Ōkamiden

Ōkamiden est un jeu d’action-aventure développé par Capcom pour la console Nintendo DS. Il s’agit d’une suite directe du titre sorti sur PlayStation 2 et Wii, Ōkami. Ōkamiden vous propose de jouer la progéniture des héros d’Okami. Dans un Nippon en paix, vous devrez lutter contre le retour des démons que vous aviez renvoyés lors du premier opus de la série.

Informations techniques

La jaquette du jeu

  • Titre : Ōkamiden
  • Éditeur : Capcom
  • Développeur : Capcom
  • Concepteurs: Kuniomi Matsushita et Motohide Eshiro
  • Console : Nintendo DS
  • Date de sortie : septembre 2010
  • Genre : Action-Aventure
  • Mode de jeu : Solo
  • Âge : 10+

L’histoire et l’univers

… Nippon vit en paix. Amaterasu a vaincu toute trace de présence maléfique et est retournée sur la plaine céleste avec Waka. Quelques mois se sont écoulés depuis et Susano (un autre héros important d’Okami, pour le cas où vous n’avez pas joué à Okami) a un fils avec Kushi (sa chérie, donc), appelé Kuro. Manque de pot, un nouveau mal est en route pour menacer le monde, et le fils d’Amaterasu a été envoyé sur Terre pour vaincre ce nouveau fléau. Chibiterasu – car tel est son nom – rencontrera Kuro, qui l’accompagnera en partie dans sa quête.

Le héros de votre aventure

Le scénario, en fait, est relativement dur à résumer. Pour ainsi dire, c’est impossible. Car vous spoiler quoi que ce soit vous enlèvera une grande partie de plaisir dans ce jeu. Car le scénario, il est bien. J’hésite à dire qu’il est mieux que celui d’Okami. J’hésite même à dire qu’Okamiden est encore meilleur qu’Okami, car il le surpasse dans pas mal de points, en fin de compte. Je me contente donc de vous dire ce qu’on savait déjà. Vous allez forcément revisiter certains endroits qu’on a déjà vus dans Okamiden et c’est intéressant de voir l’évolution.

On joue donc la progéniture des héros d’Okami. Chibiterasu – encore appelé « Mudd » par Kuro – ainsi que Kuro – donc le fils de-je-sais-plus-quel-âge de Susano. J’ai dit que seulement quelques mois se sont passés, mais vous ne jouez pas un bébé, qu’on se comprenne, et il n’y a pas d’incohérence temporelle dans le lot. Mais je ne vous dirai rien de plus. Rien de rien. Jouez, ça vaut le coup, vraiment.

Okamiden m’a fait verser une larme ou deux, tellement il est émouvant. Okamiden m’a fait éclater de rire à me rouler par terre, tellement certaines blagues je les trouvais drôles. Okamiden, c’est moins épique, mais tellement génial.

Gamplay – Ce que Zelda DS aurait dû être…

Okamiden donne l’exemple de ce que Spirit Tracks ou même Phantom Hourglass auraient dû être. Une collaboration très bien exploitée, mise en scène et gérable entre Chibiterasu et son partenaire. En temps normal, le louveteau transporte son copain sur le dos ; si vous avez besoin de lui, vous le déposez par terre avec une simple pression sur le bouton X. Avec L ou R, vous appelez l’écran de dessin – comme j’appelle ça – et vous tracez le chemin à faire de Kuro. Simple mais efficace. Mais non seulement l’utilisation du partenaire est facile à prendre en main et bien gérée, mais le jeu a également été bien construit. Tout du long, c’est équilibré, et vous vous servez beaucoup et de manière intelligente de votre compagnon dans des environnements et donjons différents, allant de la forêt à la glace. Ca change de Zelda de Spirit Tracks, qu’on ne pouvait utiliser que dans la tour centrale, et des donjons qui ont tous la même gueule. Okamiden montre à Nintendo comment on fait ça bien comme il faut.

Des graphismes qui font penser au premier opus

Et le gameplay en général est juste quasiment parfait. L ou R pour appeler l’écran à dessin. Y pour attaquer, X pour le partenaire A ou B pour sauter (je ne sais plus, mea culpa, alors que j’y ai rejoué hier). Croix pour diriger. La seule chose qui peut être embêtant est le fait de devoir lâcher une main pour dessiner. Etant gauchère, j’ai lâché la croix de direction, ce qui faisait que dans le combat je pouvais continuera à attaquer tout en me servant du brush (pinceau pour les francophones). Mais rien ne peut être parfait dans la vie. Ils ont ajouté des couleurs aussi. Fini les traits où vous n’êtes pas sûrs et certains que ça marchera. Dans Okamiden, quand vous vous servez de vos pouvoirs, cela se colorie pour certains. Ainsi, quand vous utilisez une source de feu pour enflammer un ennemi – et que vous devez donc dessiner un trait allant du feu à l’ennemi – le trait deviendra orange pour vous montrer que c’est bon, que le jeu a bien compris ce que vous voulez faire. Bleu pour l’eau, jaune pour la foudre, vert pour les lianes. Je bénis cette innovation. Vraiment. Au stylet, la chose devient plus précise et gérable aussi, et contrairement à Okami, il y a peu, très peu, de traits dans le vide. Je me souviens encore amèrement de mes premiers essais de coupe dans Okami, j’ai dû prendre une demie heure à une heure pour réussir à couper ces putains de barrières alors que je faisais des lignes horizontales droites comme on me le demandait. Dans Okamiden, c’est fini ce désespoir. Plus de « mais non de non, j’ai dessiné un cercle, alors pourquoi tu fleuris pas, stupide arbre ?! ».

