Vainqueurs d’un concours Shugo et sa sœur se voient offrir la chance d’incarner des personnages légendaires dans le jeu vidéo The World, devenant des .hacker.
Informations techniques
- Titre : .hack // 黄昏の腕輪伝説 – .hack//Tasogare no Udewa Densetsu
- Titre français : .hack – le Bracelet du Crépuscule
- Auteur : Izumi Rei
- Scénario : Tatsuya Hamasaki
- Origine : Japon
- Type : Aventure, fantastique, jeu vidéo
- Sous-catégorie : Mangas
- Genre : Shōnen
- Éditeur : Panini
- Sens de lecture : japonais
- Année: 2002
- Nombre de tomes parus: 3
- Statut: terminée – stoppée
- Âge conseillé : 12+
- Langue : français
Pour vous mettre en appétit
Shugo et Lena, deux jumeaux, sont sélectionnés à la suite d’un concours pour incarner des personnages légendaires dans l’un des plus grands jeux vidéo en réalité virtuelle augmentée. Incarnant désormais les héros légendaires « Kite » et « Black Rose », ils partent à la découverte de « The world », un monde d’aventure et de mystères.
Dans ce monde virtuel, ils feront la rencontre de nouveaux amis qui les aideront dans leur mission secrète : trouver les .hackers (dot hackers) et percer les plus grands mystères de The World. Aidé pour cela d’un étrange bracelet aux mystérieux pouvoirs Shugo et ses amis auront fort à faire pour mener à bien leur mission, qui ne semble pas être aux goût des administrateurs de ce monde virtuel.
Liberté de l’enfance contre volonté de contrôle des adultes
Une grande partie de l’histoire tourne autour de l’opposition entre les joueurs incarnés par Shugo, Lena et leurs amis, qui veulent simplement vivre des aventures en toute liberté et protéger le monde qui les entoure, et les administrateurs, qui chassent les pirates et les hackers pour détruire toute trace de bug risquant de déstabiliser The World.
On a ici une opposition claire entre l’insouciance de l’enfance et la liberté que celle-ci procure, et la volonté de contrôle des adultes qui, bien que permettant faire fonctionner The World correctement, restreint les libertés et le champ des possibles. Et c’est lorsque ces deux visions diamétralement opposées se rencontreront que The World commencera à évoluer. Car de la victoire de l’une de ces deux philosophies dépendra le sort de certaines intelligences artificielles qui se sont petit à petit développées pour s’affranchir de leur rôle de personnage non-joueurs, se déplaçant librement dans le jeu et risquant de déstabiliser ce dernier. La question se posant alors de savoir si celles-ci sont devenues vivantes et doivent être protégées pour le bien de The World, ou s’il faut s’en débarrasser pour le protéger.
Avis de la Rédac'
Keul : .hack nous propose ici un thème privilégié dans de nombreuses séries se passant dans des mondes virtuels mais choisit d’approcher ce dernier sous un éclairage différent. On y suit ici des enfants, pleins d’émerveillement devant le monde qu’ils découvrent et qui prennent plaisir à vivre des aventures et nouer des liens avec d’autres joueurs. Si l’approche peut paraître un peu simpliste de prime abord, la série développe tout de même plusieurs thèmes intéressants comme l’évolution de l’intelligence artificielle, la liberté offerte par les mondes virtuels et l’amitié qui peut se former dans ces mondes imaginaires.
Quelques sujets auraient peut-être mérité d’être approfondis, comme l’addiction aux jeux dont souffrent certains personnages collectionneurs d’objets rares ou le rejet de certains joueurs qui trouvent un refuge dans les jeux, mais les trois volumes semblent assez insuffisants pour faire le tour de tout ce qui est amorcé.
Le troisième volume étant presque deux fois plus épais que les autres, on sent l’obligation de l’auteur de condenser son histoire. Peut-être un impératif de l’éditeur ? Difficile à dire. Le fait est que la série .hack souffre néanmoins d’un grave problème que nous avons déjà évoqué dans de nombreuses séries de ce genre à savoir : le manque de danger pour les protagonistes. Un combat contre des monstres puissants ou des adversaires redoutables avec un risque de mort imminente ? Pas de problème, ce n’est qu’un jeu vidéo, donc il suffira d’attendre quelques minutes avant de se reconnecter. Le bracelet de Shugo, capable d’affaiblir les ennemis élimine même ce « danger » dès que celui-ci devient trop présent.
Au final, seul le troisième et dernier tome offre un peu de suspens avec le risque de destruction de l’IA vagabonde récupérée par le groupe car, si elle meurt, ce sera pour de bon. Une bonne chose mais qui arrive malheureusement trop tard. Par contre, ce danger arrive au moment où Shugo commence réellement à s’impliquer dans le jeu. Si c’était volontaire de la part de l’auteur, alors c’était assez bien vu.
Concernant la mise en page, c’est assez touffu par moment, avec énormément de textes qui viennent étouffer les cases et qui cachent une bonne partie des dessins, assez jolis au demeurant. Encore une fois, on a une impression de condensé, comme si l’auteur avait voulu faire rentrer cinq tomes dans trois, et c’est assez dommage. Ce problème mis à part, la série est jolie et retranscrit bien l’émerveillement des héros qui découvrent The World. Au final, .hack – le Bracelet du Crépuscule nous propose une histoire intéressante bien qu’un peu trop condensée à mon goût et qui aurait méritée deux tomes supplémentaires pour développer tout son potentiel.
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