Trilogie du Valbise / R. A. Salvatore

La Trilogie du Valbise est la première trilogie publiée racontant les aventures de Drizzt, le drow ranger. Ce sont également les premiers romans écrits par R.A.Salvatore, et qui allaient non seulement lancer la carrière de l’auteur, mais faire connaître le drow qui deviendra son personnage fétiche.

Les débuts de la légende de Drizzt su Valbise

Couverture du premier tome de la trilogie du Valbise

Fiche technique

  • Regroupe les titres :
    • L’éclat de cristal
    • Les torrents d’argent
    • Le joyau du petit homme (Fleuve noir) / Le joyau du halfelin (Bragelonne)
  • Titres originaux :
    • Cristal shard
    • Streams of silver
    • Halfling’s gem
  • Titre original de la série : The Icewind Dale trilogy
  • Auteur : Robert Anthony Salvatore
  • Première publication (Anglais) : 1988-1990
  • Genre : Fantasy
  • Nombre de tomes : 3
  • Niveau : Lecteur moyen

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer cette série dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédients ?

– La maîtrise de scénario d’un grand maître du jeu de rôle

– Un petit air de partie de Donjons et Dragons

– Des combats à couper le souffle

L’histoire

Attention, Spoliers possibles !!

L’éclat de cristal

A l’extrême nord des Royaumes Oubliés se trouve le Valbise, une terre glacée balayée par les vents. Les rares voyageurs qui s’y risquent doivent prendre garde aux attaques des vers des glaces et des yétis. C’est le dernier refuge de ceux qui n’ont plus nulle part où aller : criminels, bannis et exclus de la société. Dix agglomérations sont nées grâce à eux, réunies sous le nom de Dix-Cités, blotties autour de lacs riches en poissons.

C’est sur la petite montagne qui domine Dix-Cité que s’est installé Drizzt Do’Urden. Ayant rejeté son peuple et ses moeurs cruelles, le drow au grand cœur s’est exilé de lui-même à la surface, où il a embrassé la carrière de ranger. Mais avec un tel héritage, Drizzt n’est chez lui nulle part, à peine est-il toléré au Valbise. Mais il a su trouver des amis fidèles auprès du clan nain Marteaudeguerre (Battlehammer) dont les mines sont toutes proches ; leur chef, Bruenor Marteaudeguerre est même son meilleur ami, de même que la fille adoptive du nain, l’humaine Cattie-Brie.

Un jour, les tribus barbares qui vivent normalement de la chasse aux caribous dans la toundra et de quelques raids occasionnels, se rassemblent pour monter une attaque massive contre Dix-Cité. Face à ces guerriers endurcis, l’ensemble des citoyens du Valbise vont devoir s’unir s’ils veulent survivre : mais les vieilles rancunes sont tenaces, sans parler qu’accepter l’aide des nains inclus dans le lot accepter le paria drow… Et pendant ce temps, perdu au milieu de la neige et de la glace, un étrange éclat de cristal attend.

Les torrents d’argent

Le Valbise étant débarrassé de la menace de Crenshinibon, Drizzt tient la promesse faite à son ami Bruenor Marteaudeguerre et l’accompagne dans sa quête, à la recherche de Castelmithral. Cela fait des siècles que les nains du clan Marteaudeguerre ont dû quitter la demeure de leurs ancêtres et Bruenor, fils du septième roi de Castelmithral et donc héritier légitime, est bien décidé à y retourner, accompagné de son ami Drizzt, de son fils adoptif Wulfgar, et – à l’étonnement de tous – de Régis. Mais les souvenirs du nain sont flous, et les demeures des nains bien cachées – surtout que l’on parle d’un des plus riches gisements de mithril de tout le nord – si bien que ne serait-ce que retrouver l’emplacement de l’entrée sera une quête en soi. Et quoi que ce soit qui ait chassé les nains de jadis, il y a de grandes chances que ça soit toujours là.

Si Régis a accompagné ses compagnons sur les routes et quitté son cher confort, il y a une raison : le halfelin fuit un assassin lancé sur ses traces par son ancien employeur, le pacha Pook, à qui il a dérobé son rubis hypnotique. Artémis Entreri est certainement le meilleur parmi les assassins, et il ne laisse jamais une proie lui échapper : cela fait maintenant plusieurs années qu’il traque Régis, et il est à présent tout près de le rattraper. Et s’il faut éliminer les nouveaux amis du halfelin pour enfin lui mettre la main au collet, ce ne sera pas un problème.

Couverture du tome 2 de la trilogie du Valbise

Castelmithral tel que présenté sur la couverture des Torrents d’argent

Le joyau du halfelin

Bruenor Marteaudeguerre est tombé dans l’abîme en emportant le dragon d’ombre qui avait chassé ses ancêtres de Castelmithral, mais ses compagnons n’ont pas le temps de le pleurer. Artémis Entreri est reparti vers Portcalim en emmenant Régis avec lui, ainsi que la statuette d’onyx permettant d’appeler Guenhwyvar. Drizzt, accompagné par son ami Wulfgar, part donc sur les traces de l’assassin pour sauver ses deux amis. De son côté, Cattie-Brie reste pour planifier la reconquête de Castelmithral par le clan Marteaudeguerre, ainsi que pour coordonner les troupes envoyées par les autres clans nains en renfort.

