Sahara

Sahara est un film américain réalisé par Breck Eisner, sorti en 2005 et adapté du roman du même nom de Clive Cussler. Se détournant du livre sur de nombreux points, allant jusqu’à supprimer certains chapitres, l’intrigue souffre de nombreuses incohérences qui ont mené ce film à faire un gigantesque flop commercial, l’élevant pratiquement au rang de nanar tant certaines scènes sont exagérées.

Informations techniques

Visuel de l'affiche du film

Visuel de l’affiche du film

  • Titre original : Haywire
  • Date de sortie : 2005
  • Durée : 124 minutes
  • Réalisateur : Breck Eisner
  • Scénario : Thomas Dean Donnelly , Joshua Oppenheimer , John C. Richards , James V. Hart
  • Avec : Matthew McConaughey , Steve Zahn , Penélope Cruz , William H. Macy
  • Genre : Action
  • Nationalité : Etat-Unis

Bande annonce

Résumé de l’histoire

Dirk Pitt est un aventurier, un explorateur, un scientifique, mais surtout un historien spécialisé dans la recherche de trésors perdus depuis des décennies. Obnubilé par l’ancienne épave disparue d’un navire de la guerre de la Sécession, il recherche tous les éléments qui pourraient lui donner un indice sur le lieu de sa disparition, afin de remettre la main sur les trésors que contiendrait cette épave. Quand enfin il tombe sur une piste sérieuse, il verra que cette pièce de légende n’était que le premier pas vers l’aventure la plus risquée de sa vie et une incroyable légende historique…

Avec son inséparable partenaire et ami, Al Giordino, Dirk se lancera à la recherche du CSS Texas, ce qui les conduira dans les régions les plus reculées d’Afrique ; mais ils découvriront bien vite que l’Afrique n’est pas exempte de danger. Croisant la route du Dr Eva Rojas, il se pourrait bien que leur aventure les entraîne vers une menace plus grande, qui pourrait causer l’un des plus grands cataclysmes environnementaux que notre planète ait jamais connu.

Le CSS Texas, perdu au milieu du désert du Sahara et découvert comme par hasard en balançant de la dynamite depuis une voiture pour tenter d’abattre un hélicoptère tirant sur les héros… voilà voilà voilà…

Le CSS Texas, perdu au milieu du désert du Sahara et découvert comme par hasard en balançant de la dynamite depuis une voiture pour tenter d’abattre un hélicoptère tirant sur les héros… voilà voilà voilà…

Avis de la rédac’

Keul : quand on lit le synopsis de l’histoire, on s’attend à un film du genre Indiana Jones, voir la Momie, et on ne peut que s’interroger sur les raisons qui ont poussé les scénaristes à mélanger deux intrigues aussi dissemblables. On sent déjà, avant même d’avoir débuté le film, que les liens entre les différentes parties du film risquent d’être très difficiles à faire et qu’il y a de grands risques de cafouillages, de raccourcis et d’autres emplois de clichés comme béquille pour pallier à ce problème. Eh bien c’est malheureusement ce qu’il se passe. Ce film est une succession de rebondissements tous plus invraisemblables les uns que les autres, avec des passages carrément grotesques. Les deux héros sont des surhommes, capables de marcher plusieurs jours dans le désert en traînant une grosse plaque de métal à laquelle ils sont menottés sans souffrir de la soif (scène qui va totalement à l’encontre du livre d’origine en passant).

Les trois héros, comprenant deux aventuriers chevronnés, anciens membres de l’armée américaine, et une charmante doctoresse en détresse qu’il faudra sauver toutes les dix minutes d’une mort certaine.

Les trois héros, comprenant deux aventuriers chevronnés, anciens membres de l’armée américaine, et une charmante doctoresse en détresse qu’il faudra sauver toutes les dix minutes d’une mort certaine.

Le pire de tout ? Tout est évident. A certains moments, vous vous direz « tiens, ils pourraient utiliser ce cliché pour s’en sortir » et c’est exactement ce qu’il se passe… à chaque fois. Tout est tellement stéréotypé et tiré par les cheveux qu’on a peine à comprendre où le film veut nous emmener et les explosions omniprésentes de tout ce qui peut exploser (ou pas) n’aident pas vraiment à se concentrer sur la bouillie scénaristique qu’on nous sert. Un mot sur l’humour potache, qui vous fera sourire mais sans plus, et finira immanquablement par vous donner la migraine. Avant de conclure, parlons musique, qui est omniprésente comme pour combler le manque de dialogues ou la vacuité de ceux-ci. Au final, c’est mauvais sans être totalement catastrophique. Le problème principal est qu’on ne peut même pas considérer Sahara comme un nanar, car l’humour décalé et les scènes clichées ne sont pas assez nombreuses selon moi. Au final, c’est soit un mauvais nanar, soit un très mauvais film, au choix. Je conclurais en mentionnant que le film est un échec commercial retentissant, puisque Bristol Bay Productions et Paramount Pictures ont subi une perte de plus de 121 millions de dollars. Bien dommage quand on connaît la qualité du livre d’origine.

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