Voies des ténèbres (les) (trilogie) / R.A. Salvatore

La trilogie des Voies des ténèbres (traduction Geek-It de l’original “Paths of Darkness”) est le quatrième arc des aventures de Drizzt Do’Urden et regroupe les romans qui suivent l’arc de l’héritage du drow. Maintenant qu’il s’est affranchi de son passé, le ranger va pouvoir se tourner vers des dangers bien plus présents, dans tous les sens du terme.

Boîte de la version anglaise des Voies des ténèbres

Boîte réunissant les trois tomes de l’édition originale

Fiche technique

  • Regroupe les titres :
    • Lame furtive (Bragelonne, 2010) / Retour à la clarté (Fleuve noir, 1998)
    • L’épine dorsale du monde (Bragelonne, 2010) (Fleuve noir, 2000)
    • La mer des épées (Bragelonne, 2011) / Aussi loin qu’une âme ait pu fuir (Fleuve noir, 2001)
  • Titres originaux :
    • Silent blade
    • The spine of the world
    • Sea of swords
  • Titre original de la série : Paths of darkness
  • Auteur : Robert Anthony Salvatore
  • Première publication (Anglais) : 1998-2001
  • Genre : Fantasy
  • Nombre de tomes : 3
  • Niveau : Lecteur moyen

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer cette série dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédients ?

  • La maîtrise du scénario d’un grand maître du jeu de rôle
  • Des antagonistes qui ne sont pas de simples “méchants”
  • Une bonne dose de psychologie des personnages

L’histoire

Lame furtive (Retour à la clarté) / Silent blade

Couverture de Lame furtive - Tome 1 des Voies des Ténèbres

Drizzt ayant récupéré l’Éclat de Cristal, il est bien décidé à le détruire. Pour cela, il reprend la route avec ses compagnons, direction l’Envol de l’Esprit, où vit le prêtre Cadderly, seul à savoir comment s’y prendre pour débarrasser le monde de l’artéfact. Mais Crenshinibon a sa propre volonté, et va tout faire pour mettre des bâtons dans les roues aux Compagnons du Hall – notamment en attirant vers eux tous les monstres à sa portée.

Toutefois, l’artéfact ne sera pas le seul problème du ranger : en effet, son ami Wulfgar peine à se remettre de ce qu’il a subi dans les Abysses, aux mains du démon Errtu. Traumatisé par son expérience, il a du mal à gérer ses propres réactions et peine à distinguer ses cauchemars de la réalité.

Et par dessus le marché, dans l’ombre, quelqu’un voit en l’Éclat de Cristal des opportunités qu’il serait dommage de laisser passer…

L’épine dorsale du monde / Spine of the world

Couverture de l'épine dorsale du monde - Tome 2 des Voies des Ténèbres

Attention, spoilers !

Incapable de surmonter le traumatisme de son emprisonnement dans les Abysses, Wulfgar a quitté les Compagnons du Hall et est désormais videur dans la ville de Luskan. Afin d’échapper à ses cauchemars, le barbare s’enivre chaque soir afin de sombrer dans le sommeil sans rêve des ivrognes. Malheureusement, plus le temps passe, et plus son état empire, le poussant à déclencher davantage de bagarres qu’il n’en règle. Il se fait ainsi plus d’un ennemi qui voudraient bien le voir quitter la ville. Et si cela ne suffisait pas, quelqu’un profite de l’état du barbare pour lui dérober son arme fétiche, le marteau Crocs de l’Égide.

Pendant ce temps, plus loin au nord, dans le fief d’Auckney, Méralda, une jeune femme du peuple, attire l’oeil du seigneur d’Auckney, alors qu’elle est déjà amoureuse d’un autre.

La mer des épées (Aussi loin qu’une âme ait pu fuir) / Sea of swords

Couverture de la Mer des épées - Tome 3 des Voies des Ténèbres

Attention, spoilers !

Drizzt et les Compagnons du Hall coulent des jours heureux au Valbise, même si l’absence de Wulfgar leur pèse parfois. Alors qu’ils débarrassent la région d’une bande de brigands, ils découvrent que leur cheffe arbore un tatouage étrangement familier : les mêmes symboles qui apparaissent sur la tête du marteau de guerre de Wulfgar. Inquiets du sort de leur ami, le Compagnons vont aussitôt reprendre la route pour découvrir ce qu’il en est.

De son côté, l’étrange elfe Le’lorinel s’entraîne au combat sans relâche, payant les meilleurs bretteurs se battant à deux armes pour qu’ils imitent le style d’un certain elfe noir pour lui permettre ainsi de parfaire ses techniques pour le jour où son adversaire sera réellement Drizzt Do’Urden.

Quelques petits plus

– A l’origine, cet arc comptait quatre tomes, car le roman “Servant du cristal” (“Les ailes noires de la mort” chez Fleuve noir) s’y ajoutait. Il en a été retiré par la suite pour devenir le premier tome d’une autre trilogie, celle des Mercenaires.

– Malgré un surprenant retour à une traduction proche de l’original avec le second tome, Fleuve noir reste dans sa “logique” de titres ronflant qui n’ont pas grand chose à voir avec le titre anglophone.

– Les Voies de ténèbres conclut la série de la Légende de Drizzt chez Bragelonne. A partir de là, le découpage des différents arcs suivra celui des éditions anglophones d’origine.

– La trilogie des Voies des ténèbres se déroule entre 1364 et 1370 selon le Calendrier des Vaux.

Avis de la rédac’

Mikaua : Venant après l’Héritage du Drow et le questionnement de Drizzt sur son passé et les dangers qui y sont liés, les Voies des ténèbres creusent un peu plus l’aspect psychologique des héros et explorent cette fois la manière de vivre dans le présent après un traumatisme – un aspect souvent mis de côté dans une partie de Donjons&Dragons traditionnelle au profit de l’aventure. L’écrivain prend donc le pas sur le maître du jeu dans le style de Salvatore pour l’écriture de cette trilogie. Mais que les rôlistes se rassure, le maître du jeu n’est toutefois pas parti très loin : en effet, on y retrouvera un ressort très apprécié des MJ, à savoir les conséquences de vos choix qui vous rattrapent plusieurs quêtes après, au moment où vous les avez bien sûr oubliés – jamais drôle quand ça vous tombe dessus, mais tellement apprécié après coup car ça rend les parties d’autant plus immersives. Le style est toujours aussi bon et, en version intégrale, le texte rend très bien le cheminement psychologique des personnages. Les trois tomes ont un rythme un peu moins soutenu que d’autres, et j’ai personnellement moins apprécié le second tome car les histoires d’ivrogne m’agacent rapidement, mais les romans restent très bons et permettent de régler pas mal de choses pour permettre aux personnages d’en sortir grandis. Je salue enfin le boulot extraordinaire de Sonia Quémer, la traductrice (entre autres) du troisième tome “La Mer des Épées”. Il lui a fallu faire quelques pirouettes pour que la traduction en français ne trahisse pas l’un des mystères de ce tome, sans pour autant faire mentir le texte. C’est le genre de maîtrise de la langue que je salue bien bas !

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