Le Faucon éternel nous fait suivre Gaelen, un jeune orphelin sauvé par le Highlander Caswallon. Ensemble, ils devront faire face à la cruauté du peuple Aenir et s’opposer à leur soif de conquête et de massacre.

L’histoire du Faucon éternel est reliée à celle de Reine des batailles par de nombreux paradoxes temporels entremêlés les uns aux autres. Lus ensemble, les deux romans forment une réinterprétation science-fantasy de la légende du roi Arthur.

Faucon éternel

Fiche technique

  • Titre : Le Faucon éternel
  • Auteur : David Gemmell
  • Genre : Fantasy héroïque / Dark fantasy
  • Nombre de pages (La Volte) : 384 pages
  • Première édition : 1999
  • Niveau : Lecteur intermédiaire

Bibliochimie

Si un alchimiste voulait recréer ce livre dans son alambic, quelles choses pourrait-il utiliser comme ingrédient ?

– Un peuple de tribu des montagnes

– Un jeune outlander promis à de grandes choses

– Un monde où s’entremêlent magie et technologie

A quoi s'attendre ?

Jeune orphelin et voleur notoire, Gaelen est recueilli par Caswallon, le héros farlain des clans des montagnes, après que les Aenirs, un peuple conquérant et sanguinaire, ont détruit sa ville et massacré ses habitants.

Alors que les deux hommes voient dans leur rencontre le simple fruit du hasard, le druide Taliesen, qui orchestre les événements dans l’ombre, emploie une technologie ancienne lui permettant d’étudier les futurs, présents et passés possibles dans un unique but : sauver la reine Sigarni et les Highlanders de la cruauté des Aenirs et de leur soif de conquête.

Devenus des rouages essentiels des manipulations temporelles du druide, Gaelen et Caswallon vont devoir tenter de sauver ce qui ressemble fort à une situation désespérée.

Faucon éternel, Reine des batailles et paradoxes temporels

L’histoire du Faucon éternel se déroule dans un monde alternatif, inspiré des Îles Britanniques du Haut Moyen Âge britannique, dans lequel les clans des Highlands doivent faire face à l’expansionnisme d’un peuple sanguinaire nommé les Aenirs, inspirés des Vikings.

Le Faucon éternel s’inscrit dans la continuité des grands cycles de Gemmell, notamment celui de Drenaï, dont il partage l’esprit, à savoir  une fantasy réaliste, musclée, mais profondément humaine.

La Faucon éternel est également remarquable pour sa manière de revisiter certains archétypes gemmelliens :

  • le héros en quête de rédemption,
  • le mentor vieillissant,
  • les armées écrasantes,
  • les duels où se jouent plus que la vie.

Dans ce dernier, Gemmell affine son style, plus introspectif, plus sombre, presque méditatif par moments. On y sent l’auteur au sommet de sa maîtrise narrative, capable de mêler action brutale et émotion sincère.

Avis de la Rédac'

Keul : Le Faucon éternel trônait dans ma bibliothèque depuis quelques année, moitié dans ma pile à lire, moitié oublié, aussi ai-je pris les chose en main pour lui donner sa chance. Et comme tous les Gemmell que j’ai lus jusque-là, je ne l’ai pas regretté un instant. Ce roman est  puissant et dense, avec une certaine mélancolie à laquelle l’auteur ne nous a pas habitué. Le Faucon éternel n’est pas uniquement un roman de batailles épiques, mais c’est un livre sur la mémoire, la culpabilité et la possibilité – ou l’impossibilité – de se changer soi-même ou son destin. Les personnages sont d’une force rare, très bien développés et les scènes d’action fulgurantes et intenses. L’univers, bien que classique et concentré sur les terre des héros, est riche et profond, facilitant l’immersion du lecteur. Le Faucon éternel est donc un excellent choix pour les lecteurs qui veulent découvrir un Gemmell plus nuancé, ou pour ceux qui cherchent une histoire où les héros ne sont jamais parfaits, mais toujours inoubliables.

Sources


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