Je ne peux aussi, comme déjà dit, qu’être en admiration face au level design et la construction en général du jeu. Encore un « putain quoi, Zelda aurait dû être ça » qui vous donne réellement envie de brûler votre cartouche de Spirit Tracks bien lentement pour lui offrir une mort bien douloureuse. Ou d’envoyer un mail à Miyamoto en lui disant de jouer à Okamiden et que peut-être il se rappellera à quoi Zelda est censé ressembler au niveau fun, level design et gameplay.

Les armes de Chibiterasu sont les mêmes que sa môman : miroir, chapelet, épée.

Ah, et les combats ! Peut-être un peu plus rigides, mais plus durs que ceux d’Okami. Il devient bien plus vital de trouver la bonne technique céleste à appliquer pour finir rapidement l’ennemi en face que dans Okami. Ce qui m’aura d’ailleurs fait jurer 2, 3 fois car j’ai l’habitude de poutrer dans le tas avec Amaterasu. Bah mince, avec Chibi, ça ne marche pas.

Et les combats contres les boss, ils exploitent très bien aussi le gameplay, la co-op des deux personnages et tout.

Chibiterasu – Badass wolf in training

Quelque chose que j’ai aussi énormément apprécié dans ce jeu-vidéo est le personnage de Chibiterasu. Déjà, il est à croquer (mais trop), mais en plus c’est un personnage bien plus intéressant qu’Amaterasu. Il en va de même pour son partenaire, qui est plus intéressants que les PnJ importants d’Okami. La raison est relativement simple : dans Okami, on jouait déjà un héros expérimenté. Amaterasu a déjà sauvé le monde par le passé, Ushiwaka a pas mal d’expérience sur le dos et le jeu se résume surtout à être épique. Dans Okamiden, il est moins épique, mais on s’attache bien plus aux personnages. Ils sont inexpérimentés. Chibiterasu, Kuro et les autres apprennent tout du long du jeu, et réagissent en conséquence, ce qui rend les personnages bien plus vivants et expressifs, malgré les limitations de la DS, que ceux d’Okami.

Dans Okami le seul à avoir ce genre d’évolution est Issun. Et Issun, on aimerait bien qu’il se la ferme, en fait.

Un univers très ancré Japon

Chibiterasu étant donc un dieu en entraînement (je suis sûr qu’il lit « comment être un dieu du soleil pour les nuls » la nuit), il a par exemple, l’encre qui s’épuise et qui ne se recharge pas, au contraire de sa chère mère. Seul, il ne peut rien faire (du moins du point de vu scénaristique et dans les donjons) et est dépendant de l’aide de son partenaire.

Chibiterasu est donc bien plus vivant aussi qu’Amaterasu, qui était plutôt blasée. Il fait plein de trucs, il réagit souvent, il est pas content, il pleure, il râle, et c’est chouette. Il arrive des choses qu’il a pas envie qui arrivent et il est pas content et il le montre, il essaie quand même de faire des trucs. Il déprime, bref.

Tout les personnages d’Okamiden (même ce chiant de Kurow avec ses « dude » à chaque fin de phrases), on finit par les aimer avec leurs sautes d’humeur, leur évolution psychologique et tout. Les personnages sont complètement perdus au début, et ils évoluent, c’est cool.

J’ai vraiment, mais vraiment adoré ça. Et c’est bien ça qui m’a fait verser une larme à la fin. Parce qu’on s’attache à tout ce petit monde et que… que….

Ce qui peut faire tiquer les joueurs d’Okami

Evidemment, entre PS2/Wii et DS, il y a un monde. Si vous avez l’habitude d’Okami vous allez être temporairement dérangé par deux, trois petites choses, mais qui ne sont pas des défauts, mais juste des changements dû au support, la DS ne pouvant pas faire aussi bien que PS2/Wii.

Les lieux perdent beaucoup de détails. Adieu les petits animaux un peu partout, plein de maisons à visiter (Sei-san m’aura fait regretter ma Wii 2 secondes, la cité paraît tellement vide sur DS alors que dans Okami c’était juste bien).

Chibiterasu se dirige moins bien qu’Amaterasu, il peut sembler être un tracteur le temps de s’y habituer. Il tourne moins bien, il est moins rapide, rahlala.

