The Last Story

indexThe Last Story est un jeu-vidéo de type rôle playing game qui fut développé par Mistwalker et AQ Interactive, sur la console Nintendo Wii. Il s’agit du premier jeu réalisé par Hironobu Sakaguchi depuis Final Fantasy V. Tout d’abord développé exclusivement pour le Japon, il fut finalement également distribué en Europe et aux Etats-Unis suite à l’opération Rainfall.

Informations techniques

Comme toujours, voici quelques petites informations techniques sur le jeu :

La jaquette du jeu

La jaquette du jeu

  • Titre original : ラストストーリー
  • Titre : The Last Story
  • Éditeur : Nintendo, Xseed Games
  • Développeur : Mistwalker, AQ Interactive
  • Concepteur : Hironobu Sakaguchi
  • Musique : Nobuo Uematsu
  • Console : Nintendo Wii
  • Date de sortie : février 2012
  • Genre : Action RPG
  • Mode de jeu : solo
  • Langue : Anglais sous-titré français
  • Âge : 16+

Du Japon à l’Europe, en passant par l’Opération Rainfall

Avant de parler du jeu en lui-même, il est important de dire que, sans la participation active des fans du genre, ce jeu n’aurait jamais eu la chance d’arriver chez nous pour la simple et bonne raison que Nintendo ne pensait pas que celui-ci serait suffisamment rentable. Exit les cases Europe et Etats-Unis et bonjour l’exclusivité japonaise donc. Mais tout ceci était sans compter sur la ténacité des fans, qui se lancèrent dans une vaste opération qu’ils nommèrent l’Opération Rainfall, visant à pousser Nintendo of America à adapter trois jeux – Xenoblade Chronicles, The Last Story et Pandora’s Tower – pour des consoles non-japonaises. Cette opération, également connue sous l’abréviation Opra, fut l’un des plus grands succès des fans de RPG puisqu’ils obtinrent gain de cause auprès de Nintendo.

Univers et histoire

L’histoire débute sur l’île de Lazulis, qui est dirigée par le comte Arganan. Il s’agit de l’un des lieux les plus riches et les plus développés de l’empire, car elle possède une position géographique stratégique, aussi le royaume y entrepose-t-il toutes ses richesses. C’est sur cette île que se retrouvent les marchands les plus riches et les soldats d’élite de l’Empire, ce qui en fait un lieu pratiquement imprenable. L’île est également pourvue d’armes technologiques très développées, tel un canon gigantesque qui la préserve de toute attaque. Mais la sécurité et la prospérité de l’île de Lazulis semblent être mises à mal alors que des ombres maléfiques se rassemblent au large des terres qui ceinturent l’île. Pressentant le danger, le comte décide de faire appel à un groupe de mercenaires pour enquêter sur cette menace. C’est à ce moment que Zael, le héros du jeu, et ses compagnons entrent en scène. Mais ce qui devait s’apparenter à une simple enquête pourrait bien déboucher sur une guerre qui pourrait menacer tous les habitants de l’île et de l’empire.

Système de jeu

Le système de combat de The Last Story a de quoi déstabiliser, puisqu’il propose quelques chose de relativement neuf. Le premier constat vient dès les premières minutes du jeu, qui vous lancent directement dans le vif de l’histoire : pas de bouton d’attaque. Comment attaquer dans ce cas ? En s’approchant de vos ennemis, le reste se fera tout seul et Zaël se focalisera alors sur l’ennemi pour lui asséner de puissants coups d’épée. Le héros que l’on contrôle dispose d’une capacité de Magnétisme, qui attire invariablement les ennemis à lui. Problématique me direz-vous ? Certainement, mais également absolument nécessaire si vous voulez que vos alliés vous viennent en aide, car ils sont presque tous des mages qui, pour lancer correctement leurs sorts, doivent impérativement parvenir au bout de leur incantation. La moindre attaque brise leur concentration et leur fait recommencer leur sortilège à zéro. A vous donc de combattre de telle manière à ce que cela ne se produise pas. Pour ce faire, le héros possède de nombreuses compétences qui se débloqueront au fur et à mesure de votre avancée dans l’histoire. Les dernières compétences se débloquent d’ailleurs dans les derniers chapitres de l’histoire. Mais votre palette d’attaques ne se limite pas à des coups fracassants. Vous pourrez également vous défendre ou vous mettre à couvert afin de porter de puissantes attaques en jaillissant de votre cachette pour surprendre vos adversaires.