Entreri, impatient de mesurer à nouveau ses talents à ceux du drow, ne perd pas de vue qu’il doit d’abord jeter Régis aux pieds du pacha Pook pour que sa traque soit complète. Il va donc mettre à profit les contacts qu’il a tout au long du trajet pour ralentir ses poursuivants.

Qui arrivera en premier à Portcalim ?

Deux mots sur le style

Ces trois romans étaient les premiers écrits par R.A.Salvatore, et cela se ressent dans le style : si l’on reconnait déjà cette patte qui rend les combats autant que les personnages aussi vivants, on sent une différence dans la construction de l’intrigue – une différence qui va certainement faire tilt à chaque rôliste qui se plonge dans la lecture. En effet, avant d’être romancier, Salvatore est un MJ, un maître du jeu, et on retrouve à plusieurs endroits une construction d’exploration de donjon typique. On entendrait presque les dés rouler.

Quelques petits plus

– Cristal Shard, premier tome de cette trilogie, est le second roman publié à utiliser l’univers des Royaumes Oubliés.

– A l’origine, Drizzt ne devait servir que de faire-valoir à Wulfgar, qui était le héros originalement pensé. Mais il est vite devenu évident pour Salvatore, à l’écriture du premier roman, que le drow était le véritable héros de l’histoire.

– La première traduction francophone de cette trilogie par les éditions Fleuve Noir, en plus d’avoir été amputées d’un bon tiers du texte, s’était vu retirer les fameuses lettres de Drizzt qui agrémentent les premières pages de chaque nouvelle partie. Lettres heureusement rétablies, de même que le texte manquant, par les éditions Bragelonne.

– La trilogie du Valbise se déroule pendant la période chronologique allant de l’année 1351 à 1357 selon le calendrier des Vaux. Elle se passe donc juste avant le Temps des Troubles (qui a lieu en 1358) et qui est décrite dans la série parallèle de la trilogie des Avatars.

Avis de la rédac’

Mikaua : Salvatore gardera à jamais ses réflexes de MJ au cours de sa carrière d’écrivain (et c’est pour ça que je l’adore), mais c’est dans la trilogie du Valbise, sa première trilogie, qu’ils sont le plus visibles – je ne serais pas étonnée d’apprendre qu’il avait dessiné les plans de certains lieux visités et qu’il s’y référait en écrivant, car la ressemblance avec l’exploration d’un lieu dans un scénario de Donjons&Dragons est flagrante (croyez-en une joueuse vétéran). Étant les premiers, et écrits avec assez peu de matériel à disposition pour ce qui est des détails de l’univers – le désavantage d’utiliser un univers qui n’est pas entièrement « à soi » – ces livres vont donner des informations sur le passé et les compétences des personnages qui seront en partie modifiées dans les romans suivants, mais rien de dramatique. On sent que l’auteur adore l’univers dans lequel il écrit, qu’il a envie de le rendre vivant pour ses lecteurs autant qu’il le fait avec ses joueurs, et la moitié du plaisir de lecture vient de là. Drizzt semble peut-être avoir un rien moins de profondeur dans le premier roman, mais cela vient certainement de la reconversion – n’oublions pas qu’il ne devait être qu’un faire-valoir à la base. Au final, ces romans ont aidé à poser les bases à la fois des Royaumes Oubliés, et ont lancé la Légende de Drizzt, qui est un incontournable de la fantasy, et sont un vrai plaisir à lire.

Keul : J’ai découvert cette trilogie à peu près en même temps que le découvrais l’univers des Royaumes Oubliés en jeu de rôle, ce qui fait que les deux sont très liés pour moi. Les parallèle entre le Donjons et Dragons et la manière dont se déroulent les aventures de Drizzt sont très similaires dans l’ensemble, et il est parfois difficile de dire si ce sont les romans qui ont contribué à développer l’univers des Royaumes Oubliés ou si ce sont ces derniers qui ont servi de terreau à l’écriture des romans. Au final, il est fort possible que ce soit un peu des deux à la fois et c’est tant mieux. La trilogie est bonne, même si ce n’est pas la meilleure de toute. On y découvre un auteur qui – bien que maîtrisant son œuvre de main de maître – n’en est qu’aux prémices de la gigantesque toile d’araignée d’intrigue qu’il développera par la suite avec les séries suivantes et qui contribuera à poser les bases de toutes les aventures – de jeu de rôle ou de romans – qui se dérouleront en Outreterre.

Source des images

Site des éditions Bragelonne

Site de l’illustrateur Todd Lockwood

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2 Réponses

  1. 23 mars 2020

    […] – The Icewind Dale trilogy – La trilogie du Valbise […]

  2. 23 mars 2020

    […] The Icewind Dale Trilogy / Trilogie du Valbise (Fl) […]

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