Phantom Bullet (Light Novel)

Après les mortels duels à l’épée et les intrigues du royaume des fées, la série Sword Art Online change d’univers et plonge son héros favori dans un univers aux tendances steampunk, où les combats se règlent à l’arme à feu. Chargé d’enquêter sur des morts mystérieuses, Kirito saura-t-il s’adapter ? Geek-It vous livre ses impressions sur Phantom Bullet, le troisième light novel de la saga en français.

Couverture de Phantom Bullet

Fiche technique

  • Auteur : Reki Kawahara
  • Illustrateur : abec
  • Fait partie de : Sword Art Online (3e volume)
  • Genre : Science-fiction
  • Nombre de tomes : 1 (réunissant les deux tomes japonais d’origine)
  • Niveau : Lecteur moyen

Un ou une certain(e) Bee-pee est également mentionné(e) avec Reki Kawahara et abec sur les pages de titres des livres. Impossible de trouver sa fonction de source sûre, mais il semblerait qu’il s’agisse d’un(e) designer qui s’occupe de la composition des livres.

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles  choses pourrait-il utiliser comme ingrédient ?

– L’ambiance des jeux MMORPG

– De grands pans de psychologie humaine

– La tension propres aux duels à l’arme à feu

L’auteur

Né en 1974 à Gunma au Japon, Reki Kawahara est un auteur de light novels principalement connu pour ses oeuvres Sword Art Online et Accel World (lauréat du Grand Prix du roman Dengeki 2009). SAO est son premier roman. Edité depuis 2009, Sword Art Online est aujourd’hui un best-seller vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde.

Light novel

Phantom Bullet n’est pas un roman mais un « light novel ». C’est un genre d’écrit particulier tout droit arrivé d’Asie, où il a un grand succès. Il s’agit en quelque sorte d’un roman un peu allégé, rédigé spécifiquement pour un public de jeunes adultes et qui, comme les mangas, se fait d’abord pré-publier dans des magasines spécialisés chapitre par chapitre. Des illustrations viennent soutenir le récit et donner un support graphique à l’imagination. Les light novels servent souvent de base à d’autre supports, donnant suite à des adaptations en manga ou en anime, et touchent ainsi un très large public.

A quoi s’attendre ?

Un an après l’affaire SAO, on retrouve Kazuto Kirigaya, alias Kirito l’épéiste noir. Le jeune homme est approché par Seijirou Kikuoka, agent de la Division Virtuelle – un bureau de l’Etat chargé de surveiller les monde – à propos d’une étrange affaire. En effet, des joueurs participant au dernier VRMMO en date, Gun Gale Online (abrégé GGO), ont trouvé la mort alors qu’ils étaient connectés au jeu. Au moment de leur mort, un mystérieux personnage se faisant appeler Death Gun a tiré sur leur avatar à l’intérieur même du jeu. Ce tir et la mort des joueurs sont-ils liés ? Death Gun aurait-il réellement trouvé moyen de tuer un joueur depuis le monde virtuel, malgré toutes les protections installées sur les nouvelles consoles permettant de jouer en immersion complète ? Cela semble improbable, mais l’affaire inquiète Kikuoka, qui va alors charger Kirito d’enquêter en tant que joueur, à l’intérieur de GGO.

Notre épéiste se trouve donc à enquêter à l’intérieur d’un jeu dont il ne connaît rien, et qui est de plus centré sur l’utilisation des armes à feu. Double challenge pour notre épéiste, qui va trouver une alliée inattendue en la personne de Sinon, une snipeuse habituée de Gun Gale Online qui semble porter un lourd secret.

La sniper Sinon

Sinon, sniper en embuscade

Va commencer alors une chasse à l’homme qui amènera Kirito jusqu’au cœur du tournoi Bullet of Bullets, une battle royale destinée à déterminer le meilleur joueur de GGO. Un tournoi que Sinon est déterminée à gagner, et que Death Gun a lui-même intégré pour ses propres raisons.

L’avis de la rédac’

Mikaua : Phantom Bullet a su ramener cette tension qui parachevait l’ambiance du premier livre de Sword Art Online, Aincrad. Ni Kirito, ni Sinon ne sont enfermés à l’intérieur du jeu, mais le risque mortel est bien là, et même la réalité ne peut leur servir de refuge, si bien qu’on retrouve ce petit coup d’adrénaline qui m’avait manqué dans Fairy Dance. Le thème du virtuel, fétiche chez l’auteur et soutenant toute la série Sword Art Online, est à nouveau mis à l’honneur. Phantom Bullet traite avant tout de l’influence que le virtuel et le réel ont l’un sur l’autre. Comment peut-on réagir lorsqu’une mort virtuelle, qui ne porte normalement pas à conséquence, devient synonyme de mort dans la réalité ? On pourrait croire que c’est une redite d’Aincrad, où les joueurs mouraient véritablement si les points de vie de leur personnage tombaient à zéro, mais il n’en est rien. Cette fois, les joueurs, qui ne sont plus prisonniers d’un jeu, ont une option nouvelle qui s’offre à eux : décider d’arrêter de jouer et ainsi se « cacher » dans la réalité, hors d’atteinte. Et cette option offre une nouvelle dimension au questionnement : la fuite est-elle une solution en soi ? Au niveau de la psychologie des personnages, on ne peut que saluer une gestion magistrale des thèmes de la mort d’autrui, et des traumatismes qui peuvent en résulter. Bref, Phantom Bullet est un excellent light novel, efficace dans son scénario, au rythme bien géré – parfois haletant, parfois un peu plus lent le temps de nous laisser souffler – et aux personnages toujours aussi vivants et attachants.

Source des images

Scans de l’exemplaire de Mikaua

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1 Réponse

  1. 26 octobre 2016

    […] Phantom Bullet […]

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