Des combats dynamiques

Des combats dynamiques

Les boss représentent des adversaires de taille, bien souvent immortels jusqu’à ce que le héros ait découvert leur point faible.

Finalement, mentionnons que le héros possède également une arbalète qui lui permet non seulement de toucher ses adversaires à distance, mais aussi de découvrir leur talon d’Achille.

Découpe de l’histoire et quêtes annexes

L’histoire de The Last Story est découpée en une quarantaine de chapitres. Assez linéaire sur ce point car il est impossible de revenir en arrière une fois un chapitre clos, ces chapitres ont au moins le mérite de nous envoyer voyager au quatre coins du monde. Vous reviendrez cependant très souvent à l’île de Lazulis, qui représente le point central de l’histoire, et plus précisément dans la ville principale de celle-ci. C’est dans celle-ci que vous pourrez participer à des combat d’arène qui vous permettront de gagner de l’expérience (et ainsi mieux tenir tête aux monstres du jeu, qui ne vous feront pas de cadeaux) et que vous pourrez améliorer les différentes armes récupérées au moyen de matériaux découverts dans des coffres ou sur vos adversaires vaincus. C’est également dans cette ville que vous seront proposées vos quêtes annexes qui, bien qu’anecdotiques pour la plupart, peuvent tout de même augmenter la durée de vie du jeu de manière non négligeable.

De jolis graphismes

De jolis graphismes

Avis de la rédaction

Keul : Après Xenoblade, j’attendais ce jeu avec impatience, surtout sachant que le réalisateur n’était autre que Hironobu Sakaguchi. Et je n’ai pas été déçu ! Un système de jeu novateur, des combats épiques et une histoire qui, loin d’être originale, est tout de même très intéressante. Petit coup de cœur pour le personnage de Syrenne qui remplit parfaitement son rôle de trublion, ce qui a le mérite de donner un peu de piment à l’histoire. Et pour une fois qu’un personnage féminin remplit cette fonction, on ne va pas s’en plaindre. Au niveau des dialogues, pas de langue française pour la version européenne mais une version anglaise de qualité avec des sous-titres en français du même acabit, ce qui est assez rare pour le mentionner. Mais The Last Story pêche également en deux points. Le premier est sa faible, très faible durée de vie. Pour être franc, en à peine 24 heures et des poussières, on vient à bout de l’histoire… quêtes annexes comprises. Cependant, et il faut laisser cela aux développeurs, il s’agit de 24 heures d’action non-stop qui ne seront jamais entrecoupées de phases de leveling, comme le serait un Final Fantasy ou un Xenoblade Chronicles, pour reprendre un autre jeu porté chez nous par l’opération Rainfall. Le second est néanmoins plus embêtant, car il s’agit des graphismes qui, bien qu’absolument magnifiques, le sont trop pour que la console puisse tourner correctement. Le jeu met littéralement la Nintendo Wii à genoux, et les combats contre des dizaines d’adversaires semblent ralentir le temps autour du héros tant la console rame. Le jeu reste cependant magnifique et mérite réellement de faire partie de sa collection, surtout si on considère le mal que les fans du genre se sont donné pour qu’il puisse arriver chez nous.

De belles illustrations pour le tutoriel

De belles illustrations pour le tutoriel

Xefed : Personnellement, le système de jeu m’a un peu déroutée dans les premières heures du jeu. Sachant que celui-ci ne dure pas plus de 24 heures, j’ai trouvé ce souci un peu dommage, mais pour une fois que les graphismes sont au rendez-vous, je n’allais pas m’en plaindre. Les décors et les musiques sont magnifiques. Mention spéciale pour les tutoriels, qui possèdent de magnifiques artworks pour illustrer les nouvelles commandes introduites. Par contre, je suis un peu déçue par la linéarité du jeu, qui nous empêche de retourner fouiller les endroits visités ou explorer plus avant l’univers du jeu. Mais c’est cependant raccord avec la volonté des développeurs de proposer une action ininterrompue tout au long de l’histoire, alors j’ai fait avec mais je reste un peu sur ma faim.

 

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1 Réponse

  1. 9 septembre 2017

    […] jeux Wii. Il s’agissait de « Xenoblade Chronicle » développé par Monolith Soft, de « The Last Story » développé par Mistwalker et AQ Interactive, et de « Pandora’s Tower » développé par […]

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