Person of Interest (série)

On le sait tous, qu’on soit adepte de la théorie du complot ou qu’on ait simplement aimé 1984 de ce cher Georges Orwell, « on nous surveille ». Person of Interest a fait sien ce concept et nous le ressert à sa propre sauce, sous la forme d’une série qui allie le meilleur du policier, de l’espionnage, et même du thriller.

Person of Interest orig

Fiche technique

Titre original : Person of Interest

Titre québécois : Personne d’intérêt

Pays d’origine : Etats-Unis

Première diffusion : Septembre 2011

Genre : Action, Espionnage

Créateur : Jonathan Nolan

Production : J.J.Abrams

Nombre de saisons : 4

Nombre d’épisodes : 90

Casting des personnages principaux (toutes saisons confondues)

Harold Finch : Jim Caviezel

John Reese : Michael Emerson

Lieutenant Lionel Fusco : Kevin Chapman

Lieutenant Joss Carter : Taraji P. Henson

Samantha Groves, alias Root : Amy Acker

Synopsis

Un monologue tenu par Harold Finch, l’un des personnages principaux, accompagne chaque début d’épisode, intégré au générique. Comme je trouve qu’il résume très bien le propos principal de la série, je vous le recopie ci-dessous celui tiré de la saison 2 :

« On vous surveille. Le gouvernement possède un dispositif secret, une Machine, qui vous espionne jour et nuit, sans relâche. Je l’avais conçue pour prévenir des actes de terrorisme, mais la Machine voit tout, tous les crimes impliquant des citoyens ordinaires. Le gouvernement juge ces crimes « non pertinents » ; pas nous. Traqués par les autorités, nous travaillons dans l’ombre. Jamais vous ne nous trouverez ; mais victime ou criminel, si votre numéro apparaît, nous, nous vous trouverons. »

Voici donc le décor planté : chaque épisode verra son lot de menaces « non pertinentes » apparaître, et ce sera à Harold Finch, expert en informatique qui a crée la Machine, et John Reese, ex-agent de la CIA recruté par Finch, de faire en sorte de sauver ceux qui doivent l’être.

La série

Le principe de base de la série Person of Interest est extrêmement simple : à chaque épisode, un numéro de sécurité sociale est transmis à Harold Finch par la Machine, et c’est ensuite à lui, ainsi qu’à son associé John Reese, d’identifier la menace qui y est liée et de veiller à la désamorcer. Le numéro peut aussi bien être celui de la victime que celui de l’auteur de la menace, et les scénaristes de la série se font un véritable plaisir d’alterner les intrigues où la situation est claire avec d’autres où on se demande jusqu’au bout si « le Numéro », ainsi qu’Harold et John surnomment les personnes sur lesquelles ils enquêtent, va être victime de la menace ou la mettre en action. Une variété qui n’est pas pour déplaire.

Reese à gauche, Harold à droite

Dans leur repaire. Reese à gauche, Harold à droite

En plus des Numéros, d’autres intrigues vont venir se greffer au fur et à mesure, devenant des fils rouges à l’intérieur de chaque saison, voire même à travers plusieurs saisons. Certaines sont liées au passé et permettront de découvrir, par exemple, comment la Machine fut crée, comment elle communique avec Finch, ou le passé des personnages principaux. D’autres seront d’actualité et feront intervenir des ennemis récurrents, qu’ils soient des individus isolés ou des organisations criminelles.

Les intrigues jouent donc sur deux tableaux : l’un plutôt basique, avec les menaces non-pertinentes, et l’autre plus « meta », obligeant à avoir une vision d’ensemble afin de comprendre l’importance des découvertes qui se font au fil des épisodes et rassembler les pièces du puzzle.

En plus d’une variété d’intrigues qui permet de ne jamais se lasser, la série Person of Interest possède une galerie de personnages hauts en couleurs et très humains : aucun n’est parfait, chacun a ses qualités et ses défauts. De plus, les rôles ne sont pas figés : des ennemis peuvent retourner leur veste et venir grossir les rangs des alliés de Finch et Reese, d’autres en qui on avait confiance peuvent trahir. De plus, il n’y a pas toujours de « bon » et de « mauvais » côté : c’est parfois simplement une différence dans la manière d’aborder un problème, et on peut toujours compter sur Finch, l’éminence grise du groupe, pour venir nuancer un jugement et ainsi nous amener à réfléchir et nous faire notre propre idée sur les motivations des personnages.

Enfin, la Machine en elle-même est un gros point fort de la série. Cette intelligence artificielle possède autant d’yeux qu’il existe de caméras, autant d’oreilles qu’il y a de micro, et elle a accès à toute information du moment qu’une connexion peut être établie avec le serveur où elle est enregistrée – et quand bien même il s’agirait d’un circuit fermé, John ou Harold peuvent souvent régler le problème, quitte à agir physiquement. Chaque épisode est d’ailleurs truffé de plans où on voit ce que la machine voit – à savoir une mosaïque de vidéos où elle navigue en une fraction de seconde – et des curseurs carrés matérialisent l’endroit où se focalise l’attention de la Machine, ainsi que le statut de la personne concernée (signalé par la couleur du curseur).

Harold vu par la Machine

Harold vu par la Machine

Si on en doute au début, elle s’avère bel et bien être un personnage à part entière : lointain, certes, mais ses actions sont clairement visibles, et on ne peut s’empêcher de se demander comment elle réfléchit et, surtout, comment elle considère réellement les humains. On en vient même à arrêter l’image en cours d’épisode juste pour se donner le temps de lire les différentes analyses de la machine qui apparaissent, mais qui défilent généralement largement trop vite pour permettre de les lire au complet.

Avis de la rédac’

Mikaua : Person of Interest est avant tout une série variée : chaque nouveau Numéro offre une enquête, une énigme différente à dénouer ; et, par-dessus, les différents fils rouges viennent ici et là tisser leurs propres toiles. Si on aime les intrigues, les secrets dans les secrets, et les révélations qui se font attendre, cette série a tout pour plaire. Person of Interest permet de se poser des questions intéressantes sur les relations humaines et sur l’importance de la technologie dans notre vie de tous les jours. Enfin, les personnages sont intéressants et très humains – sauf bien entendu dans le cas de la Machine, quoique…

Person of Interest est une série plutôt grand public mais qui, par sa thématique, par sa manière de le traiter, mérite aussi de faire partie de la très select liste des séries pour geeks !

Sources

– L’Internet Movie Database

– La série Person of Interest, saisons 1 à 4

– Wikipédia

Source des photographies :

Internet Movie Database

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2 Réponses

  1. Mikaua dit :

    C’est vrai qu’un passionné de technologie ne pourra que se sentir interpellé par la problématique soulevée par la Machine et son fonctionnement. Moi-même, je n’ai que des connaissances très basiques en la matière, mais la série arrive à glisser des parties techniques sans pour autant perdre complètement les gens comme moi, un très bon point selon moi.

  2. Après les drames qui viennent de survenir dernièrement, cette série  » Person of Interest  » est le bienvenue et je suis sûr que, comme moi, plus d’un va être intéressé, particulièrement ceux qui sont passionnées par la technologie et l’informatique.

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