Léonarde veut ramener la paix entre les humains, les Leus et les Goupils, et a pour cela recours à un sort qui doit lui permettre de communiquer avec les Bêtes… sauf qu’à la place, elle se retrouve changée en Goupile. Chassée du château, elle va s’accrocher à son désir de paix et aller négocier vaille que vaille avec les Bêtes.

Léonarde couverture du tome 1

Fiche technique

  • Titre : Léonarde
  • Scénario: Isabelle Bauthian
  • Dessin : Anne-Catherine Ott
  • Couleurs : Tanja Wenisch
  • Type : Franco-belge
  • Genre : Aventure, Fantasy, Humour
  • Sens de lecture : Européen
  • Année : 2024
  • Nombre de tomes : 1
  • Statut : En cours
  • Niveau : Lecteur moyen

A quoi s'attendre ?

Léonarde est la fille du chef des armées du royaume de Ptiorupt. Intrépide, déjà bonne guerrière mais encore gaffeuse, elle rêve de pouvoir continuer l’oeuvre de sa mère : communiquer avec les Bêtes, et négocier la paix avec elles.

Car les humains ne sont pas seuls en leur royaume : elles doivent faire face aux Bêtes, des êtres anthropomorphes qui vivent dans la forêt et qui attaquent violemment tout humain entrant sous les branches. Sous cette appellation sont en fait réunis deux peuples distincts : les Leus, réputés grands sorciers, et les Goupils, les plus rusés et les meilleurs orateurs. Et comme si la guerre entre humains et Bêtes ne suffisait pas, Leus et Goupils ne s’apprécient pas beaucoup plus entre eux.

La seule chose qui empêche ces conflits de tourner à la guerre ? La menace du Houéran. Esprit protecteur de la nature, c’est une créature puissante très attachée à sa forêt, qui interviendra à coup sûr si trop de dégâts lui sont infligés. C’est en se menaçant les uns les autres d’invoquer la créature que les trois peuples en sont arrivés à une sorte d’inconfortable statu quo.

Léonarde, ayant mis la main sur un sortilège qui doit lui permettre de communiquer avec les Bêtes, va malheureusement se retrouver changée en Goupile et va malgré tout se lancer dans sa difficile quête de paix. Elle entraînera ainsi sans le savoir sa meilleure amie, la princesse Eldorise, à sa recherche et à sa suite. Elle ne seront pas trop de deux, car si les trois peuples ont bien une chose en commun… c’est d’être butés comme pas permis !

Une planche de Léonarde
La page présentant le sort en question, pour vous donner envie

De la difficulté de se comprendre

La communication est la meilleure base qu’il existe, à la foi pour régler mais également pour prévenir l’apparition de conflits. Mais voilà, pour communiquer, encore faut-il se comprendre ! Dans Léonarde, les trois peuples parlent chacun leur langue, ce qui est traduit visuellement par la couleur des bulles de dialogue : blanc pour les humains, bleu pour les Leus, et orangé pour les Goupils. De plus, les différentes langues sont à quelques occasions mises en scène du point de vue de l’un ou l’autre peuple : jappements des Goupils, grognements des Leus et borborygmes des humains donnent ainsi une bonne idée d’à quel point les différents interlocuteurs ont du mal à se comprendre, même si un son ici ou là peut parfois aider un peu.

Et même une fois la barrière de la langue abolie, de nouveaux obstacles surgissent, tels les préjugés, les rancunes, et les différences culturelles. Des difficultés très bien mises en scène et qui vont s’avérer des plus frustrantes pour la jeune Léonarde, malgré toute sa bonne volonté.

Avis de la rédac'

Mikaua : Léonarde m’a tout de suite attiré l’œil par son dessin et ses couleurs. Le style se trouve à un juste milieu entre les détails et la simplicité, offrant de très beaux décors et des personnages bien reconnaissables sans se perdre dans un foisonnement de détails inutiles. Côté expressions, c’est un véritable festival : les personnages sont très expressifs et les autrices n’hésitent pas à aller chercher quelques codes des bons vieux cartoons pour ajouter un effet comique à certaines scènes. Les animaux anthropomorphes ne sont pas en reste de ce côté, leurs mouvements d’oreilles, par exemple, venant souligner les expressions. J’ai souvent pouffé de voir la protagoniste, Léonarde, toute hérissée lorsqu’elle s’énerve ou qu’on la prend par surprise. Les couleurs sont vives et lumineuses, sans pour autant agresser l’œil, un vrai plaisir. Enfin, côté histoire, on a droit à un joli récit sur les relations entre les peuples et la nécessité de communiquer. Une sympathique aventure avec une belle touche d’humour qui offre un véritable plaisir de lecture. La série Léonarde commence vraiment bien et j’ai hâte de découvrir où pourra nous emmener la suite !

Sources 

– Le premier tome de la série

Sources des images

– Le site de l’éditeur

– La page de la série sur la Bédéthèque


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