Les personnages sont plus rigides en général, même s’ils ont essayé d’équilibrer ce fait avec plein d’icônes. Un personnage gêné aura des gouttes d’eau, un personne en colère une fumée au dessus de sa tête, etc. Ils font des sauts de 4 mètres pour être sûr que vous avez compris qu’ils sont surpris.

Les musiques sont essentiellement des reprises d’Okami. Il y a des nouvelles, certes, et des musiques un peu changées, mais en général on retrouve beaucoup de morceaux qu’on connaissait déjà et c’est dommage.

C’est mignon. La classe d’Okami est absent. Chibiterasu et chou, Kuro est chou, même si le reste l’est pas (l’histoire et sérieuse, et les PnJ normaux ont des proportions normales aussi).

On reste un moment dubitatif de l’histoire dû au fait qu’on revisite les endroits presque dans le même ordre que dans Okami.

Les graphismes un peu space d’Okamiden font pas mal aux yeux, contrairement à l’opus Wii/PS2 où j’avais besoin de 30 minutes pour m’habituer, il y avait un espèce de petit effet flou qu’il y a pas dans l’opus DS (ça par contre c’est cool en fait)

Il y a moins truc à collectionner et plus du tout d’animaux à nourrir (ça c’est triste).

On ne peut plus creuser, ni mordre et ni pisser. C’est triste ça, j’aimais déterrer les poireaux, moi (et pisser sur les ennemis, car j’étais une bouse pour récupérer les demon fang)

Avis de la Rédac

Reven : Oui, Okamiden est beau. C’est une belle 3D que la DS nous offre là, on n’y croyait pas. Il y a des panoramiques de ouf que je croyais pas possible sur cette console, les lieux sont de taille pratiquement identique à l’opus Wii/Ps2 (mais souffrent de quelques enlèvements de détails, mais ça se comprend).

Une grande partie de sa beauté vient du fait que les développeurs ont fait attention à leur choix de support. Ainsi, on se retrouve dans un thème plus « mignon » que « classe » comme Okami. Chibiterasu étant mignon, c’est surtout un gros cube, de même avec les autres personnages, pas besoin d’essayer d’affiner de rendre la chose gracieuse. Un petit louveateau avec une grande tête qui sautille en bougeant, voilà qui rend tout le monde heureux, et avec le style d’Okami en général, ça rend putain de trop bien. Okamiden exploite à merveille toutes les possibilités de la DS (graphismes, écran tactile), tout a été bien vu et utilisé ; et ça, ça fait plaisir. On voit que les développeurs ont réfléchi à comment tirer le meilleur de la console quand ils ont fait le jeu, et ils ont adapté leur choix en conséquence sans pour autant se voir limiter dans la création du jeu.

De même, la magie d’Okami n’aurait pas pris une seconde fois. Ils ont utilisé le même style, le même univers, mais changeant tout de même de thème et de registre. Chibiterasu a été un excellent choix, mettre plus sur la choupi-attitude aussi. Ils ont vraiment tiré le meilleur avec ce qu’ils avaient. On joue à un jeu d’Okami, mais on ne joue pas à un Okami 1.5, comme on joue à Mario Galaxy 1.5 avec le Mario Galaxy 2.

Okamiden est la suite d’Okami, reprenant le même principe, le même style, mais reste tout de même différent, dû aux personnages et le thème général du jeu qui joue moins sur l’épique, ce qui fait que les anciens ne se lassent pas d’un « déjà-vu » et que les nouveaux joueurs prennent du plaisir. Le fait qu’Okamiden se passe peu après Okami donne droit à plein de situations et d’informations super chouettes. Mais chut, je dirai rien, découvrez. Mais il y a tellement de moments que je trouvais épiques dans ce jeu.

Le jeu tire parfaitement parti de toutes les fonctionnalités de ce que la DS peut offrir, ce qui fait, pour moi, d’Okamiden le meilleur jeu DS sorti jusqu’à ce jour.

Le New Game plus offre des nouvelles apparences, comme dans Okami, mais aussi… une nouvelle arme. Oui, une nouvelle jamais vue ailleurs. Pas de chapelet, pas de miroir, pas d’épée, un truc tout nouveau.

Ow, et j’ai oublié de vous parler de votre village de départ. Il est tout nouveau et tout beau et on vous demande d’aller le peupler, ce qui est une quête annexe relativement sympa. Il faut trouver des habitants intéressés à y aller, et le village se développera à fur et à mesure.

Ow et puis, il y a des ennemis en dehors des combats aussi. Ce qui était pas le cas dans Okami (ou relativement peu, je me souviens surtout des arbres maléfiques).

On regrette cependant un manque de traduction. Il est qu’en anglais, et l’anglais a droit à des fautes d’orthographe (sisi j’en ai vu) à croire que Capcom a vraiment plus envie, avec les traductions.

Partagez

Vous aimerez peut-être...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *