Ponyo sur la falaise

Quand Sosuke tombe par hasard sur un poisson en difficulté au visage de jeune fille, il n’hésite pas un instant et la sauve. Débute alors une amitié pour le moins inhabituelle et haute en couleur.

Informations techniques 

L’affiche du film

  • Titre original : 崖の上のポニョ – Gake no ue no Ponyo
  • Titre français : Ponyo sur la falaise
  • Date de sortie : 19 juillet 2008
  • Réalisateur : Hayao Miyazaki
  • Producteur : Toshio Suzuki
  • Scénariste : Hayao Miyazaki
  • Musiques : Joe Hisaishi
  • Studio d’animation : Studio Ghibli
  • Licence : Tōhō
  • Genre : Aventure, Fantastique, Mythologie
  • Origine : Japon
  • Durée : 100 minutes

L’histoire en quelques mots

Habitant un village construit au sommet d’une falaise surplombant la mer Intérieure, Sosuke est un jeune garçon qui vit – la majeure partie du temps – seul avec sa mère. Un matin, alors qu’il joue sur la plage en contrebas de sa maison, il découvre un étrange poisson rouge qui semble avoir un visage d’une jeune fille. Piégée dans un pot de confiture, cette dernière semble mal au point. Mais grâce à l’aide du jeune garçon, elle parvient à s’échapper de sa prison de verre.

Les deux protagonistes de l’histoire

Sosuke décide alors de garder cet étrange poisson, qu’il nomme Ponyo, et de s’occuper d’elle. Mais même si l’amitié qui vient de naître entre les deux enfants est forte, elle n’est pas du goût de Fujimoto, un sorcier autrefois humain et le père de Ponyo, qui décide de récupérer celle-ci pour retourner dans les profondeurs avec elle.

S’enfuyant de chez son père – renversant au passage l’un de ses étranges élixirs – Ponyo reviendra vers Sosuke avec l’étrange capacité de prendre forme humaine. Mais son retour ne se fait pas sans conséquence et la mer semble plus que jamais déchaînée, comme si des forces dépassant la compréhension humaine avaient été lâchées sur le monde.

Un travail de l’image un peu particulier

Ponyo sur la falaise emploie un style de représentation de l’animation qui n’est pas sans rappeler les aquarelles. En ce sens, le film s’approche grandement du style employé dans Mes voisins les Yamada. Ce style est particulièrement visible dans les scènes des vagues et du déchaînement de la mer. Pour celles-ci, Miyasaki a préféré dessiner les vagues lui-même, produisant plus de 170’000 images différentes et s’inspirant du village côtier de Tomonoura dans la préfecture de Hiroshima. La quantité de dessin représente une exception, même pour Miyasaki, qui établira avec Ponyo un nouveau record pour l’une de ses œuvres.

Un travail soigné sur les vagues

Avis de la Rédac’

Keul : On commence à y être habitué désormais, mais c’est toujours impressionnant de voir à quel point une histoire en apparence faite pour les enfants peut être lue à plusieurs niveaux. Entre mythes et légendes anciennes, Ponyo s’ancre pourtant dans notre présent avec un message fort sur l’amour, l’amitié, la préservation des océans, la lutte contre la pollution. De par son traitement plus enfantin qu’un Princesse Mononoké ou qu’un Voyage de Chiiro, Ponyo s’inscrit dans la lignée de Mon voisin Totoro et saura ravir les plus jeunes. Parallèlement, les adultes y trouveront également de quoi méditer avec des thèmes plus sérieux qui viennent parfaitement s’intégrer dans l’histoire d’amitié entre Sosuke et Ponyo.

Des scènes féériques

L’animation est toujours aussi féérique, même si elle change des précédents films tout en détails pour proposer des scènes plus féériques et épurées, sorties de l’imaginaire de Miyasaki ou de lieux réels qu’il a visités. Le traitement particulier de la mer, ici au centre de l’histoire, en fait une sorte de personnage à part entière tant elle semble prendre vie à certains moments de l’histoire.

Comme c’est le cas de presque toutes les œuvres du studio Ghibli, les musique sont magnifiques et entêtantes. Celles-ci portent réellement l’œuvre tout en lui donnant une dimension mythologique et restent en tête avec une rare efficacité.

Des scènes classiques comme celle des ramens

Au final, Ponyo est un film d’animation qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Certes un peu moins complexe que d’autres œuvres du même auteur, il n’en reste pas moins un incontournable du genre.

Bande annonce

Sources

  • Hommage au studio Ghibli, Les artisans du rêve, Ynnis Editions (Editeur), 2017
  • Images : La Première
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