Carnets de voyage : Japon 5 : Kyoto

Kyoto (京都市), qui signifie littéralement « ville capitale », est une ville de la région du Kansai, au centre de Honshū. Capitale du Japon entre 794 et 1868, elle est aujourd’hui la capitale de la préfecture de Kyoto. Tout d’abord appelée Heiankyō – soit littéralement « la capitale de la paix – elle fut renommée lorsqu’elle devint le siège de la cour impériale Plus tard, alors que la ville d’Edo fut rebaptisée Tokyo et que cette dernière devint la nouvelle capitale du pays, Kyoto fut connue – pour un temps du moins – sous le nom Saikyō soit « la capitale de l’Ouest » (en opposition à Tokyo, qui signifie « la capitale de l’Est »),

Kyoto est mondialement connu pour ses temples, plus de 2000 en tout, mais également pour ses sanctuaires et ses palais, comme le kyoto-gosho, le palais Heian ou le palais Omiya. La ville possède également de nombreux ponts, jardins et autres bâtiments classés au patrimoine mondial de l’UNESO. Pour toutes ces raisons, Kyoto est considérée comme le centre culturel du Japon.

Notes de voyage : si Kyoto est une ville connue pour son architecture particulière et pour ses temples, elle l’est également pour sa nourriture, et plus particulièrement pour ses nombreuses variétés de légumes

Pour vous aider : Une petite carte en PDF basée sur les lignes de bus, en anglais, pour vous orienter sur place : Carte des bus Kyoto

Château Nijo-jo

Ce château fut originellement construit en 1607 comme résidence officielle du premier Tokugawa Shogun, Ieyasu, mais ne fut achevé qu’en 1627 par le troisième Tokugawa Shogun, Iemitsu, par l’ajout de diverses structures importées du château Fushimi. Ce château est typique des débuts de la période Edo et de la culture momoyama au Japon. Contenant de nombreuses peintures, sculptures et autres œuvres d’art de cette période, ce château est considéré comme un incontournable lors des visites de Kyoto et le site tout entier est inscrit au patrimoine historique de l’UNESCO depuis 1994.

S’y rendre en métro : Depuis la gare de Kyoto, il faut une dizaine de minutes en métro (ligne Karasuma, changement à Karasuma Oike / K08, puis ligne Tozai, arrêt Nijojo-mae / T14) puis environ 3 minutes à pied pour vous y rendre

S’y rendre en train: depuis la gare de Kyoto JR ligne Sagano, arrêt Nijo, environ 5 minutes de trajet puis 5 minutes à pied

La vue caractéristique d'une partie du château Nijo-jo

La vue caractéristique d’une partie du château Nijo-jo

Notes de voyage – Culture Momoyama : N’ayant à l’époque pas entendu parler de l’époque momoyama, nous avons effectué quelque recherches sur place. Voilà pour votre culture générale : Momoyama, aussi appelée Ère Tenshō, se situe historiquement après l’ère Genki et avant l’ère Bunroku. Cette ère couvre la période du mois de juillet 1573 au mois de décembre 1615. Elle marque une modification profonde dans l’architecture grâce aux échanges avec l’Europe et au développement militaire. Deux types de structures apparaissent alors : premièrement, le château fort, construit pour la défense, qui pouvait abriter le chef féodal et son armée. Deuxièmement, le pavillon de réception et le cabinet de travail privé. Cette deuxième structure est construite dans le style « shoin » ou salon de réception et est conçue pour les relations de seigneur à vassal. C’est également durant cette période que la cérémonie du thé se vit modifiée pour prendre les codes actuellement utilisés.

Nijo-jo castle extérieur

La vue extérieure du château

Notes de voyage : La visite du château offre un peu de changement par rapport à la visite des nombreux temples qui sont parsemés dans tout Kyoto. Extrêmement vaste, le site recouvre plus de 27 hectares et il faut plusieurs heures pour faire le tour des divers jardins aménagés et des différents palais et résidences qui s’y trouvent, comme Honmaru et Ninomaru. Le tarif d’entrée, environ 600¥, n’est également pas excessif pour une visite de cette importance. De plus, le château se trouve à environ une centaine de mètres du musée international du manga ce qui vous permet de combiner les deux visites en une seule journée.

Nijo-jo plan

Le plan du Nijo-jo

1) Jardin Ninomaru

Le jardin Ninomaru se compose de divers étages. Au centre d’un étang se trouve une île qui représente Hiroi-jima, l’île de la joie éternelle, ainsi que deux autres plus petites îles nommées Tsuru-jima, l’île du crâne, et Kame-jima, l’île de la tortue. On dit de ce jardin qu’il fut l’une des créations de Kobori Enshu, un maître paysagiste.

Jardins Seiru-en - Nijo-jo castle

Une vue des Jardins Seiru-en avec ses étangs

2) Palais Ninomaru

Caractéristique du style « shoin », le palais est composé de diverses sections connectées entre elles et menant à plus de 33 chambres qui sont connues pour leurs murs peints représentant des tigres et des pins. Entre autre chose, ce palais est connu pour être presque exclusivement construit en bois de cyprès. Ce palais est représentatif de l’importance de l’architecture dans les rapports sociaux de l’époque. Les visiteurs de bas rangs se voient cantonnés aux premières pièces du palais, qui sont également les moins richement décorées et qui se situent vers la sortie. Les visiteurs importants par contre sont reçus dans les pièces intérieures. Les portes coulissantes permettant l’intervention des gardes dans les pièces ne sont pas dissimulées, dans le but d’intimider les visiteurs.

