Final Fantasy – Lost Stranger

Se réincarner dans un monde peuplé de créatures de Final Fantasy quand on est un fan inconditionnel de la série peut sembler être un rêve pour tout gamer qui se respecte. Mais quand vous êtes confronté aux premiers monstres et que ceux-ci deviennent une menace réelle à vos yeux, il est plus que probable que votre rêve se change en cauchemar. Final Fantasy – Lost Stranger raconte les aventures de Shogo et de sa sœur Yuki, réincarnés dans un nouveau monde à la suite d’un accident de voiture.

Informations techniques

Le visuel du tome 1

  • Titre original : ファイナルファンタジー ロスト・ストレンジャー (Fainaru Fantajī Rosuto Sutorenjā)
  • Titre traduit : Final Fantasy : Lost Stranger
  • Auteur: Hazuki Minase
  • Dessin : Itsuki Kameya
  • Type: Shōnen
  • Origine : Japon
  • Genre: Aventure, Fantasy, Isekaï
  • Editeur VF: Mana Books
  • Sens de lecture : Japonais
  • Prix indicatif : ~ 8€ ; ~14 CHF
  • Année: 2018
  • Nombre de volumes parus: 2
  • Statut: en cours
  • Âge conseillé : 14 ans et +

Pour vous mettre en appétit

Passionnés de jeux-vidéos et plus particulièrement des jeux Final Fantasy, Shogo et sa sœur Yuko n’ont qu’une idée en tête depuis qu’ils sont enfants : créer un jeu Final Fantasy totalement inédit et qui donnerait une plus grande liberté aux joueurs. Pour ce faire, ils ont rejoint la société Square Enix, qui développe les fameux jeux de cette licence. Mais les années passent et les deux passionnés n’arrivent pas à atteindre un poste qui leur permettrait d’avoir une quelconque influence sur le jeu.

Alors qu’ils se retrouvent pour déjeuner ensemble, Shogo fait part de ses doutes à sa sœur, qui arrive tant bien que mal à lui remonter le moral. Mais lorsqu’ils sortent du restaurant, ils sont tout deux percuté par un camion. Alors qu’il pensait être mort, Shogo se réveille dans un autre monde qui semble peuplé des créatures issues des jeux de la licence Final Fantasy. Retrouvant sa sœur quelques heures plus tard, ils décident tout les deux d’employer leurs connaissances pour devenir des aventuriers chevronnés. Mais il existe une grande différence entre jouer un héros de jeu-vidéo et en devenir réellement un, et Shogo en fera la douloureuse expérience. Et si ce monde était en réalité bien plus dangereux qu’il n’y paraît ? Et si les connaissances accumulées au fil des jeux n’étaient pas toutes correctes ? C’est avec ces interrogations que Shogo devra faire face à ce nouveau monde.

De magnifiques décors qui fourmillent de détails

Encore un Isekaï… oui mais !

Comme vous l’aurez sans doute compris en lisant le résumé de l’histoire, nous nous trouvons – une nouvelle fois – dans un manga de type Isekaï, soit un manga dans lequel les héros se retrouvent incarnés dans un autre monde. Mais cette fois-ci, cette particularité scénaristique n’est pas tout à fait employée comme pour d’autres mangas, comme Yōjo Senki ou Re:Zero kara hajimeru isekai seikatsu. En temps normal, le genre Isekaï permet à l’auteur de présenter son monde en prétextant la découverte de l’univers dans lequel le héros évolue. Ce dernier, venant d’ailleurs, ne connaît rien de ce nouveau monde et doit donc tout apprendre, ce qui permet facilement d’exposer l’univers aux lecteurs. Ici, l’auteur prend le contrepied de cette facilité. Le Héros connaît déjà tout – ou presque – de l’univers dans lequel il évolue, puisqu’il a joué à tous les jeux-vidéo de la licence. Mieux que ça, le héros a fabriqué de toute main des soluces des divers jeux, qu’il nomme « Ultimania ». Le héros part donc avec une solide connaissance du monde dans lequel il va évoluer, ou du moins le croit-il. Car même si ce nouveau monde reprend de nombreux éléments de Final Fantasy classiques, bien des choses divergent et causeront de graves problèmes à notre héros. Dernier élément concernant le genre Isekaï pour cette œuvre, la réincarnation intervient très vite dans l’histoire et le « monde réel » ou « monde d’origine » des héros n’est que très brièvement dépeint pour servir à présenter les deux protagonistes, ce qui n’est donc pas trop lourd dans le récit.

Des monstres qui apparaissent bien plus puissant en dangereux que quand il faut les affronter derrière un écran comme ici le ténébreux dragon blanc

Avis de la Rédac’

Keul : S’il faut reconnaître une chose à ce manga, c’est qu’il présente un concept très intéressant et qui n’a encore jamais été abordé dans un Final Fantasy. On est donc dépaysé sans pour autant totalement être perdu. Il y a tellement d’éléments en références au divers jeux (et je ne parle pas seulement de ceux qui sont présenté dans les dialogues) que c’est un réel plaisir de tenter de les dénicher d’une page à l’autre de l’ouvrage. De plus, la qualité des dessins d’Itsuki Kameya est vraiment excellente, comme en témoignent les doubles pages présentant les décors dans lesquels évoluent les personnages. C’est très détaillé et parfaitement bien maîtrisé. La psychologie des personnages est également très bien amenée. On comprend rapidement les enjeux des protagonistes dès les premières pages et ceux-ci évoluent de manière très logique et parfaitement bien amenée au fil des pages. Mais la question que beaucoup se posent, et à raison : ce manga est-il réservés aux seuls fans de l’univers de Final Fantasy ? Eh bien non ! Le scénario et l’univers sont développés et présentés de telle sorte qu’un parfait néophyte s’y retrouvera sans le moindre problème et pourra apprécier l’œuvre sans aucun souci. Au final, l’œuvre est une réussite, de la première à la dernière page, et propose quelque chose de réellement nouveau, adapté à tous les lecteurs et qui saura également ravir les fans. Voilà donc une petite perle et un incontournable pour cette année 2018.

Mikaua – Personnellement, j’aime bien Final Fantasy, mais sans en être une fan inconditionnelle comme mon collègue Keul. Si bien que lui s’est jeté sur ce manga comme la misère sur le pauvre monde, et que moi je me suis dit que ça pouvait être bien mais qu’il passerait après mes séries préférées. Une heure et quelques commentaires lâchés par Keul en cours de lecture plus tard, j’étais revenue sur ma décision et bien décidée à acquérir le tome un à la première occasion. Envoyer des fans de FF à l’intérieur de leur licence préférée, c’était inédit, et pour la première fois le scénario du manga n’était rattaché à aucun des jeux déjà sortis, ce qui en soit justifie à soi seul l’achat du tome. Les personnages sont très bien campés, et les réflexions du héros sont très intéressantes à suivre : voir les mécaniques du jeu-vidéo se confronter à la réalité de cet univers est passionnant, et on se sent réellement pris par l’histoire car c’est le genre de réflexion qu’on pourrait soi-même avoir dans une telle situation ! J’approuve donc l’avis de Keul : ce manga est une perle à ne pas rater !

Partagez

Vous aimerez peut-être...

1 Réponse

  1. 12 mai 2018

    […] appartenant à cette catégorie : Barakamon, Dragon Ball, Dragon Hunter, Dreamland, Element Line, Final-Fantasy – Lost Stranger, Final Fantasy Type-0, Fullmetal Alchemist,  Green mechanic, Inu Yasha, Kenshin le vagabond, Le […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *