Jeu de rôle dark‑fantasy suédois, Symbaroum plonge les joueurs dans un monde mystérieux, empli de ruines d’une civilisation disparue et plongé dans la corruption qui ronge toute chose. Symbaroum vous propose une ambiance unique, mélangent beauté sauvage et menace omniprésente.
Informations techniques
- Titre : Symbaroum
- Type : Médiéval‑fantastique, Dark-Fantasy
- Édition : Free League Publishing
- Auteurs : Mattias Johnsson Haake, Mattias Lilja, Martin Grip
- Année : 2014
- Système de jeu : D20 simplifié
- État actuel : Paru, disponible
Histoire et univers
Lors de la grande guerre contre le Sombre Seigneur, les sujets de la reine Korinthia ont dû fuir leurs terres natales pour traverser les montagnes du Titan et établir un nouveau royaume à la lisière de l’immense forêt de Davokar. Voilà désormais vingt ans que ce peuple a fui et, après avoir pacifié la région et chassé les barbares qui y vivaient, il a fondé une nouvelle capitale sur les ruines d’une ancienne cité‑État, établissant son royaume sous le nom d’Ambria.
Mais la forêt de Davokar est un lieu ancien, sacré et profondément dangereux. Jadis, l’empire de Symbaroum régnait sur ces terres, mais sa chute a laissé derrière lui des ruines imprégnées de magie et de corruption.
Aujourd’hui, les peuples humains d’Ambria cherchent à exploiter les secrets de Davokar, tandis que les elfes, gardiens de la forêt, veillent à ce que personne ne réveille les forces qui dorment sous les racines, car celles‑ci pourraient bien provoquer la fin de toute chose en ce monde.
Système de jeu
Le système de Symbaroum est une version simplifiée du système D20 qui repose sur une mécanique asymétrique. Dans cette dernière, le Maître du Jeu ne lance pas les dés, se contentant d’exposer les obstacles et adversaires que les joueurs et leurs personnages affronteront.
Résolution asymétrique
Le principe du système asymétrique de Symbaroum est simple : le Maître du Jeu ne lance jamais de dés, car ce sont les joueurs qui effectuent tous les jets, que ce soit pour attaquer, se défendre, résister ou percevoir.
Le but de ce système est de proposer une meilleure fluidité dans le rythme de jeu et dans la lisibilité des probabilités, ainsi que de proposer une responsabilisation uniquement portée par les joueurs.
Attributs et compétences
Les personnages sont définis par huit attributs : Accurate, Cunning, Discreet, Persuasive, Quick, Resolute, Strong, Vigilant (Précis, Malin, Discret, Persuasif, Rapide, Résolu, Fort, Vigilant).
Les compétences possédées viennent modifier la manière dont ces attributs sont utilisés, souvent en réduisant la difficulté ou en ajoutant des effets narratifs.
La magie et la corruption
La magie peut être employée par les joueurs et leurs adversaires, même si celle-ci est complexe et encadrée. Chaque pouvoir mystique, qu’il soit religieux, sorcier ou théurgique, génère de la corruption. En fonction de la puissance de la magie utilisée, cette corruption peut être temporaire et disparaître après le repos, ou permanente, marquant alors le personnage à vie.
Cette corruption qu’elle soit temporaire ou définitive peut s’accumuler chez un personnage et, si elle dépasse un certain seuil, le transforme en créature monstrueuse.
Combat
Les combats jouent un rôle central dans Symbaroum. Le système de jeu est conçu pour les rendre rapides, dangereux et tactiques. En règle générale, ils se résolvent en quelques actions et décisions qui peuvent décimer un groupe de personnages non préparés. Cela s’explique par le fait que la grande majorité des ennemis sont plus puissants que les joueurs, dotés de capacités spéciales et liés à la corruption ou à Davokar.
Cette approche crée parfois des déséquilibres dans la puissance des rencontres et oblige les joueurs à faire preuve d’inventivité et d’ingéniosité dans l’utilisation de leur magie, de leurs compétences, ou du terrain pour survivre.
Thèmatiques de Symbaroume
Symbaroum explore de nombreux thèmes tels que la colonisation, le mysticisme, la décadence, et la tentation du pouvoir. L’ambiance de l’univers y est sombre et pesante, chaque découverte pouvant coûter la vie des explorateurs ou, pire, leurs âmes.
Trois axes narratifs majeurs se retrouvent dans les campagnes proposées :
- Exploration de Davokar : découvertes des ruines, secrets, artefacts, et autres dangers invisibles.
- Conflits politiques: diverses factions s’opposent ou s’allient comme Ambria, les clans barbares, les elfes, les factions religieuses.
- Lutte contre la corruption: chaque victoire a un prix, chaque pouvoir une conséquence et permettent à la corruption de s’étendre dans le monde.
Les campagnes officielles comme « la Chronique du trône de cuivre » développent une fresque épique où les joueurs deviennent des acteurs-clés du destin d’Ambria et de Davokar.
Points forts et points faibles du jeu
- Ambiance immersive
- Illustrations
- Système de jeu
- Thématique de corruption
- Campagnes ambitieuses
- Courbe d’apprentissage complexe
- Linéarité
- Magie risquée
- Équilibrage variable
Avis de la Rédac’
Keul : Symbaroum frappe le joueur son esthétique très sombre et mystique, mais également par son univers dense et sa mécanique de jeu centrée sur la tension et la découverte.
Il n’est pas à mettre en toutes les mains selon moi car, même si son système de jeu simplifié est rapide à prendre en main, la complexité des combats et de sa magie s’adresse aux groupes expérimentés cherchant une ambiance sombre, une narration forte, et un monde où chaque choix a un poids moral et mécanique.
Parlant de son système de jeu, celui-ci est simple à gérer mais ne pardonne pas. Un mauvais jet lors d’un combat peut mettre fin abruptement à la vie d’un personnage sans que le Maître du Jeu ne puisse intervenir. Certains apprécieront la tension que cela apporte, d’autres moins. Au final, Symbaroum reste un excellent choix pour les amateurs de dark‑fantasy et de campagnes à long terme, ainsi que pour les joueurs expérimentés qui apprécient que le hasard soit leur plus grand adversaire.
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