Jeu de rôle contemporain empreint d’occultisme, Majus vous propose d’incarner des individus ordinaires qui ont vu s’éveiller des pouvoirs surnaturels.
Informations techniques
- Titre : Majus
- Type : Contemporain, occulte
- Édition : John Doe Éditions (FR) ; Goblinoid Games (EN)
- Auteurs : Claude Guéant, avec la collaboration de la team John Doe
- Année : 2013
- Système de jeu : Pacesetter (EN), D6 System modifié (FR)
- État actuel : Jeu publié
Histoire et univers – Quand la magie infiltre les coulisses du monde
Dans un monde qui ressemble au nôtre, mais où les arcanes de la magie existent bel et bien et se cachent du grand public, les personnages incarnent des agents d’un ordre secret : les Maji. Confrontés à des forces mystiques, à des conspirations ésotériques et des dilemmes moraux, ils devront faire usage de leur magie pour préserver le monde et garder la magie secrète aux yeux des non-initiés. L’univers de Majus est à la fois riche en références ésotériques et en mythes revisités en tout genre, auxquels viennent s’ajouter les conflits et les conspirations modernes. On y croise des artefacts oubliés, des cultes millénaires, mais également des entités qui défient la logique.
Systèmes de jeu
Version anglaise vs version française
Si son univers est unique, Majus se divise en deux jeux de rôle bien distincts : l’un dans sa version originale anglaise fonctionnant sur le système de jeu Pacesetter, et un autre en version francophone qui fonctionne sur un système de jeu proche du système D6. Cette différence entre les deux versions change considérablement la manière de jouer, de gagner de l’expérience, et même d’appréhender l’univers dans sa globalité.
Majus en version originale – Système Pacesetter
La version originale de Majus emploie le système de jeu Pacesetter et s’inscrit donc dans la tradition de ses prédécesseurs, comme Chill ou Cryptworld. Le système Pacesetter propose une approche plus traditionnelle et simulationniste, employant une table de résolution colorée pour déterminer les effets d’une action (échec, réussite limitée, complète, etc.). L’accent est donc mis sur les jets de dés pour la résolution des actions, ce qui donne un style plus structuré et mécanique au parties.
Les résolutions des actions consistent à lancer 1d100 et à comparer le résultat au score de compétence dans le tableau, qui indiquera le niveau de réussite de l’action en fonction de la marge et de la difficulté : échec, limité, modéré, honorable, complet. En règle générale, la couleur de réussite ou d’échec indique également quelles sont les conséquences d’une action : informations trouvées, dégâts infligés, etc.
La magie s’emploie sous la forme de talents paranormaux, qui ressemblent à des pouvoirs psychiques ou paranormaux dans leur utilisation. Un système secondaire, nommé Adits, est également proposé pour les sortilèges nécessitant de longues incantations, des rituels ou toute autre magie complexe.
Les compétences et attributs fonctionnent comme décrits dans le système Pacesetter, soit huit attributs notés sur 100 : Agilité, Dextérité, Chance, Perception, Aura, Résistance, Force et Volonté, et un certain nombe de compétences, dont le score est dérivé de la moyenne des caractéristiques. A ce score s’ajoute un bonus selon le niveau de maîtrise : +15, +30 ou +55.
Majus en version traduite – Système D6
Dans sa version francophone, Majus emploie un système de jeu dérivé du D6 System, qui a été simplifiée pour favoriser la fluidité et mettre l’accent sur la narration et le roleplay. Les actions des personnages sont résolues par des jets de dés à six faces, avec des seuils de difficulté. Les personnages disposent de compétences, de traits mystiques et de ressources occultes qu’ils peuvent employer pour améliorer leurs jets. De manière générale, le système est employé pour encourager les choix narratifs forts, pour résoudre des dilemmes moraux et pour mettre l’accent sur les conséquences durables des choix et des actions des personnages.
La magie est structurée en « Arcanes » qui représentent des domaines mystiques que les Maji peuvent maîtriser et perfectionner. Chaque Arcane offre des pouvoirs spécifiques qu’il est possible d’acquérir avec le temps et l’expérience. Mais l’emploi de ces Arcanes n’est pas sans risque car plus un Majus s’enfonce dans l’ésotérisme et perfectionne son art, et plus il risque de perdre son ancrage dans le réel.
Les caractéristiques des personnages sont au nombre de 6 : Force, Adresse, Perception, Connaissances, Technique, Présence. Chaque joueur dispose d’un pool de dés à répartir entre ces caractéristiques, souvent 18D pour un personnage débutant (exemple Force 3D, Adresse 2D…). Les compétences sont des spécialisations rattachées à une caractéristique spécifique. Par exemple : Adresse pour Esquive, Tir, Conduite ;Perception pour Empathie, Recherche, Vigilance ; et Technique pour Informatique, Médecine, Occultisme. Chacune des compétences débute au niveau de sa caractéristique associée. Le joueur peut ensuite décider d’acheter des dés supplémentaires à attribuer à certaines compétences, en utilisant un budget séparé afin de personnaliser son personnage.
Sources
- La base en anglais
- https://pacesettergames.com/
- https://www.wargamevault.com
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