Red dead redemption

Près de dix après avoir acheté Red dead redemption, j’ai dernièrement ressorti un classique du tiroir où je l’avais rangé. Et grand bien m’en a pris, car c’est un excellent jeu.

Fiche Technique

La jaquette du jeu

  • Titre : Red dead redemption
  • Développeur : Rockstar San Diego
  • Éditeur : Rockstar Games
  • Réalisateur : John Hillcoat
  • Scénaristes : Christian Cantamessa, Dan Houser,  Michael Unsworth
  • Compositeurs : Bill Elm, Woody Jackson
  • Producteurs : David Kunkler, Josh Needleman, Steve Martin
  • Début du projet : 2005
  • Date de sortie : 18 mai 2010 US, 21 mai 2010 CAN, 21 mai 2010 EU
  • Genre : Action-aventure, Jeu de tir à la troisième personne, GTA-like
  • Mode de jeu : Un joueur, multijoueur
  • Plate-forme : PlayStation 3, Xbox 360, Xbox One

Synopsis

Dans l’état de New Austin, en 1911, l’ouest est toujours sauvage. Et même si la « civilisation » s’approche à grand pas, la loi reste pour l’instant celle du plus fort. Le plus fort étant celui qui tire le plus vite.

Dans ce monde de cow-boys, de bandits, d’assassins, de révolutionnaires et de pauvres honnêtes gens, vous incarnez John Marston, un hors-la-loi que ses acolytes ont laissé pour mort plusieurs années auparavant.

Il a depuis refait sa vie avec Abigail, une ancienne prostituée, en tentant de faire tourner un ranch non loin de Blackwater. Ils ont même un fils, prénommé Jack.

Un jour cependant, l’agent Edgar Ross vient trouver John pour forcer ce dernier à traquer ses anciens camarades : Bill, Javier et Dutch. Si John refuse, il ne reverra jamais ni sa femme, ni son fils.

John Marston                                                           Edgar Ross (au premier plan)                                            Dutch van der Linde

Description

Ce jeu d’action-aventure est évidemment un dérivé de la série GTA, pour laquelle le studio est bien connu. Vous incarnez un anti-héros classique et vous aurez le loisir de sillonner une énorme map remplie de PNJ et d’adversaires hauts en couleur.

Le jeu débute avec une cinématique montrant John Marston se faire accompagner jusqu’à un train par deux sombres personnages. Après un long voyage où vous écoutez les passagers du train parler de la région, vous arrivez à Armadillo, exemple-type de la ville-champignon de l’ouest. Vous y retrouvez un guide qui vous mène à fort Mercer, où se cache votre première cible, Bill Williamson.

Les retrouvailles se passent mal et vous vous retrouvez avec une bonne dose de plomb dans le corps.

Heureusement, la ravissante Bonnie Macfarlane passait par là et décide de vous sauver. Vous vous réveillez dans son ranch, et c’est là que la partie commence pour de bon.

Vous êtes à présent lâché dans l’état de New Austin avec un colt, un fusil et un cheval. A vous de trouver votre chemin et de définir votre statut moral pour retrouver votre famille.

Au fil du jeu, vous débloquerez de nouvelles zones, d’abord l’état mexicain de Nuevo Paraiso, où vous serez confronté à la guerre civile, puis West-Elisabeth, où se trouve la ville de Blackwater, mais aussi les montagnes enneigées de Tall Trees, peuplées d’amérindiens et de grizzlis.

Vous devrez maîtriser l’art de monter à cheval, de tirer, de lancer un lasso, capturer un cheval, gagner un duel, traquer les bêtes sauvages, jouer au poker et cueillir des fleurs.

Vous devrez gagner de l’argent pour améliorer votre équipement, et surtout faire des choix moraux qui influenceront votre réputation, et de ce fait votre progression.

Un petit conseil, accrochez-vous, car par moment le jeu peut vraiment virer au bain de sang.

Grizzli et loups représentent une menace

Expérience vidéoludique

Contrôles et gameplay

La prise en main de ce jeu n’a pas été facile pour moi. Je venais de terminer Assassin’s Creed Brotherhood, et je n’ai pas supporté la transition.

Lorsque j’ai ressorti le jeu 10 ans plus tard, je n’avais pas touché une console depuis plusieurs mois, et j’ai pu m’habituer aux contrôles sans devoir me faire violence.

Si les commandes sont au final assez intuitives, je reste quand même convaincu que la conduite des chevaux et attelages n’est pas des plus agréables, avec son système d’accélération basé sur le bashing de touche. Une simple action de gâchette aurait suffi.

J’ai recommencé trop de missions à cheval parce que j’allais trop vite, ou que j’ai percuté un obstacle et perdu trop de temps.

