment et de WEG, qui ont développé les deux manuels de base en français et en anglais de manière simultanée. Par la suite, les suppléments se sont développés indépendamment dans chacune des langues.

Avis de la Rédac’

Les Métabarons représentent un excellent Space Opéra, avec des batailles galactiques haletantes, des explorations de planètes éloignées, mais également une foule d’autres aventures cosmiques aussi variées que palpitantes. Vos personnages sont capables de prouesses surhumaines grâce à l’Aramax qu’ils emploient en accord avec leur code de l’honneur. A vous, maître du jeu, de surveiller que celui-ci est scrupuleusement respecté, car il sera la cause de la mort de nombre de vos personnages, qui se retrouveront prisonniers du Nécrorêve s’ils ne font pas attention. La gestion de l’Aramax ressemble alors à une gestion d’alignement classique qu’on trouve dans de nombreux autres jeux de rôle. L’Aramax est fonction de l’idéal du personnage et les pouvoirs qu’il octroie le sont également. Une nature guerrière fera que l’Aramax sera presque toujours utilisable en combat pour améliorer ses capacités et compétences par exemple. Le fait que ce JDR soit tiré d’une bande-dessinée est à la fois un avantage et un inconvénient, car il ne reprend pas tous les éléments de la série. Mais le guide d’univers contient quand même les bases et le background nécessaires à tous les néophytes pour bien débuter l’aventure. La lecture des bandes-dessinées est tout de même un plus non négligeable. Pour les aides de jeu, il existait un site internet en français, aujourd’hui malheureusement fermé. On trouve encore des aides de jeu sur la Scénariothèque,  comme quelques web-fanzine, le Néo-Mail Intergalactque. Au final, le jeu de rôle est vraiment très beau, avec des illustrations dignes de la bande-dessinée de laquelle il est directement inspiré. Le système de jeu est basique mais possède quand même différentes règles qui permettent d’étoffer le système de base. On pourra cependant reprocher un certain brouillon au niveau de la répartition des règles, qui sont quelques peu difficiles à trouver. On se perd facilement dans ses pages et on se laisse malgré nous distraire par les images, oubliant parfois ce qu’on est venu y chercher. Certaines descriptions restent assez vagues et il est malheureusement nécessaire de se plonger dans les BD pour pallier à ces petits problèmes ou broder sur les descriptions de base, ce qui n’est pas nécessairement souhaité quand on évolue dans un univers qui possède plus de 22’000 mondes. Au final, on se trouve devant un bon JDR avec d’énormes possibilité pour peu que vous soyez motivés à jouer à du Space Opéra. A tester donc si vous en avez l’occasion.

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1 Réponse

  1. 14 juillet 2016

    […] : Metabarons ; Star Wars […]

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