White Wolf – Storyteller System

Storyteller et Storytelling systemHistoire

L’Art du Conteur, ou Storyteller System en anglais, est un système de jeu de rôle qui fut créé par l’entreprise White Wolf en 1991 pour son premier jeu de rôle, à savoir Vampire la Mascarade. Employé principalement pour les gammes de jeu basées sur le Monde des Ténèbres et Street Fighter, il fut rapidement corrigé pour permettre l’homogénéisation de certains points de règles. Il n’évolua ensuite que très peu, même si diverses publications suivirent la première version de ce système. Les modifications subies apparurent au fil de la création de nouveau jeux de rôle compatibles avec l’univers du Monde des Ténèbres. Avec les éditions révisées de Vampire, Loup-Garou, Mage et Âge des Ténèbres, et les plus récents Exterminateur, Demon et Orpheus, divers petits ajouts virent corriger et préciser certains points de règles, comme distinction entre dégâts contondants et létaux, la modification du système de maladresses (botch), etc.

Bien que ces évolutions permirent de renforcer le système de jeu, le rendant de plus en plus complet au fur et à mesure des ajouts, une autre version du système Storyteller fut mise en place pour la série de jeux Trinity / Aberrant / Adventure. Ils appelèrent ce « nouveau système » Storyteller System 2. Contrairement à la première version de l’Art du Conteur, qui se base sur un seuil de réussite pour toutes les actions entreprises dépendant de la difficulté de celles-ci, ce nouveau système fixe le seuil de réussite à 7 et ne dépend plus de la difficulté des actions.

Les deux systèmes évoluèrent en parallèles en fonction du type de jeu développé. En 2004 cependant, White Wolf développa un nouveau système pour la nouvelle version du Monde des Ténèbres qu’il nomma Storytelling Système. Contrairement aux deux premiers systèmes, celui-ci diffère grandement sur de nombreux points, ce qui en fait un système à part entière. En 2013, une seconde édition de Storytelling a vu le jour, reprenant nombre de mécanismes de la première version mais intégrant également quelques nouveautés.

Système de l’Art du conteur ou Storyteller

Les Jets de Dés

Le système des jets de dés dans le système de l’Art du Conteur est un système de succès basé sur le d10 (dés à 10 faces). Vous lancez un certains nombre de d10, nombre défini par votre compétence et votre niveau, et regardez les résultats de ce lancer. Un résultat de 8 ou plus est considéré comme un succès. Si l’un de ces résultats est un 0 (considéré comme 10 sur le d10), le personnage peut relancer une nouvelle fois le dé pour obtenir un nouveau succès. Bien qu’il ne faille généralement qu’un seul succès pour réussir une action, le fait d’en avoir plusieurs rend l’action plus efficace et lui ajoute des effets particuliers : celle-ci infligera, par exemple, plus de dégâts au combat. Si vous n’obtenez aucun succès, votre personnage a échoué cette action

Groupement de dés

Comme nous l’avons mentionné plus haut, pour chaque action, il est nécessaire de lancer un certain nombre de d10. Le nombre de dés que l’on jette pour une action se nomme groupement de dés. Le groupement de dés est généralement fonction de deux traits de votre feuille de personnage (un Attribut et une Compétence, ou deux Attributs) et des modificateurs imposés par n’importe quel équipement spécial que votre personnage utilise, ou par des conditions plus ou moins favorables.

Modificateurs

Comme toujours, c’est au Maître de Jeu, ici appelé Conteur, de déterminer quels modificateurs s’appliquent à tout groupement de dés. Ces modificateurs s’ajoutent ou se soustraient au groupement de dés. Ces modificateurs résultent du genre d’action entreprise, mais aussi des objets qui sont utilisés (le bonus est indiqué avec l’objet). Les Atouts que le personnage possède interviennent également dans ce total. Le Conteur devrait accorder ou imposer un bonus ou une pénalité, allant généralement de +2 à –2, si les circonstances sont particulièrement favorables ou délétères.

Jet de Chance

Il est possible, selon les conditions, que le groupement de dés soit ramené à 0 ou moins. Cela arrive quand un personnage tente d’utiliser une compétence qu’il ne maîtrise pas dans des conditions précaires. Dans ce cas particulier intervient ce qu’on appelle le jet de chance. Pour cela, le personnage lance un unique d10. Pour réussir l’action, il devra alors obtenir un 0 sur ce dé. Dans ce cas, il pourra bien entendu relancer le dé, selon les mêmes règles que pour le groupement de dés, ce qui lui permettra, s’il a réellement de la chance, de réussir son action avec brio. Cependant, si le résultat du dé est 1, celui-ci est considéré comme une ratée critique qui aura des conséquences très fâcheuses pour le personnage.

