The Elder Scrolls V – Skyrim est un jeu vidéo de rôle et d’action vous mettant dans la peau d’un héros devant repousser une invasion de dragons et mettre fin à la guerre civile dans son pays. Il s’agit du cinquième opus de la série de jeux The Elder Scrolls, après Arena, Daggerfall, Morrowind et Oblivion.

Informations techniques

Comme toujours, voici quelques petites informations techniques sur le jeu :

L’affiche du jeu

  • Nom : The Elder Scrolls V – Skyrim
  • Éditeur : Bethesda Softworks
  • Développeur : Bethesda Game Studios
  • Directeur : Todd Howard
  • Scénariste : Emil Pagliarulo
  • Compositeur : Jeremy Soule
  • Producteur : Ashley Cheng, Craig Lafferty
  • Plateforme : Windows, PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360, Xbox One, Nintendo Switch
  • Date de la première sortie : 2011
  • Série : Elder Scroll
  • Genre : Action-RPG
  • Mode de jeu : Solo
  • Classification : PEGI18

L’histoire en quelques mots

Alors que vous avez tenté de quitter le pays de Bordeciel en pleine guerre civile, envahi de dragons belliqueux, vous allez être jugé pour cette fuite, qui représente un crime si vous n’en avez pas l’autorisation. Alors que vous êtes arrêté et que vous vous dirigez vers le lieu où vous serez jugé, un dragon attaque et vous permet de sauver votre vie. Votre personnage se révèle alors être le dernier « Enfant de Dragon », seul à être capable de mettre fin au conflit qui ravage le pays et de vaincre les dragons, réveillés de leur sommeil millénaire par Alduin, le « Dévoreur des Mondes »

Graphismes

Des graphismes qui ont vieilli mais qui peuvent être améliorés par des mods

Niveau graphique, le jeu est bien. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il est beau, mais il est dans la moyenne de ce qui se faisait à l’époque. On peut également télécharger gratuitement des textures Haute Définition pour améliorer ceci, mais cela risque de ralentir votre console ou votre PC. Parlant de la version PC, on remarquera rapidement que le jeu est très, très, très mal optimisé. La configuration recommandée est aberrante par rapport aux graphismes affichés. Mais si votre ordinateur le permet, la meilleur chose à faire est de télécharger des mods qui transformeront le jeu de base en ce qu’il devrait vraiment être : une véritable claque.

Gameplay

Niveau gameplay, Skyrim est dans la même veine que les anciens Elder Scrolls. Pas d’expérience permettant d’accéder à de plus hauts niveaux de personnage dans ce jeu, mais une expérience pour chaque compétence, qui possèdent chacune leur propre niveau. Monter de niveau ces compétences permet de faire monter le personnage de niveau.

Différentes races sont à disposition des joueurs

Les compétences montent donc en s’utilisant. Plus on utilise une compétence et plus elle monte. Tous les 10 points de compétence gagnés, on gagne un niveau. A chaque niveau, on choisit magie, santé ou vigueur (pour courir, faire des attaques puissantes et porter plus de charge) pour monter la jauge choisie de 10 points, et on gagne un point de talent à utiliser dans un des arbres liés à chaque compétence.

Ce système est déroutant au début, mais assez original. Dès le début, on façonne son personnage, les compétences qu’on utilise donnent des niveaux et on utilise les points de talents dans les arbres des compétences qu’on utilise pour qu’elles soient plus efficaces.

Les cris

Les cris sont une nouveauté pour cet épisode. Il s’agit de mots de la langue draconique. De fait, ils sont chargés de puissance et ont différents effets. Le plus connu d’entre eux permet de violemment projeter tous ce qui n’est pas riveté au sol devant le personnage. Les objets sont cependant fixes dans l’univers de the Elder Scrolls. Impossible donc de projeter les tables, les chaises/tabourets, les braseros et tout objet servant à l’éclairage en général, tout comme les meubles pour faire de l’artisanat. Autre élément fixe : les enfants. Eh oui, les enfants sont rivés au sol dans Skyrim, un cri de « déferlement » (Fus Rho Da pour les intimes) enverra valser les gardes, les animaux et même les trolls, mais les enfants vont juste se tourner vers toi avec un air taquin des plus frustrants – mais on comprend le choix des développeurs de ne pas permettre cette action.

