Luminous Arc

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Bonjour chers visiteurs ! Aujourd’hui, je vais vous présenter un petit jeu sur DS qui s’appelle Luminous Arc qui est, ma foi, bien sympathique, même si pas à l’abri des défauts !

Qu’est-ce que Luminous Arc ?

Il s’agit ici d’un T-RPG (pour les non-connaisseurs, un « tactic role playing game »). Du même genre, il y a les très bons Fire Emblem, ou les FF Tactics, Advance Wars et plein d’autres encore. La différence avec les RPG classiques, c’est le système de combat : votre terrain est divisé en carrés, et vous y déplacez vos personnages, un peu comme un jeu d’échec. C’est bon pour les neurones (ou pas, s’il est mal fait).

Après la présentation du genre, présentation de l’histoire et de l’univers du jeu ! Et c’est sans doute un des défauts de Luminous Arc : l’histoire est relativement banale, classique et les rebondissements se voient à des kilomètres, ce qui fait qu’on a relativement peu de surprises – sauf au début quand on apprend à connaître le monde, qui est un curieux mélange de plusieurs choses (entre sorcière, ninja, samouraï et gros palouf médiéval, ça fait bizarre, mais il y en a pour tous les goûts). Luminous Arc, c’est avant tout du fanservice).

Au début du jeu, vous apprenez que vous incarnez Alph, un jeune combattant d’une élite spéciale de l’Eglise, qui existe pour aller botter les fesses aux sorcières, les grosses vilaines qui veulent détruire la terre. Vous avez des compagnons ainsi que votre maître, le chevalier blond, tout beau, avec sa grosse épée que vous admirez, pour vous soutenir dans cette tâche.

Mais très vite, le joueur, ainsi que les personnages du jeu, doivent se rendre à l’évidence que la vérité n’est pas comme l’église l’a toujours proclamé : les sorcières ne semblent pas si méchantes que ça… et, ô malheur, elles disent même que le gros vilain pas beau, c’est le Dieu de l’église, et qu’il faut surtout empêcher sa résurrection pour éviter qu’il bouffe toute la planète. Mission du jour ? Sauver la planète.

J’ai jamais entendu cette histoire, et vous ? Ah ironie quand tu nous tiens…

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Quelques-uns de vos compagnons

L’autre reproche qu’on peut faire à l’univers c’est le côté tout mignon tout beau et tout naïf à souhait, avec coeurs caramélisés et saupoudré de sucre. On note aussi les personnages classique : le jeune héros, le gros chevalier maître, le bourrin, la prêtresse, le petit frère à l’arc.

Entre la fille qui vient d’un clan d’ombre qui a été exterminé et dont elle est la seule survivante, le bourrin qui adooore les filles, le maître qui doit quitter l’équipe (et, quand on le recroise, il ne nous aime plus), le gars silencieux qui ne cause pas mais tape bien, le savant fou avec ses coeurs dans les yeux quand on lui parle de sorcières, et les deux frères qui ont comme seule preuve de leur fraternité une pierre brisée en deux dont chacun portait un bout quand on les a trouvés bébés, on sort rarement du cliché

Hm bref, on a vu plus original, n’est-ce pas ? Mais pourtant, tant que c’est bien fait, ça ne dérange pas spécialement. L’histoire est bien racontée, on s’attache aux personnages, et finalement on ne s’ennuie pas tellement, même si on n’a aucune surprise parce qu’on voit arriver les choses des heures avant qu’elles ne se passent. Malgré le côté « déjà-vu » et classique de la chose, c’est bien présenté et bien fait, bien ficelé, et ils ont un monde qui change tout de même un peu de l’ordinaire, même si la base ne l’est pas.. Et ça, ça fait vraiment plaisir. Vous risquez cependant de pleurer si vous avez une allergie au fanservice.

Un autre « problème » du jeu est sa linéarité. Mais en même temps, un Fire Emblem est aussi linéaire, mais tout aussi bon. Vous allez de combat en combat, de chapitre en chapitre. Il ne semble pas y avoir de quêtes annexes (je n’en ai pas trouvé, mais j’avoue que la présentation du jeu ne donne pas l’impression qu’il en a, donc je ne les ai pas cherchées), mais vous avez droit à une carte du monde sur laquelle vous pouvez bouger librement et débloquer de nouveaux lieux au fur et à mesure de votre avancement (ce qui change grandement d’un Fire Emblem).

Vous avez, grosso modo, deux endroits différents. Le premier, c’est les combats, désignés avec une icône de deux épée qui se croisent. Il se peut que vous deviez les faire, ou bien, vous pouvez décider de ne pas combattre, mais pas toujours. Et, oui, si vous voulez vous faire de l’xp supplémentaire, c’est bien possible.

