Sombre

Sombre : la peur comme au cinéma est un jeu de rôle de type horreur contemporain. Vous incarnez ici des anti-héros ; des victimes qui doivent fuir les horreurs tout droit sorties de films d’horreur avec pour seul objectif : survivre.

Informations techniques

Un exemple de carnet de jeu de rôle pour sombre

  • Titre: Sombre
  • Type : Contemporain, Fantastique, Horreur
  • Édition : Terres Étranges
  • Auteurs : Johan Scipion
  • Illustrateur : Greg Guilhaumond
  • Année : 2011
  • Système de Jeu : Système unique
  • État actuel : Paru

Concept de base

Le concept de Sombre est basique mais fonctionne très bien pour le genre de parties qu’il vous propose de jouer. Les joueurs incarnent des victimes de film d’horreur qui devront tout faire pour s’en sortir vivantes. Mais n’espérez pas trop survivre, car qu’il s’agisse de hordes de zombis ou d’aliens anthropophages, il sera pratiquement impossible pour les « héros » de l’histoire de sortir d’une partie vivants. Ce n’est d’ailleurs pas le but et le jeu préfère mettre l’accent sur des parties intenses qui ne durent pas plus de quelques heures. Le jeu se décline dans plusieurs « univers ». Des films de Zombie au dark word lovecraftien, en passant par ceux d’aliens et autres slasher, vous n’avez que l’embarras du choix. Ne reste qu’à choisir à quelle sauce vous préférez être mangé.

Un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains

Comme le jeu le mentionne lui-même dans les premières pages, il s’agit d’un jeu de rôle réservé à un Meneur ou Maître du Jeu expérimenté. Celui-ci devra non seulement être à l’aise avec le jeu de rôle et ses règles, mais il devra également être cinéphile et connaître les règles des films du cinéma d’horreur ainsi que ses codes. De la capacité du Meneur à mettre en scène les parties dépendra donc grandement l’immersion des joueurs. Celui-ci doit être capable d’installer une ambiance oppressante afin de rendre les évènements plus stressants pour les joueurs

Système de jeu et personnages

Le système de jeu se veut simple et rapide à mettre en place. Nous ne parlons pas ici d’un système de jeu de rôle à proprement parler, comme le proposent Chaosium ou Roll & Keep par exemple, mais plus d’un concept de jeu que les personnages devront suivre tout au long de leur (courte mais intense) aventure. Le système de jeu est donc ici à prendre comme le principe de Baker-Care, soit « un ensemble de règles et de moyens par lesquelles le groupe se met en accord sur les événements imaginaires se déroulant au cours de la partie ». Une partie suit alors toujours le même schéma :

  • Avant la partie : le Meneur cadre le jeu en expliquant ou rappelant aux joueurs qu’ils ne sont pas des héros.
  • Création des personnages : Les joueurs choisissent un archétype moral qui définira leur comportement et son évolution au fur et à mesure qu’ils perdront de la santé mentale. Ils créent également un background de quelques lignes en choisissant un âge, métier, etc.. Pour compléter leur personnage, ils peuvent également choisir un avantage et un désavantage.
  • Début de la partie : les personnages sont lancés dans l’aventure après les dernières explications du meneur sur le lieu où ils se trouvent, ce qu’ils possèdent sur eux et la situation dans laquelle ils se trouvent.

Les personnages sont définis par deux caractéristiques : le Corps et l’Esprit, qui rendent comptent respectivement de la santé mentale et physique. La résolution des action se veut simple et rapide pour garder un rythme intense tout au long de la partie. La résolution des actions se fait à l’aide d’un d20 dont le résultat doit être inférieur à la jauge de la caractéristique concernée (corps ou esprit). Les combats sont presque toujours mortels et donc à éviter le plus possible. Une action échouée le reste à jamais. Si vous tentez de retrouver un pistolet perdu par terre et que vous échouez, celui-ci est perdu à jamais. Cela vaut également pour vos camarades.

Au fur et à mesure de l’avancée du jeu, la santé – physique et mentale – des personnages va se détériorer. Quand ils passent sous une certaine jauge, ils pourront employer un point d’adrénaline qui les aidera à survivre à des situations extrême. La santé mentale ne remonte cependant pas. Plus celle-ci descend et plus le comportement du personnage se détériore. Celui-ci deviendra agressif, violent, et pourra même trahir ses camarades pour s’en sortir. Au final, l’évolution de la santé mentale dépendra de l’archétype moral choisi en début de partie, mais mènera presque inévitablement à la folie. La folie est équivalente à la mort dans Sombre.

Il n’existe pas de gestion de l’expérience car les personnage survivent très rarement plus d’une partie.

Avis de la Rédac’

Keul : Alors autant mettre les choses au point : je ne suis pas spécialement fan des jeu de rôles et film d’horreur. Cela ne m’a jamais réellement attiré mais l’occasion se présentait de tester Sombre alors je l’ai saisie pour me coucher moins bête. Le système de jeu avait quelque chose d’intrigant vu son minimalisme déclaré, mais il s’accorde parfaitement à ce type de jeu rapide et soutenu. On comprend vite que peu importe ce qu’on tente, on n’a que très peu de chances de s’en sortir, mais là n’est pas le but. On est ici pour se faire peur et revivre les sensations d’un film en étant le principal acteur. C’est très immersif et le temps passe vite et, au final, on passe un bon moment. Reste que vos partie vont énormément (encore plus que dans d’autres jeux de rôle je dirais) dépendre de votre Maître du Jeu. Si vous avez un MJ fan des descriptions gore et détaillées, eh bien vous n’aurez pas le choix que de passer par là. Si au contraire vous avec un MJ trop minimaliste, alors vous allez passer à côté d’une bonne partie de l’ambiance et peut-être vous ennuyer un peu. Reste que le jeu peut très bien être joué façon nanardesque, ce qui a le mérite d’ouvrir celui-ci aux réfractaires du genre.

Mikaua : Eh bien puisque Keul parle de réfractaire, me voici ! L’horreur est tout sauf mon genre de prédilection, et encore moins quand il est question de zombies, donc c’est avec une certaine réticence que je me suis assise pour une partie de Sombre. Heureusement, le ton nanardesque a été assez vite donné, et notre MJ ne s’est pas attardée plus que nécessaire sur les descriptions gores, si bien que je me suis surprise à effectivement apprécier la partie ! Le système est simple à prendre en main et permet de se lancer rapidement dans la partie sans devoir lire des lignes et des lignes de règles. Parfait pour une soirée ou une après-midi entre rôlistes.

Releeshan : Vous avez toujours rêvé d’être acteurs dans un film d’horreur ? C’est désormais possible. Vous vous êtes toujours moqués de la blonde qui court et qui s’étale ? Cela pourrait bien vous arrivez à vous aussi. Et nous verrons bien qui rira cette fois…

Ce qui me plaît le plus dans les films d’horreur, c’est de les voir avec un groupe de potes, en me mettant tout derrière, et de les voir sursauter avec une synchronisation parfaite. Alors quand on m’a présenté ce jeu la première fois, je n’étais pas particulièrement emballée. Mais j’étais curieuse et j’ai accepté. Adieu les sursauts groupés, et bonjour le stress. Là, pour une fois, j’étais dedans. Et pas qu’à la première partie, mais à toutes les parties ! Je l’ai tellement apprécié que j’ai voulu à mon tour le faire découvrir à d’autres. L’avantage avec ce système de règles minimalistes, c’est qu’il est rapidement mis en place. Plus besoin de vous passer des jeux de rôle si vous avez peu de temps devant vous.

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