De nombreux combats contre des dragons et autres créatures

Gestion de l’équipement

L’un des éléments qui vous prendra certainement le plus de temps dans ce jeu est la gestion de votre équipement. Petit exemple. On sort du tutoriel et on va à la première ville chercher de l’aide et les avertir que les dragons sont revenus. Le forgeron nous file quelques objets et nous redirige sur la cité capitale de la région : Blancherive. En sortant on fait un PETIT tour de la ville (petit : on n’entre pas dans toutes les maisons) et on se dit que ça serait bien de vendre les objets totalement inutiles qu’on a ramassé durant le tutoriel comme un boulimique à un buffet gratuit (je trouve cette métaphore très réaliste), à savoir : balai, seau, parchemin, os d’animaux, 4 armures de cuir impériales et 3 armures de cuir de vendeaume, 5 épées longues, 2134312 livres divers et variés qu’on aurait juste put lire et laisser sur place, mais qu’on a pris alors que ça vaut 1 pièce d’or,…

De (très) nombreux aller-retour vers les marchands seront nécessaires pour vous enrichir

Là, déjà, on tire la gueule : comme dans Fallout les marchands ont une quantité d’or fixe, donc on revend les armes/armures les plus chères et le reste… ben disons que le marchand va pouvoir ouvrir une armurerie et une bibliothèque avec tous ce qu’on laisse par terre (et une conciergerie aussi), parce que chaque objet a un poids, et que si on porte trop on ne peut plus avancer rapidement… et que si on garde trop de poids on ne pourra pas ramasser les nombreux trésors qu’on va trouver dans notre aventure…

Après 1h30 de réflexion et de choix déchirant, on a un équipement, des nouveaux sorts et des potions, on est prêt pour partir à Blancherive.

Évolution « personnalisée » de votre héros

Après avoir créé le personnage de vos rêves lors de l’entrée en matière du jeu, vous pourrez faire évoluer celui-ci comme vous le désirez, ou presque. Les équipements/sorts/pouvoirs sont bien assez variés pour qu’on puisse faire le personnage qu’on veut. Du paladin en armure lourde avec des sorts de soins, au voleur en tenue légère, maître de la furtivité et des sorts d’illusions, en passant par l’aventurier qui fait un peu de tout sans briller nulle part, tout est possible, il faut juste être un peu patient par moment.

Développer vos compétences en utilisant celles-ci

A noter que contrairement à la série Fallout, là c’est plutôt le combat au corps à corps qui est privilégié : faire un mage ou un archer, c’est possible, mais mieux vaut toujours avoir une arme de contact dans son sac pour les ennemis endurants. De même, les joueurs au contact voudront avoir un arc sur eux, rien que pour pouvoir combattre les dragons qui apparaissent aléatoirement et utiliser le fameux « bug » furtivité plus attaque à l’arc qui vous rend pratiquement indétectable et vous permet de maraver du monstre en toute sécurité à une distance respectable de votre adversaire.

Avis de la Rédac’

