Film d’animation japonais, l’Imaginaire traite de la relation entre Amanda et son ami imaginaire Rudger.

L’Imaginaire est une libre adaptation du livre jeunesse « Amanda et les amis imaginaires », de A. F. Harrold, illustré par Emily Gravett

L’Imaginaire est le deuxième long métrage d’animation du studio Ponoc après Mary et la Fleur de la sorcière.

Informations techniques

L'affiche du film
  • Titre original :屋根裏のラジャー, Yaneura no Rajā
  • Titre français : L’Imaginaire
  • Date de sortie : 10 juin 2024
  • Scénariste : Yoshiaki Nishimura
  • Réalisateur : Yoshiyuki Momose
  • Musiques : Agehasprings et Kenji Tamai
  • Studio d’animation : Studio Ponoc
  • Genre : Animation, Fantastique
  • Origine : Japon
  • Durée : 108 minutes
  • Âge : 12+

L’histoire en quelques mots

Amanda et Rudger vivant des aventures fantastiques dans leurs mondes imaginaires

Amanda a toujours eu une imagination débordante et vit des aventures dans des mondes fantastiques issus de son imagination avec son ami imaginaire Rudger. Mais la vie d’Amanda n’est pas toute rose. Entre son quotidien morose à l’école et le fait qu’elle devra bientôt déménager de sa maison d’enfance, elle voit dans ces aventures un moyen d’échapper à son quotidien.

De son côté, Rudger est préoccupé, car il craint que ces évènements fassent grandir Amanda et que, comme les autres adultes, elle finisse par l’oublier, ce qui marquerait la fin de son existence.

Alors que la relation entre les deux amis est à l’orage, un certain M. Bunting débarque dans la librairie tenue par sa mère, accompagné d’une jeune fille effrayante. Rudger et Amanda comprennent qu’il représente une menace, autant dans le monde réel que dans le monde imaginaire, car celui-ci en a après les Imaginaires, dont il se nourrit pour continuer à vivre.

Quand les Imaginaires comblent un besoin

Les amis imaginaires disparaissant quand leurs enfants les oublient

Le film traite de l’imaginaire des enfants et des mondes qu’ils créent pour s’échapper de la réalité mais pas uniquement. Dans cette oeuvre, les Imaginaires sont là pour répondre à un besoin, combattre une peur ou combler un manque. Chaque Imaginaire possède une raison d’être, comme Rudger qui est là pour Amanda suite au décès de son père pour l’aider à passer un cap dans sa vie. Une fois leur mission remplie, les Imaginaires disparaissent ou se réfugient dans la bibliothèque de la ville, sorte d’oasis pour ceux qui ont été oubliés par leurs créateurs. Dans celle-ci, ils aident de nouveaux enfants auxquels ils peuvent se lier, au risque de changer totalement pour être réimaginés par eux.

Mais l’existence des Imaginaires reste éphémère et, dès qu’ils n’ont plus personne pour se souvenir d’eux, peuvent disparaître totalement des mémoires de leurs compagnons imaginaires.

Bande annonce

Avis de la Rédac'

Keul : On retrouve dans cette œuvre, comme c’était le cas dans Mary et la fleur de la Sorcière, de nombreuses inspirations des Studios Ghibli avec des décors soignés et très détaillés, une palette de couleurs très riche et des contrastes de lumière/obscurité très bien maîtrisés, le tout appuyé par des musiques magnifiques qui collent parfaitement à l’ambiance. Les mondes imaginaires d’Amanda sont simplement féériques, mais peut être sous-exploités selon moi. On n’y fait que passer sans réellement s’y attarder et on revient généralement brusquement à la réalité, ce qui peut être assez frustrant.

Les amis imaginaires oubliés se réunissant pour continuer d'exister.

C’est peut-être au niveau du scénario que l’Imaginaire pêche, par son manque de risque et les chemins de récits quelque peu labyrinthiques empruntés par moment. C’est parfois trop simple, voir même cliché par moment, parfois trop complexe et souvent très expliqué par les personnages, ce qui signifie que les auteurs en étaient conscients. Mais au final, l’histoire fonctionne assez bien et permet au spectateurs de s’interroger sur la nature de l’imagination des enfants et la perte de celle-ci une fois adulte.

Je trouve un peu dommage de ne pas exploiter la relation entre M. Bunting et son ami imaginaire, qui a petit à petit dégénéré au fil des siècles ; ça aurait été super intéressant. L’affrontement entre Amanda et lui, dans leurs imaginations, est aussi trop court selon moi et aurait mérité plus d’attention, comme les mondes que l’on découvre au début de l’histoire.

Mais au final, l’Imaginaire nous propose une belle œuvre, bien adaptée, qui nous offre des décors à couper le souffle et une histoire qui interpelle et qui nous fait réfléchir.

Sources


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