Mis à part ça, je n’ai eu aucun souci avec les actions de tir, de mise à couvert ou autres. L’expérience a été très plaisante du début à la fin, même si j’ai également eu un peu de peine avec les duels. Si les premiers sont assez faciles, plus on progresse, plus il faut être au point avec la mécanique du « Dead Eye », clone du bullet time qu’on connaît principalement de la série Max Payne.

Cette mécanique est d’ailleurs très appréciable lors des courses-poursuite à cheval. Je me suis régalé.

La progression dans la difficulté est d’ailleurs très bien dosée, selon moi. Je ne suis pas un bon gamer et je représente bien le type de joueur occasionnel qui se décourage rapidement ; et pour une fois, j’ai pu finir un jeu sans tricher.

Images

Je serai très catégorique, ce jeu est beau, très beau. A l’époque de sa sortie, certainement le plus beau jeu disponible.

Les paysages sont magnifiques au point qu’on s’y attarde pendant quelques instants entre deux missions. J’ai passé des heures à chasser différents animaux dans les plaines sauvages, les collines rocheuses et les forêts enneigées, juste pour profiter de l’expérience visuelle.

Pour les skins des personnages, le jeu a forcément ses limitations, vu son âge et les consoles de l’époque, mais pour moi le travail vaut largement quelques compliments. En regardant les titres sortis au même moment, on voit bien que c’est le standard pour les jeux du moment.

Tumbleweed et Tall Trees

La modélisation des animaux est par ailleurs très bien réussie. Des tatous aux loups, en passant par les ours et les couguars, ils sont extrêmement bien réalisés. Mention spéciale pour les chevaux. Ils sont une partie essentielle du jeu et, si leur conduite est parfois hasardeuse, leur animation est une véritable réussite.

Il faut aussi ajouter que ce jeu pousse ma console dans ses derniers retranchements. Galoper à travers la forêt à pleine vitesse avec une bande de loups à mes trousses va faire rugir ma vieille 360 de douleur, mais aucun lagging détecté.

Son

La musique dans ce jeu est certainement une des meilleures que j’ai pu entendre. Rarement un soundtrack m’a donné tant de frissons.

Je prends pour exemple le moment où après la traversée du fleuve pour entrer au Mexique, on prend son premier galop dans le désert, une musique se lance et le soleil se couche. L’horizon semble infini et on en oublie presque qu’on joue à un jeu-vidéo.

Je retiens particulièrement deux titres de la B.O., la chanson Far Away de José González, qui accompagne donc la chevauchée mexicaine, mais aussi la chanson finale, Deadman’s Gun de Ashatr Command, qui clôt le jeu avec beaucoup de douceur, contrastant avec la rudesse de l’expérience vécue.

Pour les sons d’ambiance, c’est le même constat. L’immersion sonore est excellente, que ce soit le bruit de ville ou le silence de la forêt enneigée. Un magnifique travail de sound design.

Armadillo et Blackwater

Avis avec spoilers

Red dead redemption est certainement l’un de mes jeux préférés.

Le gameplay, le son, l’image sont excellents, mais ce qui le singularise pour moi, c’est l’ambiance dans le jeu.

Dès qu’on arrive à Armadillo, on est immergé dans un univers de violence permanente. Que ce soit les vols, les agressions, les meurtres ;finalement cela fait partie du monde qui vous entoure. J’ai essayé d’être vertueux, un héros comme Lucky Luke. Mais le jeu ne vous laisse pas sauver tout le monde : vous allez tuer et tuer encore ; voir même laisser des gens mourir bêtement, comme un constructeur de machine volante qui s’écrasera sous vos yeux amusés, ou aider certaines factions à perpétrer des massacres, comme lors de la prise de Torquemada – où les civils seront liquidés sous vos yeux pendant que vous discutez tranquillement avec l’officier en charge.

Peu importe que vous vous efforciez à faire le bien, vous n’aurez pas droit à la rédemption. D’ailleurs, le diable lui-même, sous les traits d’un homme élégant vêtu d’un haut de forme, viendra vous jauger, au point que Marston lui tirera 3 balles dans le dos. Action futile, mais révélatrice de la nature violente du protagoniste et de l’inévitabilité de sa perdition.

Alors un bon conseil, procurez-vous ce jeu, accrochez-vous et laisser-vous emporter dans un Far West plus sauvage et violent que dans n’importe quelle autre recollection.

Si comme moi vous avez grandi avec les westerns spaghetti de Sergio Leone et ceux crépusculaires de Sam Peckinpah, vous trouverez des clins d’œil et des inspirations tout au long de votre périple.

Profitez également de rejouer le jeu en changeant votre attitude pour voir les différentes réactions des PNJs, et surtout si vous êtes un fan de complétion, vous en aurez pour votre argent, tant il y a de mini mission et succès à déverrouiller.

En conclusion, pour moi, ce jeu est un chef d’œuvre. 

Bande annonce

Sources

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