Wile : Vous avez passé des heures à finir votre rpg favori à 100%, genre Final Fantasy ou Xenoblade Chronicle ? Eh ben ce sont des jeux pour petit joueur comparés à la durée de vie de Skyrim. En 100 heures de jeu je n’ai même pas atteint la moitié de l’intrigue principale. Pourquoi ? Skyrim est un jeu qui est fait pour vous détourner de la quête principale. Exemple pratique, tiré des premières minutes de jeux.  Les dragons sont de retour et vous devez tout de suite avertir le monde de la menace qu’ils représentent. Vous vous hâtez donc pour vous retrouver, après quelques discussions avec d’autres PNJs, avec 125 quêtes annexes. La suite, vous la devinez, on finit par faire 4 quêtes pour la guilde des guerriers, 2 quêtes à la taverne, et on a exploré 10 donjons avant d’aller enfin annoncer au Jarl que les dragons sont revenus, qu’il nous file la suite de la quête principale, qu’on apprenne ce qu’est un cri et qu’on se dise comme un con que si on avait fait ça tout de suite, on se serait moins fait démolir durant les quêtes. Voilà, Skyrim, c’est ce genre de jeu. Tellement énorme qu’on se perd dans les quêtes secondaires, tellement vaste que la quête principale devient secondaire, et tout ça sans qu’on le remarque, à cause d’un journal de quête qui retrace même les rumeurs entendues durant une conversation entre 2 pnj dans la rue… Pour moi c’est presque un défaut, il y a tellement de chose à faire que ça en devient… chiant… Quand on finit une quête, on devrait être content, mais là, en faisant une on en trouve quatre… c’est sans fin – surtout que le jeu a été fait pour proposer des mini quêtes (aller tuer des brigands, ramener des objets,…) à l’infini. J’ai refait une nouvelle partie en me disant “je fais que la quête principale pour connaître la fin du jeu”… ben j’ai encore 20 rumeurs à aller vérifier, 3 quêtes actives sans la principale… HELP !!!

De nombreuses ruines perdues au milieu de la végétation n’attendent que vous pour être redécouvertes

Dans les points que je trouve négatifs : le ratio puissance de la machine/graphisme affiché de base, que je trouve scandaleux (mon pc est vieux, mais il fait tourner Crysis 1 en ultra sans problèmes, mais je ne peux lancer Skyrim sans soucis qu’en “moyen”). Les dragons qui apparaissent de façon totalement aléatoire… Oh, une quête d’infiltration où je dois donner tout mon équipement à un pnj qui me le redonnera quand je serai dans la place forte, qu’est-ce qui pourrait mal se passer *pnj 20 mètres plus loin* – ATTENTION, UN DRAGON !!! (histoire vraie). Encore une fois, les dragons : ces espèces de c*****ds attaquent tout et n’importe quoi, surtout quand c’est à 100 mètres de toi, derrière une crête que tu mets 5 min à contourner… Les rencontres aléatoires parfois un peu violentes (petit chemin de montagne tranquille et BAM un ours sort d’un buisson grand comme un tonneau, un ours quoi), l’interface clairement pas orientée clavier/souris, les bugs pas difficiles à trouver (pas besoin de les chercher, ils sont un peu partout)

Keul : Je n’ai pas eu la chance de terminer Skyrim car, comme Wile j’ai eu pas mal de problèmes avec ce jeu. J’ai eu personnellement la chance de jouer à la version PS3 de ce jeu, qui a mis ma console, pourtant pas de première génération, proprement à genoux alors que les graphismes n’étaient pas au maximum, loin de là. Ensuite, j’ai pu recommencer trois fois le début du jeu à cause de divers bugs embêtants comme le premier dragon qui n’approche pas du lieu de bataille, ou le fameux Jarl tombé dans le sol – ce qui rendait toute interaction impossible. Finalement, un petit blocage dans les escaliers sans possibilité de recharger une ancienne sauvegarde. Autant dire qu’après cela, j’ai laissé ce jeu de côté pendant quelques temps. Je l’ai repris par la suite, ayant installé certains correctifs trouvés sur le net, et j’ai pu avancer un peu plus dans l’histoire. Comme pour Oblivion, son prédécesseur, ce jeu propose mille et un donjons et quêtes en tout genre qui viennent remplir votre carnet de voyage en vous détournant du droit chemin, celui de l’histoire principale. On en revient au problème principal du jeu qui est aussi son point fort, à savoir sa liberté d’action. Vous êtes libres de faire ce que vous voulez avec les quêtes et votre personnage, au risque de vous perdre et oublier que vous devez, au final, rien de moins que sauver le monde.

Bande annonce

Sources des images