Sans Soleil

Documentaire de Chris Marker projeté pour la première fois en 1983, Sans Soleil est un essai cinématographique ayant pour but de relier entre elles des cultures disparates, allant du Japon au Cap-Vert, en passant par le Guinée-Bissau.

Informations techniques

Sans Soleil - Affiche

L’affiche du documentaire

  • Titre original : Sans Soleil (1983)
  • Date de sortie : 2 mars 1983
  • Réalisateur: Chris Marker
  • Durée totale : 100 minutes
  • Société de production : Argos Films
  • Pays d’origine : France
  • Langue : Français
  • Sous-genre : Docudrama

Le documentaire en quelques mots

Sans Soleil est construit autour d’une communication fictive entre une rédactrice, Florence Delay, et un caméraman, Sandor Krasna. Ce dernier aurait écrit des lettres lors de ses voyages et celle-ci sont lues par la rédactrice. Les sujets abordés dans ces lettres sont variés, allant du passage du temps aux fêtes et coutumes des pays visités, tout en passant par les guerres, catastrophes naturelles et autres souvenirs d’époques révolues. Le documentaire passe successivement du Japon au Cap-Vert, en passant par le Guinée-Bissau, pour peindre un diaporama des différences et des points communs entre ces différents pays.

Entre documentaire et fiction

Bien que le documentaire nous présente un récit proche du réel, les personnages de Michel et Sandor Krasna sont des personnages fictifs. Les noms employés sont en réalité des pseudonymes de Chris Marker (« Krasna » pouvant se traduire par « rouge » ou « beau » en russe). Chris Marker utilise également un pseudonyme japonais, Hayao Yamaneko, comme créateur des effets spéciaux.

Avis de la Rédac’

Keul : Si vous êtes habitués aux documentaires actuels, vous allez probablement être dépaysé par Sans Soleil. Ici, la place est laissée au symbolisme, à la poésie, mais aussi à l’évasion de l’esprit et à l’interprétation personnelle des images. On se perd dans les plans proposés en oubliant parfois de chercher le sens caché, le message véhiculé par l’auteur.

Si ce n’est l’intervention de la narratrice, il n’y a que très peu de dialogues dans ce documentaire, qui s’axe plus sur les instants de vie, les fêtes et les rituels des divers pays visités, laissant le spectateur dans une sorte de contemplation des évènement filmés, sans coupure aucune. C’est tout à la fois perturbant et hypnotisant. On y découvre le Japon mais aussi le Cap-Vert et la Guinée-Bissau sous un jour nouveau, sans les filtres habituels. Certaines images sont crues, voir même choquantes, et laisse une impression particulière de malaise. Finalement, l’œuvre proposée est des plus intéressantes, à découvrir pour profiter d’un point de vue original sur les pays visités par l’auteur.

Sources

Images : https://www.allocine.fr/film

Si vous n’avez pas encore eu la chance de visionner ce documentaire, celui-ci est disponible sur Youtube

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