Mulaka

Envie de soleil, de vous dépayser un peu en sortant de nos traditionnels mythes occidentaux ? Mulaka, inspiré de la culture d’indiens du nord du Mexique, est un jeu indépendant qui vous mettra dans la peau d’un chamane luttant contre la noirceur qui envahit les terres et les coeurs de son peuple.

Présentation du jeu Mulaka

Informations techniques

  • Nom : Mulaka
  • Éditeur et développeur : Lienzo
  • Console : Switch, PS4, Xbox One, PC
  • Année de sortie : 2018
  • Genre : Aventure, Action
  • Classification : +12

De quoi ça parle ?

Les Tarahumara, ou aussi Raramuri dans leur propre langue, sont un peuple qui vit au nord du Mexique. Enfants des étoiles, ils ont par leurs danses sculpté la terre et fait croître la végétation. Mulaka est un Sukurúame, un de leurs chamanes, et les esprits lui envoient un rêve le prévenant que la fin du monde est proche. Mulaka entreprend alors un périple afin de combattre la noirceur qui gagne les terres et le cœur des habitants.

Sur son chemin, il cherchera de l’aide auprès des demi-dieux et devra affronter de terribles ennemis afin d’inciter lesdits demi-dieux à lui confier leurs bénédiction et lui offrent ainsi de nouveaux pouvoirs.

Mulaka et les demi-dieux qui lui offriront ses pouvoirs

Mulaka, avec derrière lui les demi-dieux

Au final, il lui faudra se rendre dans le Monde du Dessous, pour combattre le terrible Teregori, l’esprit qui se cacherait derrière tout cela.

En partie, ça donne quoi ?

Le joueur incarne donc Mulaka le Sukurúame, armé de sa fidèle lance.

Le protagoniste principal de Mulaka, avec sa fidèle lance

Le chamane Mulaka

Au tout début, le gameplay est basique : un bouton pour esquiver, un autre pour sauter, et trois types d’attaque à la lance : l’une normale et rapide, l’autre lente mais puissante, et enfin la possibilité de projeter l’arme pour une attaque à distance (nul besoin de munitions, jeter la lance la rend seulement indisponible pour quelques secondes). Mulaka possède également une vision spirituelle, qui puise dans sa magie mais qui permet à la fois de révéler des choses invisibles, comme les esprits errants ou certains ennemis camouflés, et de révéler la direction à suivre pour trouver tel ou tel élément important situé à proximité – un peu comme une boussole qui pourrait montrer plusieurs objectifs à la fois. Enfin, Mulaka possède trois « âmes », qui représentent en quelque sorte ses points de vie. Chaque coup encaissé entamera la résistance des âmes, l’une après l’autre, et si toutes trois sont consumées, ce sera game over.

Mulaka en plein combat

Petit aperçu d’un combat de Mulaka, avec les trois vies et la magie en haut à gauche

Par la suite, grâce aux bénédictions des différents demi-dieux, il sera possible d’acquérir des pouvoirs de métamorphose qui offriront de nouvelles capacités : voler avec le pic, faire des attaques puissantes avec l’ours, bondir au loin avec le cougar, etc. Impossible toutefois de se promener en forme animale à longueur de niveau : tous ces pouvoirs puisent rapidement dans l’énergie magique de Mulaka, ce qui en limite énormément l’usage. Heureusement, ladite barre de magie remonte assez vite.

Mulaka peut se changer en oiseau pour voler.

Voler s’avère rapidement très utile pour explorer le terrain

Les différentes zones fonctionnent toutes selon un même schéma général : il faut d’abord explorer le niveau afin de récolter trois pierres magiques, qui peuvent être cachées dans des jarres, venir en récompense d’un combat, ou à d’autre conditions encore. Une fois les trois pierres réunies, elles ouvriront le portail de fin de zone. Derrière se trouvera le boss, et le vaincre permettra de terminer la zone et d’ouvrir le passage vers la suivante, jusqu’à atteindre l’ultime zone, le Monde du Dessous, où attendra le boss final. Suivant la zone, cela pourra également permettre de recevoir la bénédiction du demi-dieu local.

L'un des boss de Mulaka

Et niveau Boss, Mulaka aura de sérieux adversaires !

Enfin, chaque ennemi tué offre des Korima (sorte de monnaie), dont vous pouvez ensuite vous servir auprès d’une certaine marchande pour acheter diverses augmentations, pour la lance ou la résistance aux attaques par exemple.

Pour les amateurs d’exploration, il y a diverses choses à récupérer dans chaque zone pour les compléter à 100% : d’un côté les esprits errants, et de l’autre les « trésors » ou « endroits spéciaux », qui peuvent ressembler pratiquement à n’importe quoi et ne se distinguent que par les étincelles dorées qui flottent au-dessus. Ces derniers permettent d’en apprendre un peu plus sur la culture Tarahumara en offrant pour chaque objet ou lieu une petite explication ou un morceau de mythe.

Niveau graphismes, tout apparaît en polygones, que ça soit les personnages, les ennemis ou les décors, donnant l’impression de se balader dans un univers d’origamis aux couleurs vives et chaudes inspiré de la culture et de la région des Tarahumara. Les musiques sont également inspirées de cette culture et ont été enregistrées avec des instruments traditionnels. De plus, de nombreux effets sonores ont été enregistrés directement à différents endroits du nord du Mexique.

Un décor de forêt dans Mulaka

Une forêt traversée par Mulaka semble faite en papier plié

Un petit plus

Une part de l’argent gagné par le jeu Mulaka ira à la protection de la sierra Tarahumara et aidera également à renforcer la culture des Raramuri.

Avis de la rédac’

Mikaua – Mulaka est parti d’une idée très alléchante : se baser sur la culture et les traditions des Tarahumara et en faire un jeu qui leur rendrait hommage et les ferait connaître. Toutefois, j’avoue avoir été un peu déçue. On a quelques aperçus de cette culture et de ses mythes, mais je m’attendais à bien plus de la part d’un jeu entièrement basé dessus. S’il n’y avait pas eu assez de place dans le jeu lui-même, j’attendais des documents à découvrir hors-jeu, un peu comme l’avait fait le jeu Never Alone avec ses vidéos – que j’avais beaucoup aimées d’ailleurs. Mais rien de tout cela, juste ces bribes attrapées dans le jeu, et qui une fois le boss final exterminé semblent maigres. De même, le scénario est très minimaliste, et les dialogues avec les pnj assez pauvres ; une nouvelle déception pour moi, qui peut tout pardonner à un jeu du moment qu’il m’offre un bon scénario. Si les graphismes en jeu sont moyens, j’ai par contre bien aimé ceux des cinématiques : ils étaient beaucoup plus vivants que le reste, malgré la prédominance du noir-blanc. Au final, je retiens surtout du jeu sa musique, qui elle met vraiment dans l’ambiance, le reste étant plutôt moyen. Et si vous voulez en apprendre plus sur les Tarahumara, allez plutôt dans le dossier de presse de Lienzo, qui a un peu plus de consistance.

Sources

https://www.lienzo.mx/mulaka/

https://www.nintendo.com/games/detail/mulaka-switch

Source des images

Dossier de presse préparé par Lienzo

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