Actions et seuil de réussite

Presque que toutes les actions qu’entreprend un personnage sont considérées comme des actions instantanées. On détermine le groupement de dés, jette les dés, et voit si l’action est une réussite ou un échec. Généralement, tout ce qu’entreprend un personnage est considéré comme une action simple. Néanmoins, certaines actions peuvent se dérouler sur un temps plus vaste. C’est ce qu’on appelle une action étendue, ce qui représente une action accomplie sur une certaine période de temps, comme rechercher quelque chose dans une bibliothèque ou fouiller une chambre d’hôtel. Dans ces cas, chaque jet de dé représente une quantité fixe de temps, généralement 10 minutes, mais cela change pour des actions demandant plus d’implications. Pour que ces actions soient réussies, il faut alors accumuler des succès avec les jets de dés jusqu’à un certain nombre, défini au départ. Ce nombre est appelé Seuil de réussite.

Tours et scènes

Un tour est une période de 3 secondes et est employé en combat. Une scène est une période plus longue (généralement aussi longue que le temps nécessaire à chacun pour accomplir tout ce qu’il désire dans un lieu donné). Quelques pouvoirs surnaturels fonctionnent pour seulement un tour, alors que d’autres durent la scène entière.

Storyteller system 2

Le second système de jeu dérivé du Storyteller s’est développé pour une autre gamme de jeux que celle du Monde des Ténèbres. Presque semblable à la première version, elle comporte trois différences majeures qui s’écartent des règles citées plus haut. Premièrement, le seuil de réussite d’un dé ne dépend plus de la difficulté d’une action, mais est fixé à 7. La résolution d’une action se fait toujours par le lancer de dés à 10 faces, d’un nombre correspondant à attribut + compétence, ou un chiffre sur 10 comme pour la Volonté. Il faut alors compter le nombre de dés atteignant un certain seuil de réussite, fixé à 7 dans ce cas précis. Les effets des ratées critiques ou maladresses, c’est à dire le fait d’obtenir 1 sur un d10, sont quelque peu atténués dans cette version. Dans ce cas, le 1 ne détruit plus les succès éventuels des autres dés. Finalement, les dégâts non-aggravés de la première version du système se séparent en dégâts contondants et en dégâts létaux.

Différence entre Storyteller system 2 et Storytelling system

Comme nous l’avons déjà mentionné, le Storytelling est directement dérivé du Storyteller System 2, avec quelques différences notables dans plusieurs principes de règles que nous avons présentées plus haut. Tout d’abord, le seuil de réussite passe de 7 à 8 pour les actions. La résolution d’une action se fait toujours par le lancer de dés à 10 faces, d’un nombre correspondant à attribut + compétence, ou un chiffre sur 10 comme pour la Volonté. Il faut alors compter le nombre de dés atteignant un certain seuil de réussite, fixé à 8 dans ce cas précis. Un autre point qui diffère du système Storyteller, tous les personnages du Monde des Ténèbres ont une jauge de moralité, notée de 0 à 10. Jadis réservée à certains jeux, comme Vampires la Mascarade, cette jauge est désormais équivalente dans les divers jeux de rôle employant ce système. Son nom diffère entre les différents jeux et en fonction du type de personnage incarné, mais mesurera presque toujours l’éthique du personnage et son intégration dans l’humanité. Cette jauge évoluera ensuite en fonction des actions du personnage. Autre différence fondamentale, dans Storytelling, tous les personnages ne possèdent pas la même jauge de santé, qui dépendra cette fois-ci de la vigueur du personnage. Finalement, le système de combat est également raccourci et simplifié pour éviter le trop grand nombre de jets pour résoudre les actions de combat.

Jeux édités

Storyteller

Français ET Anglais : Age des Ténèbres (L’) ; Orpheus ; Exterminateur : le Jugement ; Changelin : le Songe ; Scion ; Exaltés ; Mage : l’Ascension ; Loup-Garou : l’Apocalypse ; Monde des Ténèbres [1991] ; Wraith : le Néant ; Vampire : la Mascarade ; Vampire : l’Age des Ténèbres

Exclusivement Anglais : Demon : the Fallen ; Mage : the Sorcerers Crusade ; Werewolf : the Wild West ; Trinity ; Street Fighter ; Adventure! Aberrant

Storytelling

Français ET Anglais : Mage : l’Eveil ; Vampire : le Requiem ; Loup-Garou : les Déchus ; Monde des Ténèbres ; Geist

Exclusivement Anglais : Hunter : the Vigil ; Promethean : the Created ; World of Darkness : Innocents (The) ; Changeling : the Lost ; Mummy : the Curse ; Demon : the Descent

Sources

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3 Réponses

  1. 19 janvier 2017

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  3. 13 mars 2019

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