Après, vous avez les lieux, c’est là que se déroule l’histoire, ainsi que deux trois petites autres choses : vous pouvez discuter avec vos camarades et ainsi en apprendre plus sur leur caractère, leur avis, leurs craintes, et ainsi en apprendre plus sur le monde par la même occasion. Dans les villes, vous pouvez également consulter la bibliothèque et lire des livres pour en apprendre plus sur l’univers. Dans certains endroits, vous avez également accès à une boutique pour acheter de quoi vous équiper. Et… c’est tout. Vous avez le choix entre retourner à la carte du monde ou bien continuer l’histoire.

Comme vous vous en doutez, il y a beaucoup de lecture, entre les discussions avec vos camarades, les bibliothèques, ainsi que les dialogues de l’histoire qui se font nombreux aussi. Si vous aimez lire, ça ne posera pas de problème (sauf peut-être la naïveté de la chose par moment), sinon vous risquez de vous pendre, ou bien de jeter votre DS contre le mur le plus proche. La fin était particulièrement chiante, avec des dialogues à l’infini, et des répliques bien naïves.

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Quelques magnifiques exemples de dialogues

 

Parlons maintenant un peu des combats !

Nous avons un t-rpg classique dans son genre : votre terrain est divisé en carreaux, et vous bougez et tapez sur les ennemis. Chaque personnage est plus ou moins rapide et sait sauter plus au moins haut, et certains terrains sont mieux adaptés pour certains personnages que pour d’autres. Ainsi, la sorcière de l’eau peut marcher sur l’eau et ça lui permet de prendre par moment des raccourcis, mais dès qu’il y a des montagnes ou des terrains élevé, elle aura plus de mal à monter.

Le tout se fait tour par tour, selon la rapidité de vos personnages et des ennemis. Ce n’est donc pas comme Fire Emblem, où vous jouez vos personnages et ensuite l’ennemi bouge les siens. Ici c’est pêle-mêle vos personnages et les ennemis qui bougent, et vous pouvez consulter une liste pour savoir qui bouge quand. Si vous réduisez les actions d’un de vos personnages (par exemple attaquer sans bouger, ou bouger sans attaquer), ou que vous ne le bougez pas du tout, son tour viendra plus rapidement.

Comme certains t-prg, la direction dans laquelle regarde votre personnage joue également un rôle : il sera plus vulnérable s’il est attaqué dans le dos, et un personnage positionné en hauteur fera plus de dégâts, alors que vous faites moins de dégâts si vous combattez un ennemi placé en hauteur.

Comme arme, vous avez les armes à courte distance (1 case), les lances qui frappent à deux cases, puis les armes à distance (arbalète et arc)

En plus de taper, vous pouvez avoir recours à des compétences et de la magie. Selon les personnages, vous pouvez utiliser les deux, et vous en débloquez au fur et à mesure que vos personnages montent de niveau. L’utilisation des compétences et de la magie consomme des MP, évidemment.

La particularité, ce sont les Flash Drive. Ce sont des espèce de super-attaques de la mort qui tue qui prennent des points spéciaux que vous récupérez en combattant, et vous les débloquez aussi à fur et à mesure, et plus puissant est le Flash Drive, plus il consomme de points (3 au max).

A ceci se rajoutent des synergies : une attaque spéciale entre deux personnages que vous pouvez utiliser si les personnages concernés sont proche l’un de l’autre et que tous ont leur 3 points spéciaux.

Le système de combat propose en prime un système de soutien : après chaque combat, vous avez le choix de parler à une de vos unités ayant participé au combat, et ainsi monter votre affinité avec eux. Vous aurez le choix entre 3 réponses à ce que dit l’autre, et si vous donner la bonne réponse, il vous aimera beaucoup (et vous fera même quelques cadeaux, si c’est pas beau !)

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Quelques images du combat

Cependant, vous pouvez monter de niveau si vous avez envie vu que vous avez des combats sur la carte du monde, et là est un point faible ou fort du jeu, selon les avis. En effet, le système d’xp est un peu mal fait sur les bords, à mon avis, et il est assez facile de monter certains personnages à une vitesse hallucinante.

J’explique. Vous recevez de l’xp quand vous attaquez un ennemi. Vous en recevez plus si vous le tuez. Cet xp diminue avec les niveaux, et normalement vous êtes obligés d’aller chercher des ennemis plus puissants pour monter à plus que 2xp par monstre. Vous recevez 5 points d’xp pour les objets utilisés (il en faut 100 pour monter de niveau).

