Little Witch Academia

A la base, la série Little Witch Academia est apparue sous la forme de deux court-métrages d’animation produits par le studio Trigger. Le premier l’a été lors d’une participation à l’Anime Mirai 2013 du Young Animator Training Project, alors que le second le fut à l’Anime Expo 2015, le 3 juillet 2015, suite à un financement par une campagne de récolte de dons. Suite au succès retentissant de ces deux court-métrages, le Studio Trigger a développé une série de 25 épisodes traitant de l’arrivée de la jeune Akko dans l’Académie de Sorcellerie de Luna Nova et de son apprentissage de la magie.

Informations techniques

Le premier film d'animation sorti

Le premier court métrage d’animation sorti

  • Titre original : リトルウィッチアカデミア (Ritoru Witchi Akademia)
  • Titre français : Little Witch Academia
  • Date de sortie : janvier 2017
  • Scénariste : Masahiko Otsuka
  • Réalisateur : Yoh Yoshinari
  • Musique : Michiru Ōshima
  • Studio d’animation : Trigger
  • Genres : Comédie, Fantastique, Majie, Maho Shoko, Seinen
  • Origines : Japon
  • Épisodes : 25 (de 25 minutes)
  • Statut : terminée

L’histoire

Fascinée par la magie depuis qu’elle a assisté à un spectacle d’une sorcière nommée Shiny Chariot, Akko Kagari est bien décidée à suivre les pas de son idole. Pour ce faire, elle décide de rejoindre l’Académie de Magie de Luna Nova, même si elle ne connaît presque rien à la magie. Sur le trajet pour se rendre à l’Académie, elle fera la rencontre de Lotte Yanson et Sucy Manbavaran. Aidant Akko – qui ne possède pas de balai magique – à rejoindre l’école, les trois jeunes filles se retrouveront catapultées dans une sombre forêt peuplée de créatures malveillantes. Alors qu’elles tentent de s’échapper, une magie scellée dans cette forêt va apparaître à Akko et lui confiera le Shiny Rod, le sceptre magique de son idole Shiny Chariot. Parvenant à éveiller le sceptre, Akko permettra à ses nouvelles amies de regagner l’école en toute sécurité.

Des graphismes à la fois simple mais qui peuvent être remplis de détails

Des graphismes à la fois simple mais qui peuvent être remplis de détails

Dès lors, Akko est bien décidée à résoudre le mystère qui entoure le sceptre et à faire de son mieux pour être à la hauteur de son idole, afin d’un jour pouvoir la rencontrer en chair et en os. Mais ce qui attend la jeune fille dépasse de loin ce à quoi elle pouvait s’attendre et son apprentissage s’avèrera encore plus difficile que prévu, car sa magie ne semble pas fonctionner comme elle le devrait. Son rêve va-t-il un jour se réaliser ou Akko s’est-elle fixée un objectif trop grand ? Et pourquoi le Shiny Rod l’a-t-il choisie, elle qui n’est même pas capable de voler sur un balai ?

Avis de la rédaction

Keul : Voilà bien un genre d’anime auquel je ne suis pas habitué ; mais comme on dit, il y a bien un début à tout. Little Witch Academia est un Maho Shojo, soit un Magical Girl avec des héroïnes dotées de super-pouvoirs, en l’occurrence de la magie dans cet univers. Comme on peut s’y attendre, on suit les aventures d’une jeune fille qui ne possède pas de réelle prédisposition pour ce qu’elle s’apprête à vivre. Akko de son petit nom n’a d’autre force que celle de sa conviction et arrive dans un monde de magie dont elle ne connaît rien et dans lequel elle aura bien du mal à évoluer, car sa magie semble être au mieux très faible et au pire complètement détraquée. On retrouvera bien entendu les quelques clichés du genre : la rivale parfaite, l’amie introvertie, une autre bizarre et fascinée par le morbide et les poisons, un rêve inaccessible et un certain nombre d’embûches que l’héroïne devra surmonter pour parvenir à son but (qui a parlé de monomythe ?).

La fameuse Shiny Chariot qui inspire l’héroïne

Mais au delà de ces clichés, la série propose quelque chose d’intéressant, insérant des éléments, des mythes et légendes de notre monde, comme certaines créatures fantastiques, le Triskèle, les coventus de sorcières, etc. Les musiques, d’excellente qualité, sont signées Michiru Ōshima, qui a également développé celles de « Patéma et le monde inversé » ou du jeu-vidéo « The Legend of Zelda: Twilight Princess » pour ne citer que deux exemples parmi la multitude d’œuvres auxquelles elle a participé. Côté scénario, si celui-ci commence avec frivolité, il durcit le ton à partir de la moitié de l’anime pour devenir très sérieux sur la fin et aborder des thèmes plus mature. L’opposition entre la magie traditionnelle et une forme de magie hybride avec la technologie moderne est assez bien vue et les rebondissements sont assez inattendus pour relancer l’intérêt de l’histoire au moment où celui-ci pourrait s’étioler. En plus de ces quelques éléments, le parallèle avec Harry Potter est pratiquement impossible à rater, mais la série, même si elle y fait quelque fois référence, sait se démarquer et propose quelque chose de mignon, haut en couleurs et plein d’humour. En plus de cela, l’animation est jolie sans être parfaite, mais traite parfaitement de son sujet en proposant un style enfantin qui n’est pas sans rappeler Disney dans quelques-unes des scènes proposées ; rien que ça ! Au final, cette série est une assez bonne surprise et possède une qualité indéniable. Assez courte, elle mérite vraiment qu’on s’y intéresse, ne serait-ce que pour prendre une bonne dose d’optimisme après nombre de séries sombres qui sortent ces dernières années.

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