Kara-mon - Nijo-jo Castle

Kara-mon : la porte d’entrée de Nijo-jo

Notes de voyage : afin de préserver les peintures qui s’y trouvent, il est interdit de prendre des photos dans l’enceinte du palais et plusieurs responsables veillent au grain afin que cette règle soit appliquée. On y trouve cependant une « attraction » des plus divertissante, à savoir le fameux parquet rossignol qui devait permettre de défendre le palais lors de l’attaque des ninjas et autres assassins en émettant des bruits semblables au chant de plusieurs rossignols.

3) Palais Honmaru

Frappé par la foudre en en 1750, entièrement détruit par le feu en 1788, ce palais fut reconstruit en 1847 et intégré aux jardins.

Palais Honmaru

Le Palais Honmaru

4) Jardins Seiru-en

Construit en 1965, le jardin Seiru-en est la partie la plus récente de l’ensemble du château de Nijō. Mis en place pour faciliter la réception des hôtes de marques de la ville de Kyoto et l’organisation d’événements culturels, ce jardin est connu pour ses deux maisons de thé et son arrangement dépassant les 1 000 pierres.

Jardins Seiru-en - Nijo-jo castle 2

Les Jardins Seiru-en avec quelques unes des pierres caractéristique de ces jardins

Chemin de la philosophie

Balade incontournable au printemps pour ses allées de cerisiers en fleurs, le chemin de la philosophie est un sentier qui se trouve au nord-est de Kyoto. Le suivre vous permettra de descendre le long d’un canal et de rejoindre divers temples comme celui de Ginkaku-ji (temple d’argent) et d’Eikan-do Zenrin-ji. Tirant son nom du philosophe japonais zen Kitaro Nishida, qui la pratiquait quotidiennement afin de méditer, cette route de deux kilomètres de long permet de découvrir la ville et quelques-uns de ses points touristiques les plus importants.

Chemin de la philosophie

Le Chemin de la philosophie et ses cerisiers
Source de l’image : site https://www.kanpai.fr

Note de voyage : Ayant en partie profité de cette balade pour découvrir la ville, nous vous conseillons vivement de préférer le matin afin de bénéficier d’un peu de tranquillité car ce chemin est très prisé des touristes et des japonais, aussi est-il un peu surpeuplé durant l’après-midi. Profitez de votre balade pour vous arrêter à quelques-uns des cafés qui fleurissent sur son trajet pour goûter quelques-unes des spécialités locales. Le magasin en fin de visite vous délestera cependant de quelques yens car les produits proposés sont très intéressants.

Musée international du Manga

A quelques minutes à pied du château Nijo, le musée international du manga est une bibliothèque du neuvième art japonais absolument gigantesque et contenant près de 300’000 ouvrages. Construit en 2006 dans une ancienne école primaire, le musée s’étend sur trois étages, dont la partie centrale est consacrée à une exposition permanente sur les mangas de part le monde. La brochure proposée à l’entrée est disponible dans cinq langues, dont le français, ce qui rend cette visite intéressante pour nous autres non-japonais

Musée international du Manga

L’aire de lecture du Musée international du Manga
Source de l’image : site https://www.kanpai.fr

Sanctuaire Munakata

Fondée en 765, l’année même où la capitale impériale fut déplacée à Heian Kyo (Kyoto), ce sanctuaire est connu pour abriter le plus ancien camphrier de Jardin nationnal Gyoen, un arbre qui aurait plus de 600 ans. Le sanctuaire est dédié aux Munaka San’nyoshin, trois divinités de la mer mais qui possèdent également comme responsabilité les routes et les voies de déplacements.

Munakata Shrine

L’entrée du sanctuaire Munakata

Note de voyage : Comme de nombreux autres sanctuaires de Kyoto, Munakata possède plusieurs petites allées bordées de végétation qui vous isolent totalement de la ville alentours et de ses bruits. Plusieurs cerisiers en fleurs et d’autres pins et espèces à feuilles viennent compléter le tableau de calme et de sérénité qu’offre ce lieu.

Munakata Shrine 2

Le petit autel au centre du sanctuaire

TOEI Kyoto Studio park

Ouvert en 1975 à Kyoto, le Toei Kyoto Studio Park est un parc d’attractions sur le thème de la période Edo. Au milieu de divers décors de cinéma de films d’époque des studios Toei, le parc propose plusieurs spectacles et attractions sur le thème des samouraïs. Il s’agit de l’unique parc à thème du Japon et il est utilisé pour tourner près de 200 films chaque année. En plus des animations, le parc propose au visiteur de se déguiser en samouraï ou en geisha.

TOEI-KYOTO-STUDIO-PARK

Le parc à thème TOEI-KYOTO-STUDIO-PARK
Source de la photo : https://www.japanforyou.com/

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