Jusque là, tout est bon, mais là où ça craint (ou pas), ce sont les sorts de soutien et de soins : ils feront TOUJOURS 30 xp dès que vous les incantez sur quelqu’un d’autre que vous-même. Sachant que, premièrement, pas mal de personnages ont un quelconque sort de soutien (surtout les sorcières) qui s’utilisent en prime sur des zones, et que, deuxièmement, vos HP et MP seront toujours remplis au maximum quand vous montez un niveau.

Le calcul est vite fait : en 4 coups, vous montez un personnage qui sait soigner ou soutenir d’un niveau, et ça toujours. Comme pas mal de personnages en ont, il suffit de prendre un combat, de raser tous les ennemis chiant et de s’amuser à monter les personnages. Evidemment, ceux qui n’ont aucun sort de soutien ou de soin monteront à un rythme très lent.

Et même si vous ne le faites pas, il suffit de souvent healer quand vous avancez dans l’histoire pour vous retrouver avec un personnage puissant. Et comme on est dans un t-rpg, les joueurs ne sont pas bêtes en général : s’ils voient que soigner et soutenir apporte plus que taper, ils vont le faire.

Et là on va me dire « bon, mais ça reste qu’un personnage de soutien ou de soin ». Hé ben non, ils ont tous des techniques offensives en prime. La soigneuse qui vous accompagne depuis le début se retrouve à la fin avec des monstres attaques.

Conclusion pour ma partie

A la fin du jeu, j’avais mes deux soigneuses qui avaient dépassé le level du boss. Ahem.

Autre petite critique que je fais au système de combat, c’est le « clique jusqu’à devenir dingue » : le tout se fait par des menus à cliquer et recliquer. C’est très déroutant au début (surtout si on l’habitude des Fire Emblem, où on peut bouger les personnages de suite sans aller dans le menu et choisir « move »).

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Ninja et prêtresse à l’attaque !

Concernant la difficulté de la chose, le jeu reste assez facile en soit, déjà parce que ce n’est pas grave quand une de vos unité meurt (contrairement à Fire Emblem, où mort veut dire mort pour de bon). Mais le jeu semble fonctionner en palier, et il m’est arrivé une ou deux fois d’avoir soudainement une map où j’étais là « d’accoooord, c’est un peu plus dur qu’avant », mais on s’y fait vite. Les seuls combats qui m’auront posé problème sont les combats finaux, surtout le premier. Le dernier et surtout casse-pieds car très lent (très très lent). Mais ça peut aussi venir du fait que j’avais quelques personnages au même niveau que le boss…

Bref, le tout reste agréable à jouer, c’est fort sympathique malgré les défauts : les graphismes sont jolis et bien faits, les dialogues sont très statiques, reprenant le même système que les Fire Emblem (vous voyez le buste des personnages qui parlent et le dialogue qui défile en bas), mais ça fait bien l’affaire. Les musiques sont également agréables à l’oreille, mais pas mémorable, sauf une ou deux. C’est bourré de fanservice, je me répète, mais c’est important.

Le jeu se boucle dans une vingtaine d’heures facilement si vous ne faites que suivre l’histoire sans xper à côté pour monter de niveau, ou les affinités avec vos personnages, ou bien pour récolter des sous et acheter de quoi vous équiper.

Quand vous lancez le jeu, vous avez droit à une petite introduction à la « Tales of », une musique japonaise et un animé qui va avec. Mais là où les Tales of continuent à parfois insérer des animations en guise de cinématique, Luminous Arc en reste là, et ce n’est qu’à la fin que vous avez une petite animation de 3 secondes qui ne sert absolument à rien, à mon avis.

Le plus grand défaut à mon avis est cependant les bugs tactiles. Jouant à Meteos à côté, qui marche nickel, le problème ne vient pas de ma DS qui serait décalibrée. Et le problème est très chiant. Vous défilez la liste des armes dans un magasin, vous cliquez sur une arme, ensuite sur un autre plus bas : le jeu comprend que vous faites un double clic sur l’arme pour l’acheter et vous propose le menu « acheter ». Ce n’est qu’un exemple. En combat, ça se résume surtout par un : « NON, l’ennemi A COTE, j’avais dit ! » qui fait que j’ai par moment changé sur une maniabilité entièrement aux boutons pour éviter ce bug vraiment, mais vraiment chiant.

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L’écran titre pour le plaisir

En plus, si vous avez aimé le jeu, il existe un deuxième et également un troisième à faire. Et… je pense que c’est tout ce que j’ai à dire.

Bref, Luminous Arc n’est pas une bombe, c’est pas un must have, mais c’est vraiment très sympathique et malgré les défauts et son histoire banale de base et le côté nunuche, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à le faire et je ne peux que le conseiller si vous voulez passer un peu de bon temps et que vous ne savez pas quoi faire.

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