Plongez avec La petite boutique de sortilèges dans l’histoire de Kiela, une jeune femme qui, s’étant réfugiée dans son île natale avec les livres de sorts qu’elle a sauvés, décide de faire profiter les villageois des bienfaits de la magie. Mais cela sans se faire remarquer, car pratiquer la magie sans autorisation est punissable de mort.
Fiche technique
- Auteure : Sarah Beth Durst
- Titre : La petite boutique de sortilèges
- Titre original : The Spellshop
- Genre : Fantasy, Cosy fantasy, Romance
- Editeur francophone : Bragelonne
- Nombre de pages : 412
- Année de parution : 2025
- Niveau : Lecteur moyen
Bibliochimie
Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédient ?
– Une île depuis longtemps abandonnée par le gouvernement central
– Une magie autorisée seulement aux rares mages agrées
– Une bibliothécaire très mal à l’aise avec les interactions sociales
A quoi s'attendre ?
Kiela travaille à la Grande Bibliothèque, un bâtiment prestigieux qui réunit les livres de sortilèges et ouvrages traitant de magie les plus précieux de tout l’empire. Très à l’aise dans son rôle de gardienne des livres, Kiela prend soin des ouvrages de sa section attitrée avec l’aide de son assistant Caz, une plante araignée sentiente créée par magie. Mais un jour une révolution éclate, et les violences qui s’ensuivent forcent la jeune femme et son ami à quitter la bibliothèque en flammes en sauvant le plus de livres possibles. Ils se dirigent alors vers l’unique refuge auquel peut penser Kiela : l’île où elle a grandi, qui se trouve loin de tout et où elle espère pouvoir passer inaperçu.
Malheureusement, en plus de récolter un voisin aussi curieux que charmant, Kiela va retrouver l’île dans un état de délabrement avancé, la faute au gouvernement qui a gravement négligé les îles périphériques au cours des dernières années, les laissant à la merci des tempêtes magiques et de nombreux autres maux.
Qu’à cela ne tienne, Kiela va se décider à aider en ouvrant une sortilègerie secrète. Un plan qui ne plaît pas trop à Caz, car partager la magie avec le peuple ou la pratiquer soi-même sans autorisation est puni de mort ! Mais la jeune femme est bien décidée, et son plan pourrait bien leur valoir des alliés inattendus.
La vie dans les régions périphériques
Malgré sa douceur de cosy fantasy, l’univers de La petite boutique de sortilèges soulève avec justesse les problèmes dont peuvent souffrir les régions périphériques. L’île où a grandi Kiela était florissante dans son enfance, mais en y retournant une fois adulte, elle la retrouve dans un bien triste état. En effet, le gouvernement central de l’empire a, au fil du temps, réduit considérablement, puis carrément arrêté les tournées effectuées par les mages agréés pour qu’ils se consacrent à la capitale.
Sans pouvoir bénéficier de leurs sorts qui aidaient le bétail, redonnaient la santé aux sols pour de meilleures récoltes, et permettaient de tenir à distance les terribles tempêtes magiques, nombreuses sont les îles où les conditions de vie se sont lentement dégradées.
En lisant cela, il n’est pas difficile de faire le parallèle entre cet univers, et les problèmes des régions périphériques bien de chez nous, qui peuvent elles-aussi souffrir d’un manque de soutien de la part du gouvernement central.
Avis de la Rédac'
Mikaua : Dans les remerciements, l’autrice de La petite boutique des sortilèges dit qu’elle voulait « écrire un livre qui fasse le même effet que boire du chocolat chaud ». Et je dois dire qu’elle y est parfaitement arrivée ! Les personnages sont attachants, et toute l’île donne vraiment cette ambiance de petit village de campagne très agréable, avec ses habitants certes curieux comme pas deux et un peu bourrus mais sympathiques – ayant grandi dans ce genre d’endroit, j’ai reconnu l’ambiance de mon enfance et j’ai beaucoup apprécié. Même si la protagoniste Kiela donne quelques fois envie de la secouer un peu par les épaules histoire qu’elle se calme dans ses relations avec les autres, c’est très raccord avec ce qu’elle a vécu jusque-là et son évolution est plutôt bien menée. L’univers est bien construit et l’autrice a vraiment bien réussi son coup en choisissant de montrer une île à la périphérie de l’empire, et les problèmes que le retrait de la magie a pu causer. C’est typiquement le genre de thématique qui va bien à la cosy fantasy et où son traitement va pouvoir vraiment être mis en avant. Enfin, le récit a un ton agréablement réconfortant, ainsi qu’une bonne dose d’humour et d’auto-dérision, avec un petit soupçon de suspense ici et là mais sans le faire durer outre mesure. La petite boutique de sortilèges a été une lecture très agréable, l’idéal pour passer un bon moment et se reposer du stress du quotidien. A déguster sans modération !
Sources
– Le livre lui-même
– Le site de l’éditeur
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